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Japanime

21 juin 2005

Futile ?

Décidément, j'ai bien des mésaventures dans les magasins ces derniers temps.



Aujourd'hui, dans le rayon DVD d'une boutique de jeux vidéo/animes, une petite fille d'à peine 10 ans s'est retrouvée nez à nez avec un film hentai. Une erreur des vendeurs ou un client distrait, sans doute. Tous des incapables. Et le film, pas du menu fretin, le genre à avoir une fille qui se fait violer par des tentacules sur la jaquette, et c'est justement ce qu'il y avait sur cette dernière. Pas de nom, ne faisons pas de publicité pour ces produits douteux. La petite ne disait rien, elle observait la pochette en silence, ne la quittait pas des yeux.



Et moi, comme un con, je ne savais pas quoi faire. J'ai commencé à paniquer intérieurement en m'agitant extérieurement. En faisant le tour de l'étagère, j'ai vu ses yeux : bleus, sous des cheveux blonds, au-dessus d'une robe blanche, et atrocement concentrés. Même le texte en français sur la pochette était obscène, et elle devait déjà l'avoir mémorisé. L'image était explicite et un peu trop trompeuse sur les secrets de la reproduction. Réagis, pauvre con, au lieu d'assister à cette tragédie. Tu es le seul à voir ce qui se passe, son papa est planqué quelques rayons plus loin. Que faire ? Appeler un vendeur ? Il sera là trop tard. La police, la brigade des moeurs ? La dernière fois que tu as fait ça, c'est toi qu'ils ont emmené. Calme-toi et fais quelque chose.



Silencieusement et par-dessus sa petite tête, j'attrape l'objet du crime et le remets à sa place, dans l'étagère tout en haut. Le temps que j'agisse, je crois qu'elle était déjà en train de regarder autre chose. L'incident était clos... mais avais-je été trop lent ?



Ca, c'est la question qui me hante encore, sûrement pas pour le plaisir. Et si à cause de ma lenteur, à cause de mon manque de perspicacité... je venais de créer une actrice de film porno ?

10 juin 2005

Raton-Laveur.net - Epitanime 2005

Allez le lire. Maintenant.

Au fait... Comme chaque année, il reste quelques erreurs et les orgas m'envoient leurs suggestions, leurs anecdotes ou leurs photos pour en rajouter à ce rapport qui reste chaque année le dossier officieux de la tanime. Donc oui, il a déjà eu quelques éditions et il va y en avoir d'autres dans les prochains jours. Vous allez me dire, pourquoi ne pas le montrer à l'association avant publication ? Tout simplement parce qu'on ne doit pas publier ce genre de truc 107 ans après l'évènement. Voilà voilà, donc pensez à retourner le lire dans quelques jours. Et aussi : si vous trouvez que je parle pas assez du cosplay, c'est tout simplement parce que d'autres se chargent de prendre les photos, d'où les liens vers les conséquentes collections de clichés fournis en fin de texte. Bonne lecture !

Enfin, j'ai oublié les préliminaires cette année : l'intro me semble un peu courte, et j'ai oublié la déclaration d'intention. Dont acte, puisque je la mets là.
Ce document est mon rapport bien personnel sur Epitanime 2005. J'ai payé mes tickets pour entrer, je ne fais pas partie des organisateurs ou d'une assoce ayant participé à la convention... Mais comme j'écris chaque année un gros dossier sur cette dernière, l'équipe a décidé comme l'an dernier de me filer un badge "orga" passe-partout pour que je réalise un rapport relatant également l'envers du décor. Pour info, ceux qui ont eu un badge "presse" étaient limités aux mêmes zones que les visiteurs, donc encore merci aux orgas pour leur confiance. Le texte aborde donc la convention vue par les visiteurs mais également par les organisateurs, et il permet aussi d'expliquer les raisons derrière un truc qui marche ou un truc qui foire. Ca reste cependant un rapport subjectif, donc je donne mon avis sur pas mal de choses et il y peut rester quelques erreurs parce que j'ai été tout seul pour tout voir sans trop dormir, écrire tout ça, prendre quelques centaines de photos et filmer à la DV... donc si vous avez un truc à ajouter, envoyez un petit courrier !

08 juin 2005

Tonari No Yamada-kun

... ce soir en 2ème partie de soirée sur Arte. J'adore le passage du p'tit-déj' au gingembre.

30 mai 2005

Epitanime 2005 - Fini


Photo prise par Psykoz, responsable des nocturnes d'Epitanime, lors du démontage de la convention et pendant que j'étais allé chercher à manger (lundi 30 mai, 3h01).

