Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Légitime trollage

20 août 2003

Jet Liii

En ce moment, Canal+ passe deux films avec l'acteur hong-kongais dedans. Enfin, “acteur”, c'est façon de parler: dans ses films HK ou US, Jet Li a toujours eu des talents dramatiques équivalents à ceux de ma montre Flik Flak.
On a donc droit à The One, navet américain sponsorisé par MTV s'il en est, et Fist of Legend, film HK très très cool. Lors d'une soirée consacrée, on a vraiment l'impression que Canal Plus a enchaîné les deux films pour montrer - à ceux qui l'ignorent encore - combien les américains peuvent flinguer un concept quand ils le veulent.

A chaque fois qu'un hong-kongais est célèbre chez lui, les ricains le recrutent. Jackie Chan, John Woo, Ang Lee, Tsui Hark, ou plus récemment Stephen Chow (Shaolin Soccer!). Ils ont le budget, et... c'est à peu près tout ce qu'ils ont. Ils sont persuadés que mettre des effets spéciaux kikoutt cher, c'est bien. Les chinois se limitent à l'utilisation des câbles, les ricains y vont à grands coups d'images de synthèse et de boum et de bam et de trucages tape-à-l'oeil. En quoi ça me gène?
Pour eux, Jet Li paraît plus puissant quand il soulève deux motos. Jackie Chan paraît plus fort s'il joue un pauvre type rendu surpuissant par un smoking. Ils ne réalisent pas qu'avec une station Silicon Graphics, même mon poisson rouge peut faire ça. Les compétences pures en arts martiaux sont inutiles et les célébrités hong-kongaises ne servent plus qu'à accoler leur nom à consonnance orientale à un film bien occidental.

C'est vraiment inutile et ça fait des productions insipides, produites au kilomètre. Okay, les chinois eux aussi le font à la chaîne, mais au moins ça assure: Fist of Legend est également produit par Jet Li, profitant de sa notoriété personnelle pour rendre le film possible. Une fois récupérés par les USA, ils se retrouvent à jouer les faire-valoir (L'Arme Fatale 4, Rush Hour, Rome Must Die...) alors qu'ils avaient tout ce qui leur fallait chez eux. Tout ça pour un gros chécos avec plein de zéros. Triste, non?

18 août 2003

En territoire pourri

A force de revenir sur ce qu'ils font de mauvais, je vais bien finir par être étiqueté d'anti-américain... Je viens de voir “En Territoire Ennemi”, qui passe sur C+.

Scénario: gentil américain dans n'avion qui se plante en Bosnie. Trop con pour utiliser sa balise GPS même par intermittence, trop fort pour manger un peu, trop chanceux sous beaucoup d'abords, trop politiquement correct pour le reste, il finit son film comme les autres du même acabit: sauvé la tête haute, sans une égratignure et avec une crise diplomatique évitée de peu.
Précisons que c'est basé sur des faits réels; je laisse aux philosophes la question de savoir si l'on peut considérer comme “base sur laquelle on construit le scénario” une réalité tellement déformée que ça en devient une pyramide à l'envers. En fait, j'ai snappé au moment où le gentil américain mendie de l'eau à des gentils bosniaques (méchants serbes, méchants méchants). Faute d'H20, on lui donne... du Caca Cola. Puis il remarque le T-Shirt du bosniaque devant lui, représentant une des grandes figures de proue de la culture américaine: Ice-T. Vous savez, le rappeur qui faisait “Go Ninja Go Ninja Go” dans Teenage Mutant Ninja Turtles 2... Ah non merde, ça c'était Vanilla Ice.
Bref, toujours est-il que le gentil bosniaque répond au gentil ricain à propos d'Ice-T. Il ne lui dit pas la seule chose qui aurait pu sauver sa réputation (et celle du film), à savoir qu'en temps de guerre où femmes et enfants sont violés, innocents sont tués et guerre civile atroce est causée, on a quand même autre chose à foutre de sa journée que de chercher dans les vêtements à la mode dans les stocks de la Croix Rouge. Non. Au lieu de lui dire qu'Ice-T est foutu et ne sort plus rien de bon depuis un siècle, le gentil bosniaque fait: “Ice-T! I love Ice-T! I love americain hip-hop!”, avant de baver quelques diatribes du chanteur susnommé. Evidemment, rien de pro-drogue, hein: on reste dans un film de propagande.

