Première chose: Article sympa à propos de GITS Innocence sur le site d'Arte; le film est en compète à Cannes, et j'ose croire que c'est le premier anime qui accède à cet honneur... Ben oui, pas un Studio Ghibli n'a participé à ce festival; Chihiro avait raflé un Lion d'Or à Berlin et avait été nominé aux Césars pour meilleur film étranger - pour perdre face à Bowling For Columbine, en pleine ambiance anti-française aux USA. Outre le fait que les deux films étaient difficilement comparables (et cinématiquement sans comparaison!), la victoire purement politique de Michael Moore m'est restée en travers de la gorge; merde, c'est un film qu'on juge, pas une époque.
Un autre marronnier de cette colonne, c'est l'Epitanime. Sans grande surprise d'ailleurs; quand des amateurs veulent faire aussi bien que les pros, ça ne peut que me plaire^^. Accessoirement, c'est aussi le moment où vous aurez l'occasion de me croiser en vrai, là ouais, chair et os. Donc cette année, je vais pas m'y prendre au dernier moment; référez-vous au post de l'année dernière si vous avez envie qu'on fasse quelque chose. A cette exception près: dans la grande tradition du road trip, c'est une voiture pleine d'otakus et conduite par le généreux FtY qui arrivera à Paris jeudi. Et les festivités commençent vendredi soir, ce qui laisse un jour de marge si vous tenez à me montrer votre collection de jeux vidéo et de DVD. C'est comme ça qu'une fois l'an, alors si vous tenez à montrer votre amour (photo prise par Marc, qui n'avait pas raté l'occasion), profitez-en.
Vincent Maltese lit ce site tous les jours
Japanime
16 mai 2004
Magistral Négatif
Par Raton-Laveur le 16 mai 2004, 16:28
Le Shonen Collec' de ce mois-ci inaugure la nouvelle série de Ken "Love Hina" Akamatsu, prenant la place de l'incompréhensible King of Bandits Jing. Ca s'appelle Magister Negi Magi, as known as Negi Ma et c'est à éviter comme la peste.
Dès les premières pages, on sent la bible de création: Love Hina puissance 1000, et les ressemblances n'ont pas échappé aux fans. Akamatsu avait dû commencer LH sans trop y croire, pensant que sa série finirait dans les esprits comme classée "fan service facile" ou "moe moe power". Apparemment, c'était surestimer l'âge mental moyen du milieu; Love Hina a fini comme série culte auprès d'un grand nombre de fans qui avaient manifestement vu bien peu de choses dans leur vie. Ne vous y trompez pas, j'ai passé un très bon moment devant les aventures de Keitaro et Naru; c'est juste que si on doit vénérer une série, ce n'est sûrement pas celle-là.
Negi Ma continue donc exactement les mêmes canons que son grand frère, enflés à l'excès: écolières, tramages massifs, situations expliquées par l'omnipotence de Moe Moe Man ou l'omniprésence du "tout est possible tant qu'on croit en ses rêves". Mouais, y compris le fait d'avoir dix ans et de devenir prof d'anglais dans une école de filles tout en étant magicien stagiaire. Chpaf, le scénar' a été résumé en une phrase! Ca commence donc avec le petit Negi, habillé en Harry Potter avec turlututu-chapeau-pointu qui est envoyé dans notre monde et croisant un clone de Narusegawa (cheveux longs, amoureuse de son prof, violente, vous voyez le tableau); elle sera d'ailleurs le seul perso à trouver bizarre qu'un gamin soit enseignant. Dans les deux pages qui suivent son arrivée, toutes les filles sont amoureuses de lui, la classe étant fourrée de références à la Japanime (*). Ajoutez les panty shots à tous les étages (dès les premières pages, Negi éternue dans un bus et toutes les jupes se soulèvent!), et bienvenue à Contrivance Plot Land. Sérieusement, si je n'avais pas lu ça avec Groove Salad en fond sonore, les pages auraient déjà été déchirées.
