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Sondage de la semaine : est-ce que vous m'aimez ? Non/Non

30 novembre 2002

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Ca y est, c'est fini.
Rediffusion mercredi soir sur C+ numérique et vendredi prochain, mais les accros le savent déjà.

Samedi 26 et dimanche 27 décembre, Canal rediffusera l'intégrale en deux nuits (aux States, ils avaient carrément fait une totale en 24 heures !).



C'était parfait. La fin était un sans-faute, et la série n'a vraiment pas eu besoin de l'argument “première série TV tournée en temps réel” pour devenir culte. Je maintiens ce que je dis: c'est la meilleure production de la téloche américaine que j'aie vu depuis les trois premières saisons des X-Files (et ceci ne sera remis en cause que le jour où je regarderai une saison des Sopranos sans rater un épisode ^^).
Note: les DVDs Zone 1 contiennent une fin alternative, et vous pouvez aisément deviner quel est l'élément qui change; ce qui me fait plaisir, c'est que pour une fois, ce n'est pas la fin politiquement correcte qui est choisie pour la version officielle (notez que j'essaie d'écrire sans faire de spoiler à ceux qui n'ont rien vu; et j'y arriverai !).
Tout est fait pour nous garantir une deuxième saison bien comme il faut. Déjà que nous avons eu une tonne d'éléments dans la première, que des pièces du puzzle se sont éparpillées, prêtes à être réutilisées plus tard... Par exemple (pas de spoilers, promis): Mandy: vous vous souvenez, c'est elle qui récupère les papiers de Martin Belkin dans l'avion, au tout début de la série. A trois heures du mat', elle s'évapore après à avoir promis à Ira Gaines de rester à sa disposition pour une mission “l'été prochain”. Ou encore, le type qui a pris la place de Belkin et a tenté de tirer sur Palmer à 8 heures du mat': lui aussi, il disparaît aussitôt dans la nature !

Donc, message à ceux qui ont raté cette série: trouvez un décodeur, ou alors regardez avec des ami(e)s et soyez devant Canal Plus les nuits du 26 et 27 décembre (avec une cafetière à côté quand même); si vous ne pouvez pas, prenez un magnétoscope avec deux cassettes de 4 heures et un enregistrement longue durée (*). Parce que je peux vous assurer que si vous ratez 24 Heures Chrono (“24” pour les intimes), je vous trouverai et je vous ferai subir une punition terrible. Au moins, faites cela pour vous.

(*) Aux States, un épisode de la série fait une heure grâce aux coupures de pub, et ça montre que les auteurs ont même pensé à tirer avantage de cette contrainte de la TV. Autre ment dit, avant et après la pub, l'heure a changé. Pour la diffusion sur C+ (et sur la BBC en Angleterre), la série sans pub fait 42 minutes par épisode (et le chrono fait donc quelques sauts ^^). J'ai pu faire tenir toute la série sur deux cassettes enregistrées en longue durée, alors pensez-y si vous ne pouvez pas être devant votre écran lors de la redif'.

Revue de presse

/me écoute “Do your Thing” de Basement Jaxx.

Cette semaine, nous avons pu assister à la mise en bière médiatique de blandine kriegel. Vous savez, la philosophe autoproclamée partie en guerre, “rapport” sous le bras, contre la violence et le porno à la télé...
Je passe les détails de ses sympathies politiques ou le fait qu'elle se soit fait féliciter de son combat par christine boutin. Je passe aussi sur son passage dimanche dernier sur France 5... Non, en fait je vais pas m'en priver. Car ce fut le début de sa fin.
C'était dans “Arrêt sur Images”, c'était grandiose et c'est disponible en libre téléchargement sur le site de la chaîne (et oui, ça justifie à lui tout seul l'installation de Realplayer): Regardez Scheidermann en train de faire son job de journaliste ! Admirez kriegel en train de s'enfoncer toute seule ! Riez à gorge déployée quand elle fait son Clavel d'opérette ! Montrez-la du doigt quand elle quitte le tableau, démontée et à court d'arguments foireux !

Puis, durant la semaine, c'est la nouvelle: Aillagon, ministre de la culture, enterre le rapport kriegel. Raisons avancées par le ministère: Pas de films violents entre 7h et 22h30 ? C'était déjà fait (seules quatre exceptions par an sont accordées aux chaînes par le CSA). Double cryptage sur les films porno ? Là aussi, ça existe déjà.
Et en bonus track, la définition douteuse de la violence dans le rapport: “force déréglée qui porte atteinte à l'intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l'humanité de l'individu”; on pourrait faire rentrer ce qu'on veut dans cette définition, même le comportement du matin, où, affamé (“force déréglée”) et mal rasé (“atteinte à l'intégrité physique”), l'on accourt dans la boulangerie pour acheter et dévorer (“but de destruction”) son pain au chocolat (qui est donc “violence” dans le cas présent).

