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En fait j'ai choisi "raton-laveur" comme pseudo parce que je passe mon temps à nettoyer mes CD

Japanime

07 février 2005

Le HK c'est mal

Ceux parmi vous qui utilisent un ordinateur pour autre chose que mater du porno et surfer sur le Net doivent déjà être au courant: Microsoft arrête Windowsupdate pour Windows 2000. Autrement dit, plus de correctifs de sécurité et tout le monde sous Windows XP... à moins qu'il ne s'agisse de l'occasion en or pour passer chez le pingouin alternatif. Sauf que les jeux vidéo sous Nux, c'est pas encore ça. Alors hop, à nous les interfaces de télétubbies, le chien qui cherche les fichiers et Windows Movie Maker qui n'exporte qu'en WMV. Je dis ça, parce que j'ai pas eu le temps de réinstaller Studio 9. Alors désolé si le fichier vidéo qui suit est au format Windows Media. Vidéo? Pour la deuxième fois sur ce site depuis la bande-annonce de Bad Mojo, oui mesdames mesdemoiselles messieurs. 13 Méga-octets.

Note d'intention: vidéo filmée en une seule prise, en totale impro, le dernier jour de l'Epitanime 2004, par un raton-laveur qui avait passé trois jours et deux nuits sans dormir - d'où le cadrage qui n'en a que le nom. Merci à Kami-sama, à la Croix Rouge Française, aux deux guest-stars Marc et Barthoze - sans parler de l'association Tsubasa avec ses applaudissements enregistrés.




Version longue

02 février 2005

Bleach

(merci masskot!)

Que celles et ceux qui restent dans leur maisonnette se réjouissent: on va parler d'un manga trouvable dans toutes les bonnes épiceries françaises; pas besoin d'avoir recours à la magie de l'import. Bleach de Tite Kubo (ou Taite Kubo, c'est selon) est un shonen édité par Glénat en sens de lecture oriental, sur un bon papier et avec une adaptation de qualité, avec 8 volumes chez nous pour 15 tomes actuellement au Japon. Ah oui, cette intro est on ne peut plus positive.

Et non, la phrase précédente n'est pas suivie d'une diatribe négative envoyant ce manga aux oubliettes. Laissez tomber Naruto, c'est un shonen basique programmé pour durer aussi longtemps que votre porte monnaie tiendra le coup. Laissez tomber Hunter X Hunter, Togashi est mort depuis longtemps mais son éditeur tente de vous cacher la nouvelle. Laissez tomber l'idée de m'envoyer un email enragé à cause de ce que vous venez de lire - écrivez plutôt un commentaire. Bleach est original dans son scénario, son design, ses inspirations et ses personnages, mais reste attirant même en prenant une page au hasard et en y connaissant rien à tous ces mangasses. Petit bijou, quoi.
Synopsis: Ichigo Kurosaki (Ichigo veut dire "fraise" en japonais) est un jeune sauvageon aux cheveux roux qui arrive à voir des gens qui sont morts - il faut lire ça en chuchotant pour comprendre la référence. Il n'est pas dépressif pour autant et mène sa vie normale de lycéen entouré des sempiternels rôles "camarade de classe générique" et "duo de filles amoureuses" (dont une qui remplit généreusement le quota "gros seins"). Un soir, il rencontre un shinigami - dieu japonais de la mort, je précise pour ceux qui n'ont pas vu Full Moon wo Sagashite. Merde, j'avais oublié que Full Moon... est un shojo, oh la honte, on va encore me jeter des pierres. Bref, ledit shinigami femelle est en chasse des esprits des morts restés ici-bas et hantant les vivants, afin de les exorciser à grands coups de katana dans la gueule. Mais le combat tourne mal, et Ichigo joue le remplaçant au pied levé.
A partir de là, on serait en droit d'imaginer un manga narrant les aventures de ce shinigami débutant, affrontant des esprits toujours plus puissants: on prend les GhostBusters, on leur donne des sabres et on observe. Sauf que c'est pas du tout ça. Bleach ne lâche pas les personnages d'une semelle, et les scènes d'exorcisme sont vraiment secondaires. Certains se découvrent une sensibilité pour voir les morts, d'autres tombent amoureux, mais personne ne fait tapisserie. Ca ne traîne pas, c'est marrant quand il le faut et bien raconté le reste du temps.
Pour le dessin, les encarts sont tout simplement irrésistibles grâce à leurs influences multiples: un titre anglais, une mise en forme japonaise, et une mode européenne - les personnages font un vrai défilé dans les ouvertures de chapitres. Outre ces originalités, le trait se concentre encore sur les protagonistes (surtout leurs visages, les corps étant très fins) et délaisse un peu les décors. Le tramage est correct, l'impression de mouvement est bien rendue, le découpage est relativement sage, l'ensemble déborde d'énergie. Et pour ne rien gâcher, l'adaptation en anime est de qualité - ils ont même pensé à mettre un filtre sur l'image quand des esprits sont à l'écran. Bleach est donc une excellente pioche de la part de Glénat, honorée par une très bonne édition. Lu et approuvé!