Une OAV est sortie le mois dernier au Japon sur ce manga, dont on sait déjà qu'il ne marchera que parce qu'il y a écrit Akamatsu dessus. Du coup, je m'interroge quelque peu sur le fonctionnement des éditions Pika: ils organisent un sondage permanent pour savoir ce qui plaît ou pas dans Shonen Collection. Si ça marche, ça reste, sinon ça dégage. Il y a également la question "quelle est la série que vous aimeriez voir dans SC?", à laquelle je réponds inlassablement "Read or Die". Devrait-on comprendre que les gens ont demandé à avoir Negi Ma? Ou l'ont-ils intégrée parce qu'ils ont les droits français sur Akamatsu, à l'identique de leurs contrats pour Fujisawa (GTO, Young GTO, Rose Hip Rose)? Cette logique doit bien coûter cher après tout: acquérir la licence d'une série qui risque de se faire virer, faut oser. Alors les prises de risque sont réduites au max: ce mois-ci, 70 pages de Negi Ma, qui se finissent de façon moins douloureuse pour le lectorat de plus de 15 ans. Le dossier de ce mois-ci est composé de quelques dessins de préproduction de Negi Ma - accompagné d'un commentaire de Pika faisant remarquer que ce n'est pas une coïncidence si ce manga arrive au moment où le dernier volume de Love Hina débarque dans les librairies... Ca ne m'empêchera pas de lui coller un zéro pointé dans mon vote mensuel.
(*) Une petite blonde qui s'appelle Ku-Fei, faisant penser à Kaolla Suu; Tchao Linshen apprécie les arts martiaux et est le portrait craché de Lin dans CardCaptor Sakura; une fille inscrite au club manga et à la bibliothèque qui ressemble à Yomiko Readman; il y en a manifestement une qui a deux "cornes" faisant penser aux cyborgs genre Serio de To Heart; une autre s'appelle Miyazaki et un prof Takahata... Cherchez les autres références!
Dès les premières pages, on sent la bible de création: Love Hina puissance 1000, et les ressemblances n'ont pas échappé aux fans. Akamatsu avait dû commencer LH sans trop y croire, pensant que sa série finirait dans les esprits comme classée "fan service facile" ou "moe moe power". Apparemment, c'était surestimer l'âge mental moyen du milieu; Love Hina a fini comme série culte auprès d'un grand nombre de fans qui avaient manifestement vu bien peu de choses dans leur vie. Ne vous y trompez pas, j'ai passé un très bon moment devant les aventures de Keitaro et Naru; c'est juste que si on doit vénérer une série, ce n'est sûrement pas celle-là.
Negi Ma continue donc exactement les mêmes canons que son grand frère, enflés à l'excès: écolières, tramages massifs, situations expliquées par l'omnipotence de Moe Moe Man ou l'omniprésence du "tout est possible tant qu'on croit en ses rêves". Mouais, y compris le fait d'avoir dix ans et de devenir prof d'anglais dans une école de filles tout en étant magicien stagiaire. Chpaf, le scénar' a été résumé en une phrase! Ca commence donc avec le petit Negi, habillé en Harry Potter avec turlututu-chapeau-pointu qui est envoyé dans notre monde et croisant un clone de Narusegawa (cheveux longs, amoureuse de son prof, violente, vous voyez le tableau); elle sera d'ailleurs le seul perso à trouver bizarre qu'un gamin soit enseignant. Dans les deux pages qui suivent son arrivée, toutes les filles sont amoureuses de lui, la classe étant fourrée de références à la Japanime (*). Ajoutez les panty shots à tous les étages (dès les premières pages, Negi éternue dans un bus et toutes les jupes se soulèvent!), et bienvenue à Contrivance Plot Land. Sérieusement, si je n'avais pas lu ça avec Groove Salad en fond sonore, les pages auraient déjà été déchirées.
Une OAV est sortie le mois dernier au Japon sur ce manga, dont on sait déjà qu'il ne marchera que parce qu'il y a écrit Akamatsu dessus. Du coup, je m'interroge quelque peu sur le fonctionnement des éditions Pika: ils organisent un sondage permanent pour savoir ce qui plaît ou pas dans Shonen Collection. Si ça marche, ça reste, sinon ça dégage. Il y a également la question "quelle est la série que vous aimeriez voir dans SC?", à laquelle je réponds inlassablement "Read or Die". Devrait-on comprendre que les gens ont demandé à avoir Negi Ma? Ou l'ont-ils intégrée parce qu'ils ont les droits français sur Akamatsu, à l'identique de leurs contrats pour Fujisawa (GTO, Young GTO, Rose Hip Rose)? Cette logique doit bien coûter cher après tout: acquérir la licence d'une série qui risque de se faire virer, faut oser. Alors les prises de risque sont réduites au max: ce mois-ci, 70 pages de Negi Ma, qui se finissent de façon moins douloureuse pour le lectorat de plus de 15 ans. Le dossier de ce mois-ci est composé de quelques dessins de préproduction de Negi Ma - accompagné d'un commentaire de Pika faisant remarquer que ce n'est pas une coïncidence si ce manga arrive au moment où le dernier volume de Love Hina débarque dans les librairies... Ca ne m'empêchera pas de lui coller un zéro pointé dans mon vote mensuel.
