Mieux vaut tard que jamais: si vous avez des commentaires à caser sur l'article écrit pour Kanpai!, vous pouvez toujours les mettre ici. Voilà, on me l'a demandé sur le chan IRC alors c'est fait :) .
(Petit rappel: après une intoxication au Nutella, j'avais proposé à Gael et Julien de faire un crossover entre nos deux sites. Eux ont écrit ce texte sur Viewtiful Joe 2, et évidemment, je me suis pas retenu et j'ai pondu un papier sur un anime avec de la fesse. Il y a même des captures faites maison pour illustrer l'article et respecter leur charte graphique, la classe.)
Yukiism = Ayanamiism = Ruriism
Japanime
Pineapple Army
Par Raton-Laveur le 06 avril 2005, 22:02
Naoki Urasawa. Nom de Dieu, depuis que Monster et 20th Century Boys sont devenus des mangas qui s'envolent tellement vite des étagères qu'on les croirait dotés d'ailes, ce type a des fans partout dans le monde, prêts à lui baisser son pantalon et exécuter ses désirs les plus secrets. Mais avant cette époque bénie, Urasawa avait déjà oublié d'être con. L'oeuvre qui l'a mis sur la carte était Yawara!, un manga de judo qui finira bien par débarquer chez nous; Kana a dû observer Pika qui a tout le catalogue Clamp et Akamatsu et qui se sent obligé de nous faire subir l'intégralité de leurs oeuvres. Avouez quand même que Miyuki-chan in Wonderland ou Ai Non-Stop seraient partis au crématoire s'ils n'étaient pas sortis de la cuisse (ou un peu plus haut) de noms connus... Enfin bref.
D'après mon encyclopédie du manga (faudra que je vous en parle un de ces jours, de ce beau livre), Pineapple Army ne fait même pas partie des titres les plus connus d'Urasawa. Cependant, ça fait un bon bout de temps qu'il est édité chez nous par Glénat - comprenez: en lecture occidentale et avec une traduction sans doute basée sur la version US. Les nombres qui vont bien: sorti en 1990, arrivé en France en 1998, un seul volume de presque 300 pages pour 10 histoires. Ca raconte l'histoire de Jed Goshi, un américano-japonais vétéran de la guerre du Vietnam (ouais, comme John Rambo) et qui s'est recyclé dans la formation au combat chez les civils fortunés. Il donne des cours à des gens qui tiennent à régler eux-mêmes leurs histoires, à des gardes du corps, ou à l'US Army qui loue parfois ses services et ce partout dans le monde. En tant qu'instructeur, Jed rappelle souvent qu'il ne doit pas s'investir dans les combats (mais il enfreint souvent cette règle!).
On tient donc un fier manga d'action, et on est pas déçu du voyage. Naoki Urasawa a déjà acquis son désormais célèbre trait vif qui met des émotions sur un visage en trois coups de crayon, et les décors vont de plaines enneigées à des ruines Mayas en passant par le métro new-yorkais sans que l'ensemble ne sonne faux. Le scénario est officiellement signé de Kazuya Kudo (konépa), mais on ne peut s'empêcher de voir ça et là la patte d'Urasawa. Comme pour le reste de ses oeuvres, on sent qu'il s'est documenté; je m'appelle pas wellgert non plus, mais à part quelques morceaux de bravoure purement manga (lance-roquettes dans la rame de métro, yeah!), le matériel et son utilisation semblent fidèles à la réalité. Jed Goshi est un peu le stéréotype du gars qui en a beaucoup vu dans sa carrière, côté clair de la force sans une tache, mais pas énervant pour autant. Il a évidemment des flashbacks de ses précédents champs de bataille, mais à la sauce nipponne. Je m'explique. Quand un américain a des réminiscences, il devient psychotique à la vue d'une lame de rasoir ou d'une tache de ketchup: résultat, il fout le bordel dans un commissariat ou fait exploser un fast-food. Quand un japonais entend un nom ou a besoin d'aide pour résoudre une énigme, il se souvient d'expériences passées qui lui seront utiles. Vous vous souvenez de cette série débile qui passait le soir, juste après la Bande à Picsou sur FR3 dans l'émission qui ne montrait que des trucs Disney? C'était un petit asiatique qui avait appris les arts martiaux de son grand-père et il était recueilli par un flic qu'il aidait dans ses enquêtes. Quand il séchait, il lui suffisait de fermer les yeux et de joindre ses mains avec les indexs en l'air, et son papy lui donnait un conseil genre "ne mets pas ta tête dans la cuvette des toilettes quand tu tires la chasse". Les épisodes se terminaient généralement dans un entrepôt où il faisait quelques mawashi geris au ralenti à des trafiquants de Carambars puis son pote policier leur passait les menottes. Wow, ça c'était de la télé. Jed Goshi, c'est pareil mais sans les idées débiles et la pose de méditation stupide, et ça donne: "Un croissant gravé sur la grenade?! Au Vietnam, j'ai entendu parler d'un vrai génie en explosifs. Tous les experts disaient qu'on ne pourrait pas faire sauter le pont de Songtong au-dessus de la rivière Moutai. Mais quand j'étais basé à Danang, on m'a raconté que le pont avait été détruit par un seul homme... Pat Cornelius!" C'est cliché à souhait, quasiment en hommage au cinéma de guerre.