Dans le Libé de ce vendredi, il est écrit que “[le ministère de] la Culture peut et doit être associé à une commission qui serait chargée des jeux vidéo”. Je sens qu'on va avoir un logo débile de plus sur nos boîtes de jeux.

Pour revenir à kriegel, version courte: elle raconte n'importe quoi et après tout on ne lui a même pas fait confiance dès le début. Maintenant, je crois que l'on peut affirmer que ses feuilles de choux seront publiées exclusivement dans les relais Hachette des gares et aéroports de France... S'ils ne sont pas offerts avec tout achat de fraises Tagada. Et vous pouvez aisément imaginer combien ça me fait plaisir.

26 novembre 2002

Dons de divination

Une news sur Sugoi annonce que le nom de la nouvelle compagnie sera SquareEnix. Comme quoi, mon jeu de mots dans le titre de l'article précédent était plus vrai que nature... Ou alors trop prévisible. Si même moi j'arrive à trouver un truc aussi simple, j'imagine à l'avance ce qu'ils feront ensuite (oh la mauvaise foi).

Après tout, je maintiens qu'ils font ça avant tout parce qu'ils sont à la rue question finances.

SquarEnix

Allons bon: la grosse nouvelle qui s'est passée cette nuit, c'est bien la “fusion” entre SquareSoft, Enix et Namco (news en français ici). A savoir, Square qui n'a plus un rond, Enix qui n'a plus un rond parce que sortir un jeu qui fait les plus grosses ventes de l'histoire moderne du jeu vidéo, c'est bien, mais en sortir un tous les sept ans, c'est mal. Et bon, Namco qui a repoussé les versions consoles de Soulcalibur 2, mais c'est un autre problème.

“Fusion” est un bien grand mot, puisqu'il s'agit avant tout d'un échange d'actions et d'entrée dans le capital de chacun - et ça montre bien qu'ils sont tous fauchés comme les blés. Que les accros de RPG remontent donc le pantalon, parce que je doute fortement que des crossovers à la Capcom VS SNK se produiront un jour (voilà une phrase qui me retombera sur le bout du museau si je me plante ^^). A la limite, Enix apprendra à Square comment faire un vrai RPG et pas un outil masturbatoire pour les joueurs occasionnels, et Square pourra apprendre à Enix ce que les lettres “3D” veulent dire...

25 novembre 2002

Ghost In The Shell - Stand Alone Wonder

Je me suis décidé à regarder soigneusement et avec amour les trois premiers épisodes de la la série TV basée sur GITS, et c'est du bonheur en boîte. J'ai été un peu surpris que ça parle des aventures du Major Kusanagi et du reste de la section 9 _avant_ le film, moi qui m'attendais à une version animée de GITS 2; mais bon, son manga était très violent, alors ceci explique cela.
Tout est à la perfection dans cet anime: le dessin est incroyable, l'animation dépasse beaucoup de choses que l'on peut voir dans les productions pour la TV, la bande-son est de Yoko Kanno, bref techniquement c'est irréprochable. Et du point de vue de l'histoire, pareil: chaque épisode était fot en personnages, en émotions et en grands moments d'action. De la pure, je vous le dis. Ils se sont même offerts des références intelligentes au reste de la série (jeu PSX, mangas, et le film bien sûr !).

Et aussi, quel bonheur de revoir Mokoto... Il y a quelque chose de délicat, de soigné et de sophistiqué dans la façon de Masamune Shirow quand il parle des cyborgs. Quelque chose qui rend les autres oeuvres cultes en la matière presque fades (même Blade Runner, c'est vous dire jusqu'où je pousse). Outre les thèmes habituels et l'esthétique qu'il y met, il reste cet érotisme latent sur Mokoto Kusanagi, et que je n'appellerais pas fan service... Quoique. Quelques plans de l'épisode 2 sont quand même plaisants pour la rétine, mais je pense que ça va dans le sens de ce que je baragouine depuis le début de ce paragraphe.
La beauté de l'héroïne de Shirow n'est pas que physique; cela reste un cyborg après tout. Et pourtant, Kusanagi a une fanbase énorme, parfois composée de ces gens qui fantasment sur des robots (j'ai connu, mais je n'en fais pas partie ^^ . Voyez-les saliver devant la pochette du dernier album d'Aerosmith et vous vous sentirez normal), et qui lui doivent bien leur sortie du placard. Ces gens-là, leur obsession (dont j'ai encore oublié le nom) s'est quasiment banalisée quand GITS était sorti en salles, parce qu'ils n'avaient pas été les seuls à admirer Motoko. Autrement dit: il est déjà dingue d'éprouver des sentiments (quels qu'ils soient) pour des personnages en 2D. Ca l'est encore plus quand ils sont aussi des cyborgs. Et pourtant, Shirow y arrive toujours depuis plus de dix ans.

Il y en a qui croient que je prends mon cas (désespéré) pour une généralité. Revoyez le film ou regardez Stand Alone Complex, et vous comprendrez à votre tour.

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