(*) Une petite blonde qui s'appelle Ku-Fei, faisant penser à Kaolla Suu; Tchao Linshen apprécie les arts martiaux et est le portrait craché de Lin dans CardCaptor Sakura; une fille inscrite au club manga et à la bibliothèque qui ressemble à Yomiko Readman; il y en a manifestement une qui a deux "cornes" faisant penser aux cyborgs genre Serio de To Heart; une autre s'appelle Miyazaki et un prof Takahata... Cherchez les autres références!
08 mai 2004
Anime Fast Food
Par Raton-Laveur le 08 mai 2004, 17:47
L'avènement des fansubs digitaux et des DVD à bas prix a généralisé un comportement chez les fans: le visionnage massif d'animes. Ce n'est pas nouveau: il y a dix ans déjà, on alignait 16 épisodes de DBZ enregistrés durant tout le trimestre sur le ClubDo en une journée, et on avait la tête de Boris Elstine quand c'était fini. Sauf qu'on ne faisait pas ça au moindre anime qui nous tombait sous la main: ce n'était qu'une attitude réservée à la soirée entre copains, par hommage pour la série (combien de "soirées intégrale Evangelion"?) ou par défi ("sortez le Nutella et les sacs de couchage, le week-end est bouclé!"). Maintenant, passez 26 épisodes à quelqu'un, et il les matera en un week-end pour son premier visionnage. Alors que le rythme de parution original était d'un épisode à la semaine... Pourquoi? 90% du temps, "parce que c'était génial et que je pouvais pas tenir", le reste se partageant entre "j'ai pas payé cher pour ça" ou "fallait bien que je te le rende". Sauf que.
Sauf que c'est franchement n'importe quoi. On enchaîne les études à dire que l'esprit ne peut pas rester concentré pendant plus de deux heures, que les cours dans les écoles devraient être réduits à des tranches de 20 minutes, qu'au bout de quatre heures d'affilée sur un sujet plus personne ne peut suivre, et voilà que tout le monde bouffe des animes à la dizaine.
Je vous l'accorde, sur certaines séries, ce comportement a un sens; en particulier, celles qui font plus d'une saison ou qui se présentent comme une grande épopée. Dragon Ball Z, One Piece, Sailor Moon, Saint Seiya, Inu Yasha... Les producteurs n'hésitent pas à "faire traîner" en longueur pour profiter de la poule aux oeufs d'or des succès assurés, et les épisodes creux s'enchaînent souvent; pourquoi est-ce que Cell 3.0 prend trois épisodes de DBZ pour apparaître alors qu'il lui suffit de trois pages dans le manga? A la manière de certaines séries américaines qui pratiquent cette méthode pour que le spectateur(trice) puisse rater quelques rendez-vous sans être largué(e), les animes pressent le citron. Ainsi, pas de scrupule à regarder 10x30 minutes.
Mais pour les formats 13 ou 26 épisodes, cela a-t-il un sens? Le planning est décidé à l'avance, et l'histoire doit entrer dans le moule - quitte à inventer des fins tordues si le manga n'est pas terminé. Pas question de faire du vide, ça se verrait tout de suite; alors, peu de répit, une histoire qui se déroule, après tout le spectateur a une semaine pour encaisser avant la prochaine dose. Perso, je m'interdis de regarder plus de deux épisodes d'affilée d'une même série et plus d'un seul pour une OAV. Il y a parfois des "aventures parallèles", où les héros suivent un récit qui n'a pas de lien avec l'histoire principale, faisant de certaines sessions de vrais courts-métrages (Cowboy Bebop, les Stand Alone Complex de Ghost In The Shell, Silent Möbius). Ceci mélangé à la trame principale parfois complexe (Neon Genesis Evangelion, Serial Experiments Lain), qui demande un vrai effort pour dénouer les sacs de noeuds de l'intrigue ou la psychologie des personnages... Comment suivre tout cela en une nuit ou en un week-end? Tout ne devient qu'une continuité avec un seul début et une seule fin, impossible d'identifier un épisode précis ou la chronologie des évènements. Aucun recul, aucune réflexion.