C'est justement l'esprit de Pineapple Army, cette armée d'un seul homme qui aide les gens à tenir un flingue quand on a plus trop le choix. Vous vous souvenez quand j'avais parlé de Dômu (purée, l'article date de septembre 2002, ça nous rajeunit pas) de Katsuhiro Otomo, en le présentant comme un extrait du morceau de génie à venir que serait Akira? Pineapple Army est dans le même trip pour la carrière de Naoki Urasawa: on devine déjà la majorité de son talent, à tenir un équilibre jouissif entre le réalisme documenté et les extravagances mangas, à faire des visages "gentils" ou "méchants" sans chercher un design de midi à 14 heures pour que le lecteur s'y retrouve immédiatement, à faire des femmes avec un brushing impressionnant (mais bon, c'est aussi un peu la faute aux années 80), et surtout, à scotcher son lecteur sans aucun mal. Excellent.
D'après mon encyclopédie du manga (faudra que je vous en parle un de ces jours, de ce beau livre), Pineapple Army ne fait même pas partie des titres les plus connus d'Urasawa. Cependant, ça fait un bon bout de temps qu'il est édité chez nous par Glénat - comprenez: en lecture occidentale et avec une traduction sans doute basée sur la version US. Les nombres qui vont bien: sorti en 1990, arrivé en France en 1998, un seul volume de presque 300 pages pour 10 histoires. Ca raconte l'histoire de Jed Goshi, un américano-japonais vétéran de la guerre du Vietnam (ouais, comme John Rambo) et qui s'est recyclé dans la formation au combat chez les civils fortunés. Il donne des cours à des gens qui tiennent à régler eux-mêmes leurs histoires, à des gardes du corps, ou à l'US Army qui loue parfois ses services et ce partout dans le monde. En tant qu'instructeur, Jed rappelle souvent qu'il ne doit pas s'investir dans les combats (mais il enfreint souvent cette règle!).
On tient donc un fier manga d'action, et on est pas déçu du voyage. Naoki Urasawa a déjà acquis son désormais célèbre trait vif qui met des émotions sur un visage en trois coups de crayon, et les décors vont de plaines enneigées à des ruines Mayas en passant par le métro new-yorkais sans que l'ensemble ne sonne faux. Le scénario est officiellement signé de Kazuya Kudo (konépa), mais on ne peut s'empêcher de voir ça et là la patte d'Urasawa. Comme pour le reste de ses oeuvres, on sent qu'il s'est documenté; je m'appelle pas wellgert non plus, mais à part quelques morceaux de bravoure purement manga (lance-roquettes dans la rame de métro, yeah!), le matériel et son utilisation semblent fidèles à la réalité. Jed Goshi est un peu le stéréotype du gars qui en a beaucoup vu dans sa carrière, côté clair de la force sans une tache, mais pas énervant pour autant. Il a évidemment des flashbacks de ses précédents champs de bataille, mais à la sauce nipponne. Je m'explique. Quand un américain a des réminiscences, il devient psychotique à la vue d'une lame de rasoir ou d'une tache de ketchup: résultat, il fout le bordel dans un commissariat ou fait exploser un fast-food. Quand un japonais entend un nom ou a besoin d'aide pour résoudre une énigme, il se souvient d'expériences passées qui lui seront utiles. Vous vous souvenez de cette série débile qui passait le soir, juste après la Bande à Picsou sur FR3 dans l'émission qui ne montrait que des trucs Disney? C'était un petit asiatique qui avait appris les arts martiaux de son grand-père et il était recueilli par un flic qu'il aidait dans ses enquêtes. Quand il séchait, il lui suffisait de fermer les yeux et de joindre ses mains avec