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Tu spoiles, tu sors.

Japanime

24 octobre 2002

Encore du live action

Petit rappel pour les endormis: les films en live action, ce sont les trucs qui essaient de mettre une face humaine sur un dessin. En bref, les films DBZ à venir (made in USA) avec Jet Li ou Tom Cruise pressentis pour le rôle de Son Goku. Ou encore Spider-Man, qui fut quand même une réussite.

Là, ce sont les français qui s'y tentent. Attention, ils vont adapter un anime...
Albator. Et bien sûr, ce sont les Daft Punk qui feront la musique, avec Matsumoto qui sera là.

J'ai pas lu FRA mais je pense que ça doit y être posté depuis des jours... Tant pis ^^ .

Ce qui rappelle évidemment les clips morts-nés des Daft: les quatre merveilleux courts-métrages sur les quatre premières pistes de leur album Discovery, formant une histoire qui a une vraie continuité qui ferait un anime complet une fois terminé. Le fait est que ça s'est arrêté là, juste avant Crescendolls, un de mes morceaux préférés du disque... Rah. Dire que j'étais prêt à réserver le DVD avant même qu'il n'existe.
Je ne crois pas que la raison de cette euthanasie soit publique, mais je pense que c'est à cause d'une raison de fric; il suffit de voir le déroulement des choses. Un, les clips sortaient avec un retard fou. Deux, les Daft Punk avaient toujours refusé de se retrouver dans des compilations, et on a pourtant retrouvé “One More Time” dans quelques compils de djeunz (NRJ Music Awards, au hasard. Quelle humiliation). Trois, un anime, ça coûte bonbon à réaliser. Quatre, euh... Je suis triste, voilà.
D'aucuns maintiennent mordicus sur FRA que ces clips auront relancé la “mode manga” en France, chose malheureusement pas complètement fausse; je dois admettre que je commence à avoir des crampes au bras à force de filer des baffes à ceux qui croient que la Japanime en France se résume au Club Dorothée. Débat usé jusqu'à la corde, et que je ne vais donc pas remettre sur la table.

N'empêche, une version live d'Albator, ça fleure bon le recyclage commercial dans la droite lignée des bougli boulga parties et leurs trentenaires ignorant tout de la japanime après les années 84 (pour Albator 64, bien sûr), et c'est d'autant plus vrai quand on connait la réussite de ces pitoyables réunions que quelques crétins osent considérer comme des otacons (là aussi y'a trop de baffes à distribuer).

Albator, à la limite il est “adaptable” en acteur réel. Mais pour les membres de son équipage, ils sont mal barrés... On connait la manie de Matsumoto à systématiquement caser une fille longiligne qui rendrait Kate Moss folle de jalousie, un nain, un gamin, et quelques autres canons de sa création. En fait, la seule chose qui me rassure, c'est que Jean-Pierre Dionnet (le génie du cinéma alternatif sur C+) sera co-producteur...



Sur une autre note, je viens de choper le bouquin de Ring 2. Mais voilà, je viens de commencer à lire du Lovecraft... La vie est pleine de choix difficiles.

30 septembre 2002

Lectures

En me promenant dans la bibliothèque municipale, j'ai pu trouver le seul manga de leur collection, planqué derrière Lord of the Ringards.
Don Giovanni, que ça s'appelle. L'auteur est un certain Fukuyama et c'est édité chez Casterman: donc c'est assez vieux, passke depuis Gon, ils n'ont rien édité en mangas, et ça remonte à 1995 !
Ca raconte l'histoire d'un bourreau des coeurs dans le Japon médiéval, accompagné d'un robot et poursuivi par un homo. Sans parler d'une fille qu'il a violée et qui le poursuit pour se venger... L'ensemble se veut comique, et m'a fait sourire tout au plus. Le dessin est moyen, le fil narratif est “lisible”, et ça ne vole pas très haut. En un mot: bof.

J'ai aussi fini de lire Ring, (attention, la version Pocket que j'ai eu entre les pattes est bourrée de fautes d'orthographe, une vraie honte) et j'ai été soufflé par les énormes différences avec le film (j'imagine bien tristement le carnage de la version américaine à sortir). Je savais déjà que le perso principal était un mec et non plus une femme, mais ça va très loin... Le héros est accompagné d'un personnage avec une personnalité très complexe (et vraiment plus intéressant que le faire-valoir du film), la cassette maudite a un contenu complètement différent, et Sadako, euh, Sadako... Je veux pas vous en dire plus sur son compte, mais elle aussi est complètement changée.
J'en arrive à penser que les films sont une histoire séparée (une sorte de gaiden), et que la trilogie des films demande autant d'attention que celle des bouquins - et vice-versa. Je me retiens de penser que les films sont une version édulcorée de la version écrite... Tout est très simplifié, il faut faire tenir ça en une heure trente, blablabla, mais il n'empêche que la version cinématographique est redoutable.
J'ai raté le passage en salles de Ring 2, je vais pas le laisser passer pour sa version DVD, et il en est de même pour Rakkuen aka Double Hélice, le deuxième livre (rien que le résumé sur Amazon me fait saliver). Et dire qu'au Japon, ils ont eu la série TV, gahhh... Par contre, le jeu vidéo Dreamcast est un peu caca ~_- .