Au milieu des fans se généralise ce comportement qui était avant une idée reçue: celle de l'anime acheté et doublé au kilo, pas cher et diffusé à la télé. Oui, je suis en train de faire une boucle avec le début de l'article. On s'est battus pour exiger plus de qualité, et qu'en faisons-nous? Gâtés-pourris que nous sommes, on le mate à la chaîne. Ca ne sert à rien, ça ne fait pas de vous un meilleur fan et vos avis se limitent tous à deux lignes débiles du genre "sympa" ou "nul". Enfin, quand je dis que ne devenez pas meilleur, vous devenez cependant plus gros: de l'animation dévorée sans distinction, empilée dans une armoire comme des canettes de caca-cola vidées de leur substance. De la confiture donnée aux cochons; bienvenue chez Anime Fast Food. Vous voulez des garage kits avec?
Sauf que c'est franchement n'importe quoi. On enchaîne les études à dire que l'esprit ne peut pas rester concentré pendant plus de deux heures, que les cours dans les écoles devraient être réduits à des tranches de 20 minutes, qu'au bout de quatre heures d'affilée sur un sujet plus personne ne peut suivre, et voilà que tout le monde bouffe des animes à la dizaine.
Je vous l'accorde, sur certaines séries, ce comportement a un sens; en particulier, celles qui font plus d'une saison ou qui se présentent comme une grande épopée. Dragon Ball Z, One Piece, Sailor Moon, Saint Seiya, Inu Yasha... Les producteurs n'hésitent pas à "faire traîner" en longueur pour profiter de la poule aux oeufs d'or des succès assurés, et les épisodes creux s'enchaînent souvent; pourquoi est-ce que Cell 3.0 prend trois épisodes de DBZ pour apparaître alors qu'il lui suffit de trois pages dans le manga? A la manière de certaines séries américaines qui pratiquent cette méthode pour que le spectateur(trice) puisse rater quelques rendez-vous sans être largué(e), les animes pressent le citron. Ainsi, pas de scrupule à regarder 10x30 minutes.
Mais pour les formats 13 ou 26 épisodes, cela a-t-il un sens? Le planning est décidé à l'avance, et l'histoire doit entrer dans le moule - quitte à inventer des fins tordues si le manga n'est pas terminé. Pas question de faire du vide, ça se verrait tout de suite; alors, peu de répit, une histoire qui se déroule, après tout le spectateur a une semaine pour encaisser avant la prochaine dose. Perso, je m'interdis de regarder plus de deux épisodes d'affilée d'une même série et plus d'un seul pour une OAV. Il y a parfois des "aventures parallèles", où les héros suivent un récit qui n'a pas de lien avec l'histoire principale, faisant de certaines sessions de vrais courts-métrages (Cowboy Bebop, les Stand Alone Complex de Ghost In The Shell, Silent Möbius). Ceci mélangé à la trame principale parfois complexe (Neon Genesis Evangelion, Serial Experiments Lain), qui demande un vrai effort pour dénouer les sacs de noeuds de l'intrigue ou la psychologie des personnages... Comment suivre tout cela en une nuit ou en un week-end? Tout ne devient qu'une continuité avec un seul début et une seule fin, impossible d'identifier un épisode précis ou la chronologie des évènements. Aucun recul, aucune réflexion.
Au milieu des fans se généralise ce comportement qui était avant une idée reçue: celle de l'anime acheté et doublé au kilo, pas cher et diffusé à la télé. Oui, je suis en train de faire une boucle avec le début de l'article. On s'est battus pour exiger plus de qualité, et qu'en faisons-nous? Gâtés-pourris que nous sommes, on le mate à la chaîne. Ca ne sert à rien, ça ne fait pas de vous un meilleur fan et vos avis se limitent tous à deux lignes débiles du genre "sympa" ou "nul". Enfin, quand je dis que ne devenez pas meilleur, vous devenez cependant plus gros: de l'animation dévorée sans distinction, empilée dans une armoire comme des canettes de caca-cola vidées de leur substance. De la confiture donnée aux cochons; bienvenue chez Anime Fast Food. Vous voulez des garage kits avec?
22 avril 2004
Par Raton-Laveur le 22 avril 2004, 20:18
Si vous avez GameOne, vous avez une bonne raison de regarder la chaîne-qui-s'est-fait-racheter-par-MTV ce soir: avant-première de l'épisode 4 des France Five, suivi de son making of.
Si vous n'avez pas GameOne, il sera dispo en téléchargement samedi sur leur site. Mais ça sera moins sexy qu'à la télé.