les indexs en l'air, et son papy lui donnait un conseil genre "ne mets pas ta tête dans la cuvette des toilettes quand tu tires la chasse". Les épisodes se terminaient généralement dans un entrepôt où il faisait quelques mawashi geris au ralenti à des trafiquants de Carambars puis son pote policier leur passait les menottes. Wow, ça c'était de la télé. Jed Goshi, c'est pareil mais sans les idées débiles et la pose de méditation stupide, et ça donne: "Un croissant gravé sur la grenade?! Au Vietnam, j'ai entendu parler d'un vrai génie en explosifs. Tous les experts disaient qu'on ne pourrait pas faire sauter le pont de Songtong au-dessus de la rivière Moutai. Mais quand j'étais basé à Danang, on m'a raconté que le pont avait été détruit par un seul homme... Pat Cornelius!" C'est cliché à souhait, quasiment en hommage au cinéma de guerre.
C'est justement l'esprit de Pineapple Army, cette armée d'un seul homme qui aide les gens à tenir un flingue quand on a plus trop le choix. Vous vous souvenez quand j'avais parlé de Dômu (purée, l'article date de septembre 2002, ça nous rajeunit pas) de Katsuhiro Otomo, en le présentant comme un extrait du morceau de génie à venir que serait Akira? Pineapple Army est dans le même trip pour la carrière de Naoki Urasawa: on devine déjà la majorité de son talent, à tenir un équilibre jouissif entre le réalisme documenté et les extravagances mangas, à faire des visages "gentils" ou "méchants" sans chercher un design de midi à 14 heures pour que le lecteur s'y retrouve immédiatement, à faire des femmes avec un brushing impressionnant (mais bon, c'est aussi un peu la faute aux années 80), et surtout, à scotcher son lecteur sans aucun mal. Excellent.
04 avril 2005
Sing Yesterday For Me
Par Raton-Laveur le 04 avril 2005, 23:01
Manga toujours en cours de parution au Japon, édité chez nous par Delcourt/Akata pour actuellement 3 volumes dispos. Je le dis d'entrée: c'est ultra-simple, ça casse pas trois pattes à un canard, on y trouve volontiers une flopée de défauts, mais ça a au moins l'avantage de ne pas laisser l'impression qu'on a perdu son temps en le lisant.
Machin vient de finir ses études et vit d'un petit boulot, il est amoureux d'une gonzesse qui pense encore à un mec décédé, mais une fille un peu décalée débarque dans sa vie. "Triangle amoureux droit devant", me hurle le capitaine dans les oreilles, et il a raison. Et oui Igo, je sais qu'on voit une Mega Drive II dans le premier volume (plus tard, on voit un perso qui y joue en tenant... un pad SNES!). C'est donc la recette classique du gars qui ne sait pas ce qu'il veut, de la femme qui ne dit rien, et de celle qui fait un peu tapisserie. Du Katsura en plus âgé, diront les langues de putes; c'est en effet orienté vers les grands garçons, à la différence qu'il n'y a pas la moindre allusion au sexe. C'est un ordre des choses vieux comme le monde, il ne se passe strictement rien, les personnages évoluent à peine en trois volumes, et Akata tente de le vendre en mettant le doigt sur la culture "freeter", exhalée dans ce manga - sauf que cet élément est survolé. Au moins, les persos de SYFM ne sont pas caricaturaux, ont un peu de jugeotte et ne tombent pas dans le stéréotype de l'histoire d'amour éculée. D'autres visages arrivent par la suite, et ils ont plus tendance à me taper sur les nerfs qu'autre chose - ils ne font que brouiller l'ordre établi des pérégrinations amoureuses du "héros" en tapant dans la fourmilière... Un défaut qu'on tournerait volontiers en avantage du scénario.