Bon, maintenant laissez-moi un peu dormir, je dois en être à 15 heures de sommeil en 4 jours -_-



Nous nous excusons pour cette interruption momentanée dûe à l'Epitanime, l'éditotaku retrouve dès à présent son rythme de publication habituel...

24 mai 2005

Togari

(merci à Blacksad !)

Edité chez Delcourt et terminé après 8 volumes (tous parus chez nous), Togari est un manga qui a tout pour plaire : une histoire avec de nombreux éléments originaux, peu de personnages pas trop stupides, des rebondissements et un auteur qui sait où il va (Yoshinori Natsume est déjà bien avancé dans son nouveau manga, Kurozakuro). Le scénario ? Dans le Japon médiéval, Tobé, un vagabond qui survivait en usant de la force finit par se faire couper la tête. Il se retrouve en Enfer et passe quelques siècles à se faire torturer pour expier ses péchés, jusqu'au moment où on lui propose de se racheter... Sur Terre, les gens commettent des méfaits car ils sont guidés par leur côté obscur (*), leur "Toga". On confie à Tobé une épée magique, la "Togari", qui se nourrit du mal; il doit la maîtriser en utilisant sa propre noirceur tout en chassant les Togas qui se feront absorber par l'épée ; s'il capture 108 Togas en 108 jours (merci le bouddhisme), il pourra rester sur Terre... Mais lorsqu'il revient pour exécuter son contrat, il débarque en plein Japon moderne.

Tout est bien fait : le ressort comique du "voyageur dans le futur" est tenu au strict minimum, le dessin est soigné, et le peu de personnages que croise Tobé ne lui volent jamais la vedette. L'histoire est pimentée par quelques éléments scénaristiques bien trouvés : par exemple, comme le héros est un malfaiteur, il ne peut pas s'attaquer aux gens mais uniquement à leur Toga, sous peine de voir ses coups retournés contre lui; ou comme les gens sont guidés par leur Toga, ils restent en état de choc une fois que Tobé les a "libérés" - et la recrudescence de malfaiteurs retrouvés ainsi ne manque pas d'attirer l'attention d'un inspecteur de police...
On se plait à suivre Tobé : ce gars-là est paumé dans un monde presque plus hostile que lui, il dérouille du Toga à tour de bras en édifiant les gens qu'il croise, mais il continue à courir après le prochain esprit maléfique parce qu'il a pas que ça à foutre. Evidemment, il tombe finalement sur son nemesis, le genre de diable bien propre sur lui qui vous offre un Toga sur mesure en échange de quelques centimètres-cube de haine. Ce dernier se fait sa petite équipe composée de boss à battre avant d'arriver au dernier niveau, bref, tout va bien.

Fin.

C'est précisément à ce moment-là que le manga s'arrête. Et oui! Nous avons affaire à un projet tué dans l'oeuf. Rappel pour ceux qui débarquent dans le milieu des bandes dessinées au pays du Soleil Levant: le manga est une industrie (et quand on y réfléchit, c'est vrai que ça bouffe un nombre incroyable d'arbres). Les auteurs ont une vingtaine de pages à fournir chaque semaine, ils fouettent leurs assistants, ils se font engueuler par leur rédacteur en chef, ils ont les yeux rivés sur les sondages d'opinion des lecteurs, et leur histoire durera aussi longtemps qu'il en conviendra à ces enfoirés. Si ça plait, tu peux rester à raconter ton machin pendant plusieurs années, sinon tu finis dans la benne à ordures et on prend un mangaka plus neuf et moins abîmé (ou plus vieux et mieux éprouvé).
Togari est un de ces mangas qui ont été "annulés" pour une raison inconnue mais probablement liée à une quelconque et anonyme politique d'édition: sondages défavorables, besoin de faire de la place pour un autre, on ne le saura jamais et on s'en fout un peu. De notre petit point de vue français à l'autre bout du monde, on ne peut que constater la prise de risque assumée par nos éditeurs qui importent des séries toujours en cours de publication lors de leur parution chez nous et une incompréhension encore plus prononcée devant les aléas de production. On sent que le coup de hache est parfois particulièrement violent, puisque certains mangas se retrouvent terminés en 15 pages chrono... C'est le triste cas de Togari. Les seules personnes qui en achèteront désormais les volumes seront ceux qui ne se renseigneront pas pour apprendre que "la fin est à chier" auprès de ceux qui auront suivi la première édition, sûrement amers et ayant déjà revendu leurs volumes dans le pire des cas. Vous êtes prévenus: n'achetez pas Togari, la fin est à chier.



(*) désolé pour la référence à Star Wars, mais je ne fais que respecter un décret obligeant tous les sites web à en placer une avant la fin du mois. Voilà qui est fait.

(article posté en retard parce que Free n'a pas fonctionné de toute la nuit. Yay pour eux)

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