Notez que je suis pas un grand fan des F5, mais bon, faut bien rentabiliser le satellite... Et G1 avait diffusé les bitoman il y a quelques années, qui eux passaient largement plus pour de vrais amateurs (avec toujours Alex Pilot à la réalisation). Il suffit de voir les effets spéciaux et les moyens engagés sur les épisodes 3 et 4 de F5 pour se convaincre que c'est plus du semi-professionnel qu'une bande de potes qui s'amusent avec une DV...
EDIT: Voilà, c'est vu, plus qu'à attendre deux années pour le cinquième et dernier. C'était clairement du travail de pro, mais également bonnard!
Si vous n'avez pas GameOne, il sera dispo en téléchargement samedi sur leur site. Mais ça sera moins sexy qu'à la télé.
Notez que je suis pas un grand fan des F5, mais bon, faut bien rentabiliser le satellite... Et G1 avait diffusé les bitoman il y a quelques années, qui eux passaient largement plus pour de vrais amateurs (avec toujours Alex Pilot à la réalisation). Il suffit de voir les effets spéciaux et les moyens engagés sur les épisodes 3 et 4 de F5 pour se convaincre que c'est plus du semi-professionnel qu'une bande de potes qui s'amusent avec une DV...
EDIT: Voilà, c'est vu, plus qu'à attendre deux années pour le cinquième et dernier. C'était clairement du travail de pro, mais également bonnard!
21 avril 2004
Tenjou Tenge
Par Raton-Laveur le 21 avril 2004, 22:08
(Anime en 26 épisodes, 3 actuellement diffusés. Site Web)
Basé sur le manga d'Itô Ogure (davantage connu sous le pseudonyme-jeu-de-mots “Oh! Great”), qui a bossé sur Himiko Den - une saga en jeu vidéo PSX, manga et anime en 13 épisodes au générique sublime - et beaucoup de hentai. La version papier de Tenjou Tenge, qu'on pourrait traduire par “Ciel et Terre”, est dispo chez nous aux éditions Generation Comics (cher!) sous le nom “Enfer et Paradis”... Mouais, et en plus c'est édité dans le sens de lecture occidental.
Quelques mots sur l'histoire avant d'aborder l'anime proprement dit: TenTen entre dans la catégorie délaissée de la baston à l'école - d'autant plus après le scandale Ikkitousen. Deux yankees tentent de prendre les rênes du pouvoir dans une école de trop, celle qui est pleine de brutes en arts martiaux... Ils se retrouvent au milieu d'une guerre entre le club de Jyuuken (une technique qu'on voit dans plein d'animes, dont Naruto) et l'autorité scolaire du coin, un groupe d'élèves sadiques chargés de faire régner l'ordre. Tenjou Tenge m'avait également fait craquer pour combiner pas mal de choses propres aux animes mais qu'on voit rarement ensemble: les étudiants ont des katanas? Et ils peuvent lancer des boules de feu? Les filles ne sont pas trop niaises et prennent des douches? Il y a une vraie progression dans l'histoire? Et ils ont même des scènes de berserk ou des pouvoirs surnaturels?! Où est-ce qu'on signe? Evidemment, on voit jamais un prof et ils ne vont jamais en cours, mais c'est le genre de constat tellement commun qu'on pourrait en faire une loi des animes.
Du coup, parlons-en un peu, de cette version animée. Evacuons tout de suite la grosse déception: malgré la production de chez Mad House, ce n'est aussi beau que du X Clamp ou du CardCaptor Sakura... Car c'est sous-traité aux coréens! Les américains ont l'habitude de faire ça, les japonais s'y mettent: notez que c'est le cas de Naruto depuis sa troisième saison, et que le principal élément qui "trahit", c'est les visages. Là c'est pareil: c'est plus que correct dans l'ensemble, mais les traits un peu gras pour les bouches et le nez, les yeux parfois trop plats, la disposition de la ligne de front, font parfois tilter. Faut vraiment être maniaque pour voir ça, je vous l'accorde. A part les faces, tout bouge vraiment bien et c'est le principal.
En fait, là où j'attendais cet anime au virage, c'était sur la censure; Get Backers avait été complètement édulcoré et perdait tout le punch du manga. Oh! Great a cet indicible talent de dessiner des héroïnes qui portent un habit d'écolière sur une page, un kimono à la suivante, et du cuir à la troisième (et parfois plus rien à la quatrième, mais c'est autre chose). Les scènes de baston sont relativement sauvages, l'ambiance n'est pas toujours très légère, le fan service y est parfois pervers: un bon seinen trop susceptible de se faire saccager pour ratisser un public plus large à la télé.