Le trait de Kei Toume surprend par son caractère un peu brut, comme si la planche avait été travaillée directement à l'encrage sans passer par un crayonné. On voit des retouches, un côté un peu sale qui n'est pas commun dans le monde assez bien léché des mangas (dans le même tyle, pensez à l'Habitant de l'Infini/Mugen no Jyuunin d'Hiroaki Samura, c'est super connu et trouvable chez Sakka), et c'est donc assez agréable (faut aimer, hein). Les tramages sont eux aussi appliqués sans trop de chichis, les phylactères sont parfois un peu confus tellement leur queue est discrète. Hélas, tout le monde se ressemble beaucoup. Tout ceci est (dés)servi par une version française qui va droit au but; serait-on en train de voir les premières traductions qui ne prennent plus le lecteur pour un novice? Des mots bien nippons comme "Kampai" sont laissés tels quels et sans la moindre astérisque se référant à un bas de page, c'est pas commun! Une impression trop sombre qui fout en l'air les détails, ça par contre, c'est malheureusement moins rare. En tout cas, c'est bien quand on voit arriver des mangas tout à fait communs dans ce genre qu'on se dit que l'édition française a déjà importé tous les gros titres... Nous n'avons après tout droit qu'à une part de ce que les japonais subissent, et je dis bien ça dans le sens que la sélection faite par les éditeurs nous épargne de nombreuses et authentiques bouses. SYFM n'en est pas une, c'est juste une petite histoire commune qui rentre bien dans le cadre "manga passe-temps", zéro prise de tête pour le lecteur et max prise de tête par les pauvres personnages perdus dans les méandres de l'amour. Ne vous attendez pas à hurler au génie, mais au minimum, feuilletez le premier volume.
Machin vient de finir ses études et vit d'un petit boulot, il est amoureux d'une gonzesse qui pense encore à un mec décédé, mais une fille un peu décalée débarque dans sa vie. "Triangle amoureux droit devant", me hurle le capitaine dans les oreilles, et il a raison. Et oui Igo, je sais qu'on voit une Mega Drive II dans le premier volume (plus tard, on voit un perso qui y joue en tenant... un pad SNES!). C'est donc la recette classique du gars qui ne sait pas ce qu'il veut, de la femme qui ne dit rien, et de celle qui fait un peu tapisserie. Du Katsura en plus âgé, diront les langues de putes; c'est en effet orienté vers les grands garçons, à la différence qu'il n'y a pas la moindre allusion au sexe. C'est un ordre des choses vieux comme le monde, il ne se passe strictement rien, les personnages évoluent à peine en trois volumes, et Akata tente de le vendre en mettant le doigt sur la culture "freeter", exhalée dans ce manga - sauf que cet élément est survolé. Au moins, les persos de SYFM ne sont pas caricaturaux, ont un peu de jugeotte et ne tombent pas dans le stéréotype de l'histoire d'amour éculée. D'autres visages arrivent par la suite, et ils ont plus tendance à me taper sur les nerfs qu'autre chose - ils ne font que brouiller l'ordre établi des pérégrinations amoureuses du "héros" en tapant dans la fourmilière... Un défaut qu'on tournerait volontiers en avantage du scénario.
Le trait de Kei Toume surprend par son caractère un peu brut, comme si la planche avait été travaillée directement à l'encrage sans passer par un crayonné. On voit des retouches, un côté un peu sale qui n'est pas commun dans le monde assez bien léché des mangas (dans le même tyle, pensez à l'Habitant de l'Infini/Mugen no Jyuunin d'Hiroaki Samura, c'est super connu et trouvable chez Sakka), et c'est donc assez agréable (faut aimer, hein). Les tramages sont eux aussi appliqués sans trop de chichis, les phylactères sont parfois un peu confus tellement leur queue est discrète. Hélas, tout le monde se ressemble beaucoup. Tout ceci est (dés)servi par une version française qui va droit au but; serait-on en train de voir les premières traductions qui ne prennent plus le lecteur pour un novice? Des mots bien nippons comme "Kampai" sont laissés tels quels et sans la moindre astérisque se référant à un bas de page, c'est pas commun! Une impression trop sombre qui fout en l'air les détails, ça par contre, c'est malheureusement moins rare. En tout cas, c'est bien quand on voit arriver des mangas tout à fait communs dans ce genre qu'on se dit que l'édition française a déjà importé tous les gros titres... Nous n'avons après tout droit qu'à une part de ce que les japonais subissent, et je dis bien ça dans le sens que la sélection faite par les éditeurs nous épargne de nombreuses et authentiques bouses. SYFM n'en est pas une, c'est juste une petite histoire commune qui rentre bien dans le cadre "manga passe-temps", zéro prise de tête pour le lecteur et max prise de tête par les pauvres personnages perdus dans les méandres de l'amour. Ne vous attendez pas à hurler au génie, mais au minimum, feuilletez le premier volume.
