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A : Ramener votre voisine chez elle - B : La laisser rentrer toute seule - C : Le rentrer dedans

Japanime

22 janvier 2005

Niea_7 : Entre bains chauds et télé réalité

Par Nemo

Niea_7 est une série assez peu connue et pourtant le character design a été réalisé par le célèbre Yoshitoshi ABe déjà présent sur la série Lain. L’histoire est assez simple, elle met en scène Mayuko une étudiante plutôt solitaire et sérieuse, qui doit faire des petits boulots pour payer ses études et Niea une extraterrestre de niveau _7 (prononcez under seven), c'est-à-dire le plus bas de la société. Autour de ces deux personnages, la série développe un véritable univers sans réellement raconter d’histoire. Aussi audacieuse que l’était Lain, Niea_7 éblouit par sa liberté de mouvement. C’est simple, qui aujourd’hui produirait une série où il ne se passe quasiment rien mais où on se sent comme à coté des personnages, à la limite espérant les croiser au coin de la rue. C’est l’incarnation de ce que le principe de télé réalité pourrait faire de mieux. Un peu de bonheur quotidien comme un roman de Zola où on rentre dans un véritable univers et où l’on y vit en quelque sorte. Alors que certains usent de la liberté pour lutter contre les grèves ou pour produire des journaux tv poujadistes , d’autres l’usent pour protester, manifester ou pour faire des séries sans haine, sans violence, légèrement militantes, et aussi agréables qu’un bon bain chaud. Mettons les premiers dans un loft et enfermons nous avec les autres et leurs personnages loin d’eux !

21 janvier 2005

Transparent

Par Keul

Vous avez sûrement tous déjà acheté un manga, en commençant généralement par le premier tome. Or, ce n'est pas n'importe lequel que l'on choisit, on lit celui qu'un copain ou qu'un raton-laveur vous conseille, voire dont on a déjà lu le début autre-part.
Quand on voit à la fnac une personne qui cherche un manga à offrir et qui semble perdue devant tous ces mangas, on n'hésite pas à donner conseil. Je lui ai donc proposé la série Kenshin que j'apprécie et qui a été ma première série en manga (mon premier anime avant celui-ci était Evangelion). On m'a déjà demandé pourquoi celui-ci. Je ne pense pas que Ranma ½ aurait été intéressant comme manga à offrir, et ne me dites pas que Kenshin, lui, est un manga violent avec des samourais, du sang (ah bon, ce sont des taches d'encre ?) et des morts, sinon, vous êtes bon pour lire CCS.
Oui, les mangas sont remplis de violence, de fan-service, de combats, de mechas, de super pouvoirs a tel point qu'on pourrait faire une adaptation de la loi des animes en loi des mangas. Enfin, on a beau être amateurs de fan-service (et souvent plus), de mecha, de violence, de headshot, de redeemers et de cuvettes de chiottes, il y a des jours où l'on se lasse et où l'on est quand-même bien content de trouver quelque-chose d’original.



Oui, j'ai trouvé un manga fort intéressant, Transparent, qui s'avère original. Pas de fan-service ni combats et pouvoirs spéciaux et encore moins de magie. Juste de génies qui ont un gros problème. On pourrait croire qu'il s'agit de télépathie, mais c'est bien plus spécial, vu qu'ils émettent en fait des ondes mentales à leurs insu en permanence.
Or l'État à besoin de ces génies, appelés transparents, pour la recherche scientifique et technologique et ne tient donc pas à ce qu'ils se suicident en apprenant ce qu'ils sont. On pourrait alors croire à un Truman Show, avec cet énorme complot, mais le manga cherche plutôt à montrer les conséquences de ce problème sous tous ses aspects. En effet, que ce soit dans les relations amoureuses (dont QCTX n'aime pas le développement dans ce manga), au travail ou dans tout autre cas, les transparents ne doivent pas savoir qu'ils le sont. De plus, même s’ils sont très peu nombreux, ils ne doivent pas directement se rencontrer sous peine de deviner qui ils sont. Ce manga nous fait alors découvrir de manière originale la vie de ces transparents avec humour et beaucoup de philosophie. BONNE LECTURE ^^
3 tomes parus à ce jour.

14 janvier 2005

Un hommage à <i>Otaku No Video</i>, <i>Genshiken</i>, <i>Colorful</i>...

Allez, admettez que vous aussi vous l'avez fait.







(Merci à Garric!)

12 janvier 2005

Converti! (part 3)

On vient de le dire: nous en sommes au lancement de la demi-saison télévisuelle, avec sa flopée de programmes qui n'étaient pas assez bons pour faire les ouvertures d'antenne en septembre dernier. Au menu, une nouvelle version d'Aa Megamisama ou Ah! My Goddess, c'est comme vous le sentez. Si vous n'avez jamais vu/lu ce classique, c'est le manga qui a mis Kosuke Fujishima sur le radar et qu'il ne veut pas finir. Non parce que bon, un mec qui se retrouve avec une déesse personnelle suite à un mauvais numéro, difficile de croire que ça tienne plus de 28 volumes. A part ça, Fujishima-san est également connu pour ses chara designs des Sakura Taisen et des Tales of... Bref, le genre de valeur sûre pour les producteurs avides d'argent facile: alors qu'en France, Kaze nous sort les OAVs vieilles de 10 ans (soignées à l'époque et toujours jolies quand on compare à certaines horreurs actuelles) et le film au sous-titrage basé sur la version allemande, le Japon nous sort une série télé à petit budget. Petit budget? Parce qu'il s'agit de la pire adaptation du trait de l'auteur.
Les cellulos sont fades, les arrière-plans en 3D sont minimalistes et les autres le sont tout autant, l'animation est tout juste correcte. J'insiste sur le mot "fade". Et quand je dis "fade", je veux dire que c'est le truc le plus fade qu'il m'ait été donné de subir depuis le matin où mon petit déjeûner avait consisté de céréales pourries avec des champignons dedans, de lait tourné, d'un pot de Nutella qui était rempli de gouda au cumin et d'un chat offert par Jean-Marie Le Pen qui se mettait à me déchiqueter les couilles à chaque fois que je prononçais le mot "gauche" - jusqu'au moment où je me suis réveillé et que ce rêve avait été causé par une crise de somnabulisme durant laquelle j'avais fait un cunnilingus à ma Master System; c'est alors que mon petit déjeûner normal et mon chat normal furent "fades". Quoique pour le chat, je préfère la version castrée et non-rêvée. Castre, rêve, caste, rêve, dream, caste, Dreamcast... Bref.

