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Naruto dit : les scantrads, c'est mal

Général

07 février 2007

Ici et ailleurs

Il y a de cela quelques temps, Raikoh m'avait montré quelques ISOs qui trainaient sur son disque dur. Alors oui, le piratage c'est mal, je suis d'accord avec vous et il faut bien aider Jackie et Arnold. Seulement voilà, il s'agissait d'ISOs pour PC Engine Duo, et franchement, il est plutôt compliqué de voler de l'argent à des compagnies qui n'existent plus, surtout quand le produit ne peut être trouvé dans notre plan spatio-temporel. Bref, combinant ces dangereux fichiers à la fière Duo qu'il avait (chacun son truc : j'ai une Atari 7800, il a une Duo), nous découvrîmes Dracula X - Rondo of Blood. Castlevania avec la musique au format CD et des sprites énormes : lors de la première apparition du golem, nous avons longuement soufflé la première lettre de l'alphabet, incapables d'articuler quelque chose d'intelligible jusqu'à ce que je dise "hmmm le golem, vas-y bouge ton corps, montre-moi tes pixels, tu es beau, tu as le plus beau sprite que je connaisse".
La PSP n'est pas une console en soi, ou si peu, tant ses jeux originaux sont rares. C'est plutôt une machine à tout faire, pour mater des animes en nomade ou jouer à énormément de consoles dans d'excellentes conditions, qu'il s'agisse de remakes ou d'émulations. Ainsi, Rondo of Blood, qui n'avait jamais quitté le Japon (si ce n'est pour une version SNES inférieure à l'original) va débarquer à la fin de l'année sur le truc portable à sony, accompagné d'un relooking 3D et de Symphony of the Night. Konami continue donc ses compilations sur cette machine, ce dont je suis loin de me plaindre tant on a l'impression d'avoir plein de petites consoles dans la main.

En parlant de la psp, j'en suis à quelques heures de Ghost In The Shell Stand Alone Complex, qui est un FPS totalement différent du jeu d'action à la troisième personne qu'on trouve sur ps2... et j'en apprécie chaque minute . C'est du produit pour fans, avec un scénario complexe (youpi) tartiné de cinématiques très bavardes (joie) et de Tachikomas superstars. Vous avez carrément un Tachikoma assigné à votre perso sur toutes les missions et vous pouvez changer son armement pour lui coller une Gatling !

Ca y est, la Kommandatur d'Epitanime vient d'annoncer la date de la convention 2007, qui se déroulera du 18 au 20 mai - brisant la tradition du "dernier week-end de mai" qui hébergeait habituellement l'évènement. Alors que le recrutement des volontaires se faisait surtout par réseau social, l'association fait maintenant un recrutement exclusivement par le Web. Orga à la Tanime, c'est de la bouffe illimitée, du karaoke à foison, pas beaucoup de sommeil et des réductions sur les DVD hentai. Je me demande s'il faudra apporter sa propre Wiimote avec son Mii à soi pour les tournois de jeux vidéo.

Coté presse écrite, le rédacteur en chef de Game Fan et Retro Game a récemment posté quelques nouvelles sur l'avenir de ces magazines. Pendant ce temps, Erwan Cario du quotidien gaucho-bobo Libération s'occupe : lundi dernier, une séance de chat avait été organisée pour lui poser quelques questions sur les jeux d'aventure. Séance que j'ai spammé avec honte, cherchant une réponse pour justifier l'absence de distribution hors-Japon de ces jeux qui s'y vendent si bien (*) ou la mort lente du genre en Occident. Si j'en parle, c'est parce que ces séances sont hebdomadaires, que la prochaine est lundi prochain, de 15h à 15h30, et qu'Erwan va sûrement l'annoncer au dernier moment sur son blog.

(*) Exception notable pour Phoenix Wright, mais Dieu que ce jeu est blindé en incohérences scénaristiques.

13 janvier 2007

Quartier Libre en retard : Cheveuman spécial Noël WORLD EXCLUSIVE

Parce qu'il a l'habitude de prendre son temps pour faire du bon boulot, Lutin Malin du studio Sushi-Prod a gentiment peaufiné l'épisode de Noël de Cheveuman (les six épisodes précédents sont ), au point de le sortir en janvier. Seulement voilà : il avait prévu de les poster rien que pour nous pendant le Quartier Libre de l'éditotaku, et je ne vais pas les garder sous le coude jusqu'à l'année prochaine - son style aura tellement évolué en un an que ce travail sera forcément insultant. C'est juste après le lien, il y en a pour six grosses planches et c'est forcément tout bon.