29 janvier 2005

Magnétoscope

France 5 diffuse demain matin un docu format 52 minutes sur les mangas. Au descriptif Télérama (comme ils sont dans leur bonne période envers la Japanime, on peut les suivre sur ce coup), c'est très bon. Et surtout, il y aura des interviews de Naoki Urasawa (Monster et 20th Century Boys, autrement dit le génie du moment), Takehiko Inoue (dont Slam Dunk vient tout juste de se finir chez nous; dire que j'en avais entendu parler pour la première fois dans un Player One à l'époque 16 bits) ou Jiro Taniguchi. La mauvaise nouvelle: ça passe à 9h20. Un dimanche matin! Une bonne occasion de dépoussiérer le magnétoscope pendant qu'on sera tous à l'église.

Session IRC dimanche soir, 21h, #editotaku@irc.worldnet.net. Ou entrez votre pseudo dans le menu à gauche si les mots en gras de la phrase précédente vous ont donné envie de manger une raclette avec de grosses pommes de terre et du jambon.

23 janvier 2005

20th century boys

Par Garric

J'ai découvert cette serie il y à pas longtemps, et ca va au delà de ce que je pensais : c'est du très bon.

L'histoire : Le personnage principal, Kenji gère un convini et vit avec sa mère et la fille de sa soeur, qui a demandé de garder son fils en attendant qu'elle revienne. Nous sommes en 1997. Un jour, un de ses amis d'enfance, surnommé Donkey se suicide, tout du moins, c'est la thèse officielle. Kenji reçois un peu après sa mort, une lettre de Donkey lui demandant s'il connaissait ce dessin : une main avec l'index levé au millieu d'un oeil. Ce logo à été crée par lui et ses amis en 1969 pendant son enfance. ils s'inventerent un jeu de gosses où ils crèerent une base secrète dans le but de combattre une organisation censé détruire le monde, ainsi qu'un scenario catastophe où l'humanité devait subir des attaques, puis etre anéantie à la fin de l'an 2000. Le logo lui, etait le symbole de leur amitié. Au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, on apprend que ce symbole appartient a une secte dirigé par une personne surnommée Ami, et que leurs propheties d'enfant sont en train de prendre forme.

Bien qu'à la premiere vue, ça peut sembler classique, son scénario est très bien pensé. Bourré de rebondissements, on ne s'ennuie quasiment pas une seule fois, il faut dire qu'on en attendait pas moins de Urasawa, le createur de Monster, entre autre. On trouve enormement de références (musiques, mangas, films, ou évenements historiques d'époque), en effet, on passe souvent d'une certaine époque au présent (et l'inverse évidemment), enfin quand je dit présent, c'est celui du debut de l'histoire, car celle ci evolue dans le temps avec ses personnages.
Tiens, les personnages principaux justement, il sont très attachants, chacun d'eux ayant leur propre histoire, mais tous étant reunis par le même rêve d'enfant, qui est un des themes principaux de l'histoire. Bref Je voudrais pas spoiler, mais ce que je peux dire, c'est que la qualité du scénario devient de plus en plus élevé au fur et a mesure que l'on progresse, on a sans arrêt envie de connaitre la suite.
17 volumes sont sortis au Japon où la serie est toujours en cours, et 14 en France. C'est édité chez Génération comics, et malgrès quelques defauts comme les onomatopées modifiés et plutot moches, où encore le prix (8,99 Euros, mais c'est souvent le cas chez eux, Full Metal Panic est à presque 10 Euros par exemple), ca reste d'assez bonne qualité, mais je pense que ca vaut quand même largement le coup.

Le Château Ambulant

Par Raton-Laveur

Cette critique va être aussi douloureuse pour vous que pour moi, alors commencons sans plus tarder.