Et là, joie: c'est très fidèle, et les coupes se limitent au minimum syndical pour passer sur le petit écran! Les filles portent des soutifs quand leurs vêtements se déchirent, le déroulement de l'histoire est plus chronologique pour être plus facile à suivre, et surtout... Les bagarres sont encore plus violentes, et ça en devient jouissif. Tout du moins, c'est ce que l'on a pu constater sur pièce avec ces trois épisodes, relatant le premier volume du manga: le combat Souichirou/Takayanagi, déjà sanglant dans la version papier, passe carrément au stade de boucherie.
En voilà une version animée qu'elle est bien! Qui plus est, les génériques ayant beau sentir le travail visuel bâclé, j'en suis devenu accro...
Basé sur le manga d'Itô Ogure (davantage connu sous le pseudonyme-jeu-de-mots “Oh! Great”), qui a bossé sur Himiko Den - une saga en jeu vidéo PSX, manga et anime en 13 épisodes au générique sublime - et beaucoup de hentai. La version papier de Tenjou Tenge, qu'on pourrait traduire par “Ciel et Terre”, est dispo chez nous aux éditions Generation Comics (cher!) sous le nom “Enfer et Paradis”... Mouais, et en plus c'est édité dans le sens de lecture occidental.
Quelques mots sur l'histoire avant d'aborder l'anime proprement dit: TenTen entre dans la catégorie délaissée de la baston à l'école - d'autant plus après le scandale Ikkitousen. Deux yankees tentent de prendre les rênes du pouvoir dans une école de trop, celle qui est pleine de brutes en arts martiaux... Ils se retrouvent au milieu d'une guerre entre le club de Jyuuken (une technique qu'on voit dans plein d'animes, dont Naruto) et l'autorité scolaire du coin, un groupe d'élèves sadiques chargés de faire régner l'ordre. Tenjou Tenge m'avait également fait craquer pour combiner pas mal de choses propres aux animes mais qu'on voit rarement ensemble: les étudiants ont des katanas? Et ils peuvent lancer des boules de feu? Les filles ne sont pas trop niaises et prennent des douches? Il y a une vraie progression dans l'histoire? Et ils ont même des scènes de berserk ou des pouvoirs surnaturels?! Où est-ce qu'on signe? Evidemment, on voit jamais un prof et ils ne vont jamais en cours, mais c'est le genre de constat tellement commun qu'on pourrait en faire une loi des animes.
Du coup, parlons-en un peu, de cette version animée. Evacuons tout de suite la grosse déception: malgré la production de chez Mad House, ce n'est aussi beau que du X Clamp ou du CardCaptor Sakura... Car c'est sous-traité aux coréens! Les américains ont l'habitude de faire ça, les japonais s'y mettent: notez que c'est le cas de Naruto depuis sa troisième saison, et que le principal élément qui "trahit", c'est les visages. Là c'est pareil: c'est plus que correct dans l'ensemble, mais les traits un peu gras pour les bouches et le nez, les yeux parfois trop plats, la disposition de la ligne de front, font parfois tilter. Faut vraiment être maniaque pour voir ça, je vous l'accorde. A part les faces, tout bouge vraiment bien et c'est le principal.
En fait, là où j'attendais cet anime au virage, c'était sur la censure; Get Backers avait été complètement édulcoré et perdait tout le punch du manga. Oh! Great a cet indicible talent de dessiner des héroïnes qui portent un habit d'écolière sur une page, un kimono à la suivante, et du cuir à la troisième (et parfois plus rien à la quatrième, mais c'est autre chose). Les scènes de baston sont relativement sauvages, l'ambiance n'est pas toujours très légère, le fan service y est parfois pervers: un bon seinen trop susceptible de se faire saccager pour ratisser un public plus large à la télé.
Et là, joie: c'est très fidèle, et les coupes se limitent au minimum syndical pour passer sur le petit écran! Les filles portent des soutifs quand leurs vêtements se déchirent, le déroulement de l'histoire est plus chronologique pour être plus facile à suivre, et surtout... Les bagarres sont encore plus violentes, et ça en devient jouissif. Tout du moins, c'est ce que l'on a pu constater sur pièce avec ces trois épisodes, relatant le premier volume du manga: le combat Souichirou/Takayanagi, déjà sanglant dans la version papier, passe carrément au stade de boucherie.
En voilà une version animée qu'elle est bien! Qui plus est, les génériques ayant beau sentir le travail visuel bâclé, j'en suis devenu accro...
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