18 mars 2005
C'est la fête du slip
Par Raton-Laveur le 18 mars 2005, 14:18
Alors là, c'est Noël: Martian Successor Nadesico commence à sortir en France, même si on commence par la fin avec le film Prince of Darkness! Et alors qu'on ne l'attendait plus, Dybex se décide à lancer Kareshi Kanojo No Jijou! C'est un doublé ce mois-ci pour les fans de KareKano (oui FtY, je pense à toi), puisque Tonkam vient de briser sa promesse selon laquelle les mangas diffusés dans l'horrible Magnolia ne sortiraient pas en volumes reliés: le premier volume est arrivé sur les plannings de ce mois-ci... Je sais pas pour vous, mais voir tellement de trucs qu'on attendait depuis des lustres débarquer en rang aussi serré, c'est presque un signe annonciateur de l'apocalypse.
Et Resident Evil 4 est là aussi.
Et Resident Evil 4 est là aussi.
13 mars 2005
2772, l'Odyssée de l'hospice
Par Raton-Laveur le 13 mars 2005, 20:23
Vous devez déjà le savoir: la Warner Bros va ouvrir sa prochaine saison télé avec un dessin animé "Loonatics", énième mise à jour des Looney Tunes de notre enfance. Précisons qu'avant d'avoir un cerveau complètement formé, c'est à dire jusqu'à l'âge de 3 ans, j'ai été élevé avec des VHS de Chuck Jones et Tex Avery, là où la plupart des mômes sont dressés à la méthode Disney. Dire que de nos jours, on leur met les Teletubbies sous le nez... Enfin bref. Après les Tiny Toons, les Animaniacs, les films genre Space Jam et j'en passe, les frères Warner nous présentent à présent leurs descendants de l'an 2772. Oh puis merde, je sais que les 56k qui lisent ce site ne cliquent pas sur les liens que je me décarcasse à trouver avec tant d'amour, alors voilà le chara design présenté à la presse:

Ceci n'est pas un fake, je répète, ceci n'est pas un fake. Vous avez sous les yeux le relookage des héros de notre enfance, de l'enfance de vos parents, et de l'enfance de vos grands-parents pour les très jeunes qui nous lisent. Coyote, Taz, Bugs (rebaptisé "Buzz Bunny", ça s'invente pas), Daffy, Road Runner et même cette pouffiasse de Babs, version sourires de hyènes et palette de couleurs ne laissant aucun doute sur les substances ingérées pour aboutir à ce résultat. Même en me tabassant contre un mur de glace avec des chaînes à vélo imprégnées de citron par des transsexuels brésiliens habillés avec une panoplie de hot-dog géant, je n'aurais pas pu imaginer pareille horreur. Le Web s'est vite mis en branle et a éjaculé "A New Bunny", l'animation en Flash qui résume l'état des choses ("You know what's up Doc? My cock up your ass!"). Faites-vous une faveur, regardez la version non censurée.
A un moment, "Buzz Bunny" se met à hurler "You like anime? I'm anime all over shit!" Tellement vrai. Sans doute est-ce la raison pour laquelle je hais Samourai Jack et les Powerpuff Girls: des ersatz d'animes. Ca marche dans les deux sens, remarquez: quand les japonais tentent de faire un film d'action à l'américaine, on obtient Battle Royale 2. Quand les français s'y risquent, on se retrouve avec Gérard Depardieu qui fait du kung-fu (le même Pitof a réalisé Catwoman, hein). En bande dessinée aussi, l'inspiration chez les voisins s'avère destructrice: Kia "Silent Möbius" Asamiya aurait dû laisser son Batman dans les cartons, et je pense que tous les fans de Neon Genesis Evangelion serrent fort les fesses en prévision du film américain. Pour les jeux vidéo, c'est plus varié, ça peut donner Oni (pour me citer, "un jeu qui fera l'objet d'un article ici le jour où je serai suffisamment gâteux pour me raser avec la brosse à dents et me brosser les dents avec le rasoir") ou Shogo M.A.D (un grand jeu Monolith, jouez-y si vous en avez l'occasion).