Dernier long métrage d'Hayao Miyazaki? L'homme avait dit ça pour Sen To Chihiro No Kamikakushi, mais était revenu sur sa décision à cause des évènements du 11 septembre 2001. Hauru no ugoku shirô n'est cependant pas son dernier projet puisqu'il planche déjà sur quelques Ghiblies, autrement dit des courts métrages diffusés au Musée Ghibli. Dernier "gros" projet alors? On est en droit de le croire.
Surtout en voyant les références distillées au compte-gouttes tout au long du film qui feront tilter les fans. Le château ambulant est entouré de nuages à l'instar d'un autre château (mais dans le ciel celui-là), les défilés militaires aperçus au loin font penser aux mêmes démonstrations aperçues dans Porco Rosso, l'intérieur de la demeure d'Hauru n'est qu'un long panorama des thermes de Chihiro (des couloirs à la chambre en passant par la chaudière avec esprits fournis en série), et Sophie qui dit bien haut que "c'est dur d'être vieux" doit parler pour son dessinateur. Pas son auteur, pensez donc, puisque pour la première fois depuis Sherlock Holmes, Hayao Miyazaki se base sur l'histoire d'un autre. Qui là aussi a ses propres références: les soldats se mettant en chasse des rebelles seraient dirigés par une mégère beuglant "coupez-lui la tête!" que ça ne m'aurait pas plus surpris que ça. Le film râtisse large comme le monde, piochant ses influences partout et aboutissant à un pot-pourri qui a vraiment une odeur de baisser de rideau en apogée, d'adieu avec une oeuvre "complète". Ou chef-d'oeuvre, au premier sens du terme, comme on l'a beaucoup lu dans la presse. La dernière fois que Télérama a fait sa couverture sur de la Japanime, le titre était "La Folie Manga: art ou japoniaiserie?" (semaine du 24 août 2002); cette semaine (numéro du 15 janvier), on y lit "Miyazaki: le maître du dessin animé". C'est en remarquant ce genre d'évolution qu'on se dit que notre vie a un sens.

Sauf que voilà: ce film ne m'a pas plu. Pour adopter le langage des jeunes, il part sérieusement en waïe sur la fin (après la visite chez le Roi). Le rythme s'accélère subitement, des personnages qu'on croyait importants sont relégués à de la figuration, les plans de narration s'empilent... Je me suis perdu dans le labyrinthe de Miyazaki, et ce n'est pas un compliment. Toute la dernière partie m'a complètement gâté l'histoire. Dans une des rarissimes interviews données pour la sortie du film (celle dans le Libé du 12 janvier), Hayao Miyazaki défend cette construction qu'il qualifie d'onirique, d'échevelée, comme un "manège qui tourne", pour reprendre ses mots. Pourquoi n'ai-je pas ressenti cette forme de narration dans Chihiro ou une autre de ses oeuvres? Quoique; attendez une petite minute. En fait, le studio Ghibli m'a déjà fait ce coup-là. Dans Laputa, après l'arrivée de Muska au royaume volant. Là aussi, je commençais à me demander pourquoi autant d'éléments étaient non pas révélés mais ajoutés à l'histoire si près de sa fin.
Notez le nombre d'occurences de la (ma) première personne dans les phrases précédentes. Vous savez déjà que les articles postés ici n'engagent que leur auteur, mais ça fait bizarre de ne pas rejoindre l'engouement général. Non pas que ça ne me soit pas déjà arrivé, bien au contraire, mais nous parlons aujourd'hui d'un Ghibli. Bon d'accord, tout le monde n'était pas d'accord sur Neko No Ongaeshi. Mais nous parlons aujourd'hui d'un Miyazaki, bordel! Télérama aurait pu manger ses propres couilles en salade avant d'encenser ce film par pur exotisme chic; leur rédaction a dû vraiment adorer pour en arriver à mettre sous cloche un lourd passé anti-anime et tartiner 10 (!) pages - ainsi que faire acte de révisionnisme au passage en portant Akira aux nues alors que le film était, côte à côte avec DBZ, une de leurs cibles favorites dix ans plus tôt. Une bonne tranche des trois pages et de l'interview de Libé sont consacrées à montrer l'importance de cette narration qui se veut délicieusement anarchique et à laquelle je reste froid. Ou tout simplement connement insensible; en tout cas, y'a pas mieux pour se sentir abruti et/ou incompétent. S'ensuivrait normalement le débat pour savoir si les rares qui n'ont pas apprécié le film "à sa juste valeur" ont raison ou pas; en tout cas, je mets davantage en doute mes capacités que celles d'Hayao Miyazaki. Si je ne suis pas arrivé à suivre le film, c'est tout simplement parce que j'ai encore beaucoup à apprendre. Faut positiver, je ne suis pas non plus complètement victime d'immaturité crasse: la preuve, je commence à comprendre ce qu'il y a d'affriolant dans les porte-jarretelles.

Y'a pas à dire, faut que je le regarde encore une fois.

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