Ca me fait penser à quelque chose. Vous vous souvenez de cette gérante de provisions pour l'armée américaine qui s'était fait capturer par les irakiens avant d'être récupérée? La version officielle: elle s'est longuement battue avant d'être blessée, puis les ricains ont envoyé des forces spéciales (filmées en live et en nightvision) dans l'hôpital où elle était soignée. La version moins glorieuse - et en français - de l'histoire est ici. Et si ça vous intéresse, la version longue - et toujours en français, des anglophobes me lisent - est là.
Si vous avez cliqué sur les liens fournis, vous savez qu'un film est en préparation sur la version officielle des faits... Ca va pas être triste.



EDIT: Après la grosse daube, Canal + a passé le génial 1941 de Steven Spielberg, film que j'appelle également par le sobriquet “mais comment peut-on faire de telles scènes de foule, de délire et d'anarchie sans en ressortir à des images de synthèse”. Comme quoi, on a eu droit à deux extrêmes du film de guerre à 20 secondes d'intervalle... Tout n'est pas pourri dans C+.

17 août 2003

Monsieur le juge avait raison

quand il m'a dit qu'il faut toujours laisser une seconde chance. Les quatre premiers épisodes d'Uchuu No Stellvia m'avaient laissé un arrière-goût pas terrible malgré un ensemble tout à fait sympathique. Et comme Gundam Seed a été licencié, le manque dans la catégorie “space opera” commençait à se faire sérieusement sentir.

Pour ceux qui ne connaissent pas, reader's digest: la Terre s'est mangé l'onde électro-magnétique d'une super-nova vers les années 2100, et la vague de débris bien rocailleux est prévue pour les années 2300. Uchuu No Stellvia se déroule à ce moment alors que des stations spatiales autour de la planète forment des jeunes pilotes du monde entier, dont la mission sera de faire front à ce danger.
On suit donc l'histoire d'une de ces candidates (Shima “Shipon” Katase; pensez à Misaki d'Angelic Layer pour vous faire une idée) et de ses collègues - majoritairement féminines sauf quelques mecs pour garder le public shonen et justifier des sentiments pubères.

La série trouve son rythme aux alentours des épisodes 7 et 8, brisant les hésitations stupido-comiques des épisodes 4 et 5. Ca ne se prend pas la tête, les persos commençent enfin à ne plus jouer les stéréotypes et on se sent enfin sur les rails pour suivre une histoire qui n'avance pas bien vite. Mais c'est bon, on est dans le bain et on a pas envie d'en sortir. Tant mieux.
Notons également que la série est déjà prête à l'exportation: presque tous les textes sur les écrans d'ordinateurs sont en japonais et en anglais (c'est bien utile, le prétexte des stations internationales^^), le site web officiel est en .com et non .co.jp comme d'habitude... Je m'étonne que la série n'ait pas encore été licenciée. Un film semble également être prévu.

16 août 2003

Humour de geek

Comme ce tableau disparaîtra du Web au fil des mises à jour, autant le reproduire ici: il indique les reboots des serveurs de windowsupdate.com et l'OS utilisé dessus. Du 21 janvier au 14 août:
Windows Server 2003 (207.46.134.94)

Du 14 au 15 août (tout juste une journée!):
Windows Server 2003 207.46.134.93)

Et du 15 août à ??? :
Linux (213.161.82.37)

Petit rappel: le msblast (qui continue à se promener et qui a été abordé à la téloche et dans les journaux) est programmé pour
flooder windowsupdate.com . D'ailleurs, c'est peut-être linux qui fait tourner le nom de domaine, mais il ne répond pas... En bref, Microsoft serre les fesses bien fort et espère ne pas perdre trop de plumes dans cette histoire.

En tout cas, ça me fait bien marrer.

15 août 2003

Blague du jour

“Duke Nukem Forever est repoussé!”

- page 242 de 319 -