Inutile de faire un cours de sociologie: chaque pays a un style, une touche, obtenue par une culture et des influences propres. Un anime n'est pas anime parce qu'il respecte quelques règles basiques, mais parce qu'il est originaire du Japon. Une bédé franco-belge n'est pas franco-belge parce qu'on y dessine des gros nez, mais parce qu'elle est... franco-belge (sans blague). Quand il s'agit de culture, il est difficile de croire en l'abolition des frontières; pourquoi tenter de plagier la spécialité des autres au lieu de s'en inspirer? Pourquoi en arriver à massacrer son propre patrimoine, au prétexte de le mettre à jour? Qui croit encore au melting pot dans un monde en salad bowl? L'herbe est toujours plus verte dans le pré voisin, hein?
Session IRC comme chaque dimanche à 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net (ou entrez un pseudo dans le menu à gauche). Venez, on distribuera des invitations Gmail.

Ceci n'est pas un fake, je répète, ceci n'est pas un fake. Vous avez sous les yeux le relookage des héros de notre enfance, de l'enfance de vos parents, et de l'enfance de vos grands-parents pour les très jeunes qui nous lisent. Coyote, Taz, Bugs (rebaptisé "Buzz Bunny", ça s'invente pas), Daffy, Road Runner et même cette pouffiasse de Babs, version sourires de hyènes et palette de couleurs ne laissant aucun doute sur les substances ingérées pour aboutir à ce résultat. Même en me tabassant contre un mur de glace avec des chaînes à vélo imprégnées de citron par des transsexuels brésiliens habillés avec une panoplie de hot-dog géant, je n'aurais pas pu imaginer pareille horreur. Le Web s'est vite mis en branle et a éjaculé "A New Bunny", l'animation en Flash qui résume l'état des choses ("You know what's up Doc? My cock up your ass!"). Faites-vous une faveur, regardez la version non censurée.
A un moment, "Buzz Bunny" se met à hurler "You like anime? I'm anime all over shit!" Tellement vrai. Sans doute est-ce la raison pour laquelle je hais Samourai Jack et les Powerpuff Girls: des ersatz d'animes. Ca marche dans les deux sens, remarquez: quand les japonais tentent de faire un film d'action à l'américaine, on obtient Battle Royale 2. Quand les français s'y risquent, on se retrouve avec Gérard Depardieu qui fait du kung-fu (le même Pitof a réalisé Catwoman, hein). En bande dessinée aussi, l'inspiration chez les voisins s'avère destructrice: Kia "Silent Möbius" Asamiya aurait dû laisser son Batman dans les cartons, et je pense que tous les fans de Neon Genesis Evangelion serrent fort les fesses en prévision du film américain. Pour les jeux vidéo, c'est plus varié, ça peut donner Oni (pour me citer, "un jeu qui fera l'objet d'un article ici le jour où je serai suffisamment gâteux pour me raser avec la brosse à dents et me brosser les dents avec le rasoir") ou Shogo M.A.D (un grand jeu Monolith, jouez-y si vous en avez l'occasion).
Inutile de faire un cours de sociologie: chaque pays a un style, une touche, obtenue par une culture et des influences propres. Un anime n'est pas anime parce qu'il respecte quelques règles basiques, mais parce qu'il est originaire du Japon. Une bédé franco-belge n'est pas franco-belge parce qu'on y dessine des gros nez, mais parce qu'elle est... franco-belge (sans blague). Quand il s'agit de culture, il est difficile de croire en l'abolition des frontières; pourquoi tenter de plagier la spécialité des autres au lieu de s'en inspirer? Pourquoi en arriver à massacrer son propre patrimoine, au prétexte de le mettre à jour? Qui croit encore au melting pot dans un monde en salad bowl? L'herbe est toujours plus verte dans le pré voisin, hein?
Session IRC comme chaque dimanche à 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net (ou entrez un pseudo dans le menu à gauche). Venez, on distribuera des invitations Gmail.
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