Enfin, je me suis procuré le volume 1 de Fruits Basket (il était temps !). L'anime y est donc très fidèle, c'est toujours aussi plaisant à suivre, rien à dire sur l'oeuvre. Cependant, il s'agit de la première parution d'un manga chez Delcourt, et on sent les erreurs de jeunesse: lettrage pas toujours très lisible (personne n'aime lire les polices de caractères en taille 2), quelques fautes de grammaire, traduction qui donne parfois l'impression d'avoir été faite par un type qui ne connait pas le “milieu” (on NE DIT PAS “Les grandes Guerres de Sakura 2”, mais “Sakura Taisen 2”, Bon Dieu !)... Par contre, le papier n'est pas trop mauvais, l'encre ne tache pas les pattes, et c'est édité dans le sens de lecture original. D'après ce que j'ai pu lire dans le Pavillon Rouge (publication des éditions Delcourt) d'un copain, la sous-boîte de Delcourt (Akata) qui fait la section mangas est tenue par l'ex-boss de Tonkam (parti au moment où les choses commençaient à tourner au vinaigre) dont je n'arrête pas d'oublier le nom. Tâchons de leur faire confiance pour corriger leurs petites bévues, kwâ.

24 septembre 2002

Le CSA fait encore des siennes

Et cette fois, c'est la chaîne Mangas qui prend dans la tête, pour une raison évidente: non respect des quotas (40 % d'émissions françaises et 60% d'européennes). Ce qui confirme que le CSA est trop con pour comprendre qu'une chaîne qui se nomme ainsi ne peut pas, par définition même, respecter de tels taux d'émissions non-asiatiques (et encore, je devrais dire “non-japonaises” car “manga” ne s'adresse qu'aux bédés nipponnes).

Alors paf, amende de 150 000 €, soit pas loin du million de francs francophones. Vlan.

Ce qu'il en ressort de bien: ça les a forcés à updater leur site web, qui n'était plus mis à jour depuis 2 ans; il ne nous restait que MangasFAQ pour être tenus au courant des programmations de la chaîne.

Ce qu'il en ressort de pas bien: le reste. Sans parler du fait que la rumeur s'intensifie autour d'une délocalisation des studios ABSat (AB1, Chaîne Histoire, XXL, Mangas et quelques autres) vers le Luxembourg pour éviter la législation française: RTL9 a déjà fait ça.

Enfin bon... Ils passent toujours de la Japanime, et pas que de la bouse ou du vieux: ils commençent NieA Under 7 dès mercredi, et en VOST !

08 septembre 2002

Dômu

Joie. J'ai pu trouver l'édition française de Dômu par Katsuhiro Otomo (éditions Les Humanoïdes Associés), et Dieu sait combien c'est un bouquin difficile à dénicher.

Faisons bref pour l'intro: Je rappelle aux lobotomisés dans la salle que Katsuhiro Otomo, c'est monsieur “Akira”, aussi connu sous le nom de Dieu. Dômu (“Rêve d'Enfant”) fut un manga en 233 pages noir & blanc qu'il dessina et scénarisa en 1983. Et en 1984, il commença Akira. Voilà, passons à la viande.

Résumé: dans un quartier HLM japonais, une série de suicides se produit; les gens se jettent dans le vide sans motif apparent... Au pooint que l'on en vient à se demander si ces immeubles ne sont pas hantés.

Soyons clairs: le monde aurait connu Dômu avant Akira, je me demande si ce dernier aurait été considéré comme un des plus grands animes de tous les temps. Car Akira pioche énormément dans Dômu. C'est bien simple, des personnages entiers en sont issus, ainsi qu'une bonne partie de la trame est commune aux deux oeuvres. La principale différence reste l'échelle: Dômu se passe dans un groupe d'immeubles, Akira se déroule dans Neo-Tokyo. Dômu tient en un livre là où Akira en prend 14. Je ne vais pas dire que Dômu en fut le brouillon, mais il me fait penser à un concept, une expérimentation à petite échelle. Voilà pourquoi Akira a volé la vedette à son grand frère: il est plus long, plus violent, plus brutal... mais pas plus maîtrisé. On se rend compte que dès Dômu, Otomo savait déjà parfaitement ce qu'il faisait, comme s'il n'avait plus rien à prouver. A la lecture de Dômu, j'en arrive presque à réaliser qu'Akira n'a finalement rien inventé, il a juste amplifié ce qui existait déjà dans Dômu. Mais la moelle épinière reste la même, y compris les thèmes: le plus visible et récurrent restant le fossé entre les générations. D'un point de vue technique, c'est parfait, du Otomo comme on le connaît: peu de trames, de grands dessins qui donnent le vertige, une maîtrise parfaite de l'espace. Comme dans Akira, les gens semblent étouffés, pris au piège par les blocs de béton parfaitement carrés. L'oeuvre se termine dans une vraie anarchie là encore merveilleusement orchestrée par l'auteur. L'histoire commence comme un polar et finit... comme du Akira, c'est à dire proprement indescriptible mais tellement soufflant à la lecture.
Ca me fout la trouille, quand même, de voir comment nous sommes tous passés à côté de Dômu alors que nous avons tous vu Akira. Je n'ai jamais entendu parler de Dômu dans des critiques ou des articles d'Akira, comme si cette oeuvre avait disparu de la circulation quand l'anime était arrivé... Franchement, ça fait peur.

Edition française: étant publié par une boîte n'ayant pas trop l'habitude des mangas, le sens de lecture est occidental, pas cool. Mais à part ç, c'est du tout bon: la traduction semble sérieuse, le lettrage est agréable à l'oeil, le papier est très bon, la couverture (pas de dessin original hélas !) est en carton dur.

En bref, si vous le voyez, achetez-le, au minimum, feuilletez-le. Vous verrez qu'Akira a eu un précédent qui mérite tout autant d'attention.

01 septembre 2002

Ca faisait longtemps

Vous reprendrez bien un peu d'humour anti-Disney pour la route ?

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