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Vous. Me. Haïrez.

Japanime

12 mai 2005

Air

Ca y est, j'ai fini de mater l'anime. Pour ceux qui ne s'en souviennent pas ou qui ont récemment découvert l'éditotaku (bienvenue à toi, nouveau lecteur ou nouvelle lectrice), j'en avais déjà parlé au lancement de la série en rappelant que c'était basé sur un jeu vidéo. Enfin, "jeu vidéo" au sens large du terme, puisque les digital comics sont généralement aussi interactifs qu'une télévision. Avec des (belles) images qui bougent pas, qui plus est. Mais qui gardent le joueur en haleine en lui sortant un bon scénario émouvant et des scènes de cul s'il a acheté la version pour adultes. Le mot clé ici est "émouvant". Après tout, le but est de séduire quelques demoiselles, et la méthode utilisée est généralement le romantisme mâtiné de non-dits purement japonais contrebalancés de pages et de pages et de pages de monologues intérieurs (pensez Katsura). Des jeux de pédophiles, comme diraient certaines personnes qui ont écrit une leçon de strip mah-jong dans un magazine de jeux vidéo.

A chaque fois que je parle d'un dating sim, je me sens obligé de rappeler le concept. Tsss.

Air, donc, a une histoire relativement complexe. La version anime s'en sort plutôt très bien en laissant juste ce qu'il faut de mystères à la fin pour pousser le téléspectateur à acheter le jeu ou s'enfoncer dans des débats sur Internet. Comme Evangelion quoi, mais sans les robots. Les producteurs ont dû être effrayés devant le script quelque peu tordu, car le treizième épisode n'est qu'un récapitulatif final de l'histoire, cette dernière s'étant véritablement terminée avec l'avant-dernier - comme Evangelion: Death and Rebirth, mais sans les robots. Explication: dans un dating sim classique, on choisit de draguer une fille parmi plusieurs - mais il y a toujours une demoiselle "principale" à l'histoire plus développée que les autres, et généralement reconnaissable parce qu'elle est sur la jaquette du jeu. Lors de la conversion en anime, les autres sirènes sont réduites à un rôle secondaire, ayant droit à leurs 15 minutes de gloire si le storyboard le permet. Alors qu'avec Air, il y a trois arcs scénaristiques. Dans le premier arc du jeu, les trois filles abordent le même thème sous un angle différent, et il faut avoir les trois "bonnes" fins pour déverouiller la suite de l'histoire! Cette richesse pousse le premier arc à bouffer la moitié des épisodes... Les deux chapitres suivants sont très peu interactifs et sont donc "tels quels" dans l'anime. Honnêtement, la tâche était énorme et le résultat est parfait. Mais je ne peux m'empêcher de frémir en imaginant comment un tel sac de noeuds sera bourré dans le film.
Toujours est-il que l'on déplore un tout petit rien, Madame la Marquise: les derniers épisodes tirent de façon un peu trop flagrante sur la corde sensible. Non pas que la ficelle soit grosse (ah! ah!); l'histoire n'est pas tout rose et tout et tout, d'accord, mais on tombe vraiment dans le chantage à l'émotion. C'est un tort typiquement japonais que de vouloir tirer des larmes à tout prix (quoique Stephen King avait bien tenté la recette avec The Green Mile), mais c'est du quitte ou double: soit on pleure à s'en sécher avec une éponge, soit on reste de glace. Bah oui, ça n'a pas marché avec moi, mais comme on dit à la télé, votre résultat peut varier de ceux cliniquement observés.

En tout cas, rien à craindre pour la technique. Cette série télévisée est belle comme le jour, les CG sont superbement intégrés (les vagues sur la plage, woaw!), pas d'animation sous-traitée en Corée, thèmes musicaux et seiyuus déjà excellents dans le jeu qui n'ont rien perdu de leur superbe. Kanon en anime était sympa, mais le staff d'Air a vraiment assuré; en voyant le premier, j'imaginais avec un sourir d'une oreille à l'autre ce que donnerait le second en série télé, et le résultat a dépassé toutes mes espérances.

11 mai 2005

Combien de temps avant que ça arrive en France?

Laissez-leur trois mois et on aura ça dans nos rayonnages. Notez le "manga rulz".