De plus, il doit s'agit de la conversion manga vers anime la plus lente au monde (devrait-on écrire "au Japon"?) - et c'est un ex-gagabalien qui vous parle. C'est le genre de vanne qui fait rire devant les machines à café, ça: comment les animes ont toujours tendance à faire traîner en longueur(s) des mangas qui vont droit au but. La transformation de Cell 2ème forme vers Perfect Cell dans Dragon Ball Z? Trois pages dans le manga, trois épisodes dans l'anime. La scène de pêche au tout début d'Hunter X Hunter (le prochain que j'entends prononcer le X dans le titre sera décapité)? Une page dans le manga, un épisode dans la série animée. La série TV d'HxH a d'ailleurs dû fabuleusement floper à cause de ça: adopter le format d'un chapitre par épisode (10 pages pour 30 minutes, quoi) a dû en faire tilter plus d'un. Accessoirement, ça va remplir les poches de Dybex qui commence à sortir chez nous ladite série en DVD. Pour Ah! My Goddess, on atteint tous les records: un épisode pour une page. Ou deux pages en étant généreux. Résumons: Keiichi passe une mauvaise journée, est amené à utiliser le téléphone, appelle la hotline divine sans le savoir, Belldandy arrive et offre d'exaucer un voeu, il demande qu'elle reste avec lui, ses sempaïs arrivent et l'éjectent de la cité U pour avoir fait entrer une fille, fin du chapitre, 24 pages chrono. Dans l'anime, le premier épisode (format classique, 25 minutes pub non comprise) se termine alors qu'elle sort du miroir, ce qui équivaut à la deuxième page!
Je ne suis pas du genre intégriste qui demande des adaptations calquées (qui a dit Fruits Basket?), les libertés artistiques entrent en compte, le format TV qui offre plus de temps que les OAVs, l'âge du capitaine, mieux présenter le personnage de Keiichi, tout ça. Mais là, faut pas déconner non plus. Peut-être que la suite va accélérer, je n'en doute pas une seconde; le générique présente des personnages qui apparaissent bien plus loin que les, pfouuuu, 30 premières pages au moins, ils osent aller aussi loin! Mais alors que cette adaptation a pour but d'attirer de nouveaux fans qui n'ont pas l'habitude des animes-fleuves (aujourd'hui réservés à quelques blockbusters du manga), comment les accrocher avec un rythme aussi lent? Dès les cinq premières minutes, mon esprit était en train de créer un alter ego vivant sur une plage avec des chats fachos et des céréales moisies, loin de ce vide intergalactique de l'animation, aussi intéressant que la mire qu'on voit à la télé vers 5 heures du matin. Le manga d'Ah! My Goddess atteint bien ce point, mais il a la politesse de ne pas le faire dès le premier chapitre.

11 janvier 2005

Converti! (Part 2)

Sans transition avec l'article précédent, une autre conversion qui a l'air de bien se passer: Air en anime. Ah oui, aujourd'hui on tape dans l'obscur. Il s'agit à la base d'un jeu vidéo "digital comic", du genre où vous lisez des pages et des pages de japonais, puis faites un choix de conversation selon que vous désiriez sortir ou pousser au suicide le JPEG qui vous parle - ou alors vous tirez votre sélection à pile ou face parce que vous n'encadrez que dalle aux kanjis. Produit par le studio Key/Visual Arts, Air a eu ma préférence à Kanon (leur titre précédent qui a bien marché et eu droit à un anime sympa) pour son histoire originale - et aussi pour son intro qui tue. Grosso modo, tout commence comme dans n'importe quel dating sim, jusqu'au moment où l'on fait un saut de quelques siècles dans le passé et dans la peau (ou devrais-je dire "les plumes") d'un corbeau. Et puis bon, chez Key, les scènes de cul des versions "+18" de leurs jeux ont l'avantage de ne pas être trop salaces et gratuites.
L'anime (et va y a voir aussi un film si je ne m'abuse, wow) vient à peine de commencer avec le milieu de saison télévisuelle. Première constatation: le ressort comique est tendu comme un string - on s'en plaint pas, on remarque, c'est tout. Deuxième constatation: à part ça, c'est pile comme je voulais! La production a l'air d'avoir bossé avec un bugdet à la hauteur, les voix sont évidemment les mêmes que dans le jeu - presque tout le casting apparaît dès le premier épisode, et dans le suivant, il y a des apparitions des héroïnes de Kanon, leur jeu précédent! Bref, miam. En bonus, on est en droit de s'interroger sur combien de bossus parleront de cet anime sans savoir qu'il est adapté d'un jeu vidéo pour adultes, comme c'est trop souvent le cas - le projet Please! (Onegai Teacher et Twins) restant l'exemple le plus connu qui a déchaîné des hordes glaireuses de fans infoutus de comprendre un tant soit peu leur sujet. A mon avis, ça ne se comptera pas sur les doigts de la main: crises de rire garanties.

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