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09 janvier 2007

Mots-clés pour décembre 2006

Parce que ça fait presque un an qu'on n'avait pas jeté un oeil sur ces trucs :



Voyons voyons... Sur les 20 mots-clés les plus utilisés pour arriver sur le site, la moitié sont rattachés à des activités pour adultes - encore plus si on prend en compte les noms d'agrumes. Ces deux-là, je ne vous cache pas que je n'ai strictement aucune idée de leur provenance ; à quel moment je parle de fruits ? Autre chose qui me fait flipper : "World of Warcraft". Okay, j'ai une série d'articles sur ce jeu, mais honnêtement, quel site n'a jamais utilisé son nom ? N'importe quel moteur de recherche rapporte des triliards de résultats sur cette requête ! Si quelqu'un arrive ici après avoir tapé le nom du jeu dans Google, il doit être du genre à avoir lu quelques gigaoctets de pages Web sur le même sujet avant de débarquer sur l'édito. Ca vaut aussi pour "cosplay" ou "guildwars"... Pour Monsieur Connard, son strip a été linké dans cet article. En tout cas, j'espère que dans le futur, on ne se basera pas sur les stats des moteurs de recherche pour écrire un éloge funèbre, blablabla c'était un grand homme et ses connaissances sur les pamplemousses ainsi que ses articles sur le hentai dans Phoenix Wright nous manqueront profondément.

03 janvier 2007

Snow Crash

Il est rare que je fasse des articles sur des livres - des vrais, avec que du texte et pas d'images à colorier dedans. Je fais régulièrement référence à la littérature via des liens hypertexte que personne ne clique (ne mentez pas, j'ai vu les stats et mon coeur saigne en pensant à tout ce temps gâché à chercher des documents sympas). En fait, je crois que la dernière fois remonte aux articles sur Ring et Ring 2 (datant de 2002 quand même, ça nous rajeunit pas). Et pour bien commencer l'année, on va doubler la dose d'élitisme en abordant un bouquin lu en anglais dans le texte.

Snow Crash date de 1992, et traîne une étrange réputation. Personne ne semble le connaître, personne n'en parle, mais on dirait que tout le monde l'a lu, car ledit tout le monde y fait référence au détour d'un article de blog, d'une discussion chez un bouquiniste ou d'une ligne de code dans un programme cyclopéen. On dirait qu'il s'agit de l'oncle perdu quelque part dans l'arbre généalogique de la littérature cyberpunk, planqué dans l'ombre d'un Shadowrun ou d'un Dan Simmons ; tel un facteur des postes et télécommunications, c'est le père caché d'une flopée d'enfants terribles.
Je suis sérieux. A peu de choses près, toutes les technologies, concepts et idées dans ce bouquin ont été mises en pratique après la sortie de ce dernier. Pourquoi croyez-vous que j'indique la date de parution originale, l'importance de cette info étant telle que j'en oublie de nommer l'auteur ailleurs que dans une parenthèse (il s'appelle Neal Stephenson) ? Votre apparence visuelle sur le Net, qu'il s'agisse d'une icone ou d'un modèle 3D détaillé : on appelle ça un avatar, et le terme a été utilisé dans ce sens pour la première fois dans Snow Crash. Un méta-univers en 3D, imitant le monde réel, modelable par ses utilisateurs et accessible du monde entier : Second Life est l'application même du "Metaverse" de Snow Crash. Google Earth "existe" dans Snow Crash tel que vous l'utilisez à présent, et dixit Wikipedia, les auteurs du projet ne cachent même pas leur influence. L'idée du snow crash a été reprise dans bien d'autres oeuvres de SF - même Matrix a pioché dans le livre. Merde quoi, même Jay Allard, le gros ponte de chez Microsoft responsable des projets Xbox et Xbox 360, utilise le nom du perso principal du roman en pseudo sur le XboxLive. Dans la série Heroes qui fait un carton aux States, le japonais s'appelle aussi Hiro, et la coïncidence n'est pas vaine. D'habitude, on s'extasie devant un auteur de science-fiction quand la réalité rejoint la fiction, l'auteur ayant "prédit" l'avenir dans sa vision futuriste ; ici, les idées de Neal Stephenson ayant été suivies à la lettre. Vous saisissez la nuance ? Il n'a pas eu à essayer d'imaginer un futur "réaliste", puisque c'est carrément le futur qui a fini par prendre ses concepts.
Ca, c'était pour l'informatique selon Snow Crash : elle est tellement géniale qu'elle a été recréée par les lecteurs. Quant au monde selon Snow Crash, c'est précisément l'inverse ; loin d'être réaliste ou si utopiquement inventif qu'on a envie de l'appliquer, il est comique, caricatural comme une bande dessinée. Grosso modo, les pays n'existent plus, remplacés par le libre échange et le commerce mondialisé : on parle de "franchises-consulats", ou "franchulats" dans le bouquin. Ainsi, la Mafia ou les portoricains ont leurs propres territoires qu'ils financent en vendant plein de pizzas ou de tacos, avec des prisons franchisées comme des Buffalo Grill, avec décorations de cow-boys et steak grillé à tous les repas. Neal Stephenson entretient un lien de connivence avec son lecteur, décrivant cet univers et ses personnages avec un second degré piquant. Il n'hésite pas à nous paumer dans une narration destructurée, où le perso principal peut discuter mythologie mésopotamienne avec une intelligence artificielle pendant des dizaines de pages pendant que son partenaire, une gamine de 15 ans sur un skateboard, est en train de se battre contre une centaine d'agents du FBI.