04 mai 2005

Le HK c'est mal, version longue

Hop là, une grosse tartine de texte vient d'être ajoutée dans la section des articles. C'est évidemment la continuation de la petite vidéo sur le même sujet...
Comme c'est l'été, on va a tout plein de conventions droit devant, et par conséquent, tout plein de revendeurs qu'on ne connait pas et qui auront des tas de choses à bas prix - mais aussi à haut risque. Frères et soeurs, vigilance! Et ce document est là pour vous le rappeler. Bonne lecture, et si vous avez quelque chose à ajouter ou à contester, n'hésitez pas!

23 avril 2005

Scoop! Poster de l'Epitanime 2005



On en a déjà largement discuté dans un autre article: cette année, il n'y a qu'une seule otacon sur Paris, et c'est la tanime. En 2004, ils avaient renfloué les caisses en faisant petit budget et ambiance oldschool; là, ils annoncent déjà que le cher grand écran (très cher grand écran plutôt, regardez le prix des entrées) est de retour. Et avec lui, le sacro-saint karaoke en plein air avec ses visiteurs qui n'auront plus de cordes vocales ET un sacré coup de soleil. Joie.

Comme prévu, l'affiche annonce "2 jours et 2 nuits", donc les récentes protestations pour le retour du lundi férié de Pentecôte ne serviront qu'à dormir un peu. Les préventes se font par le circuit habituel (TicketNet: n'achetez pas vos places par le web, ils vous font raquer 5,3€ pour les envoyer - allez plutôt les chercher dans un magasin), et on a également déjà discuté sur leur relative utilité pour cette année en particulier. De vous à moi: je suis ces gars-là depuis assez longtemps pour voir qu'ils savent faire du bon boulot, mais je ne peux pas m'empêcher de flipper ma race sur la surpopulation attendue. On me répondra qu'ils fermeront évidemment les portes quand la population limite pour la sécurité sera atteinte, mais il suffit de voir la Japan Expo pour admettre que "capacité maximale" ne rime pas avec "capacité confortable".
L'affiche est signée Rann, qui a une flopée de sites, ce qui ne peut que forcer l'admiration - j'ai déjà du mal à en tenir un seul. Et elle dessine bien en plus; on distingue un Sasuke entre les activités citées à droite, mais on se demande un peu ce que fout Link dans le coin. Rien à signaler du côté des sponsors, les usual suspects sont là et Sega refait un tour de piste en tant qu'unique partenaire vidéoludique (je suis loin de m'en plaindre, remarquez).



Demain soir, c'est dimanche soir, alors comme tous les demain dimanche soir à 21 heures, c'est la session IRC du demain dimanche soir à 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net. Ou entrez juste un pseudo dans la case à gauche. Pas maintenant hein, faites plutôt ça demain dimanche soir à 21 heures. Ou si vous lisez à un autre moment, attendez le prochain demain dimanche soir à 21 heures. Les cerisiers sont actuellement en fleur, et ce phénomène est si rapide qu'on va en faire le thème de la discussion demain dimanche soir à 21 heures. Ca, ou on parle encore de la constitution européenne, de la fission de l'atome et des OS-tans avant de poster les perles sur bashfr. Ce paragraphe me donne la migraine.

08 avril 2005

Alors en fait, ils sont pas méchants?

Passionnante interview sur DVDrama d'une grosse huile de Disney à propos de leur catalogue Ghibli. Le gars est peut-être directeur marketing, mais son discours est à des années-lumière de la langue de bois... Ca part d'une explication sur le retard de presque deux ans des coffrets DVD de Mononoke et Chihiro, et ça finit avec un énoncé de tous les problèmes possibles et imaginables: les américains qui poussent leurs impératifs de faire du chiffre, les japonais qui veulent un travail "parfaitissime", sans parler des droits et le fossé des cultures. On est en droit de mettre en doute le discours selon lequel Disney France serait peuplé de gros passionnés - le gars est un marketeux, n'oubliez pas - mais je veux bien croire qu'ils ont fait ça sur le radeau de la Méduse. Pareil pour les gens qui ont pondu l'expo Moebius/Miyazaki, tellement les offsets étaient nombreux...

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