Honnêtement, il faut s'accrocher à son slip pour s'attaquer à ce bouquin. Sorti sous nos latitudes à une époque où énormément de termes informatiques n'avaient pas fait leur chemin dans la langue française (la traduction encore publiée ici date de 1995), j'ai fait l'impasse sur la version française au profit d'une édition US trouvée chez Gibert. Avouez qu'avec un titre français comme "Le Samourai Virtuel", il y a de quoi douter. D'ailleurs, le texte original est claffi de jeux de mots si fins qu'on croit d'abord avoir affaire à des coquilles ou des fautes d'inattention de l'auteur ! Je l'ai écrit en introduction : soyons élitistes, et recommandons de lire la version originale. Pour peu que vous ayez confiance en votre anglais, hein.
Snow Crash est étrange à suivre, complexe et volontairement décousu par moments. Il cause de véritables mindfucks, présentant des idées si géniales qu'on s'arrête de lire pour absorber la chose et laisser galoper son esprit derrière quelques pensées sauvages ; personnellement, j'ai complètement tilté quand un personnage annonce que l'information est un virus en soi, car il s'agit de données que l'on ne peut désapprendre et qu'on finit par transmettre à d'autres personnes. Subtil, adroit et tellement vrai.

01 janvier 2007

Pleine de quoi ?



(C'est Misdre qui le dit. Code Wii, rappel : 3729 5227 8550 5093. Merci beaucoup à vous tous qui m'avez envoyé un petit billet pour le nouvel an !)

Meh. J'ose espérer que les bonnes résolutions ne sont pas une tradition éculée, parce que pour la première fois de mon existence, j'ai tenté d'en formuler. Et franchement, ne le faites pas : la liste devient vite trop longue et fait réaliser que c'est pas demain qu'on sera un meilleur être humain. Vous savez, j'essaie d'être quelqu'un de bien. Vivre par soi-même, trouver l'amour, laisser une trace, devenir meilleur, tout ça. A peu de choses près, c'est l'étendue de ces foutues résolutions à la con. Mais non, on passe la nuit du réveillon à mater Memories et faire du Wii Sports à 4 joueurs, puis le 1er janvier sur Twilight Princess en version Cube, et on réalise qu'on n'arrivera jamais à vraiment se défaire de ce hobby dégénéré qui consiste à entrer des mots particulièrement tordus dans les moteurs de recherche de sites de rencontre et lire les fiches ainsi trouvées.

Sans parler des articles un peu en retard pour l'édito présent. Il faut que je vous parle de Snow Crash, que je vous fasse rigoler avec Archlord, et tant d'autres choses encore. Comme à chaque fois, je vous remercie de m'avoir lu en 2006 et espère être encore digne de votre confiance pendant un an de plus. Ca, c'était pour moi ; pour vous, j'espère que vous garderez ce que vous avez déjà acquis (par forcément sur le plan matériel, hein) et trouverez ce qu'il vous manque. Okay, je dois avoir l'air d'un gourou de secte, mais j'ai déjà réécrit cette phrase une dizaine de fois. Pas étonnant qu'on se contente aussi souvent d'un petit mot générique...

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