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Les autoroutes de l'information : un business sérieux.

Général

24 juillet 2005

Show the love

(au moment où j'écris ces lignes, c'est la session IRC hebdomadaire qui est en cours. #editotaku@irc.worldnet.net, ils m'attendent pendant que je tape ça, alors bon, passez donc un dimanche dès 21 heures si vous n'étiez pas là ce soir)

Vous vous souvenez de l'iMac qui avait tenté de me tuer pendant mon sommeil ? J'adore redonner un sens à la vie de vieux ordinateurs abandonnés par leur possesseur, mais j'avais été choqué par les limitations de cet ordinateur, surtout comparé à des PC Intel de la même époque qui me servent toujours aussi fidèlement. Evidemment, le texte était passé pour une diatribe anti-pomme de mauvaise foi, alors que ce n'était qu'un résumé de ma mauvaise expérience.

Je crois lui avoir trouvé une façon d'être utile : comme pour les vieux PC, en lui collant un Linux dessus. En l'occurence, la distribution à la mode et en français, Ubuntu. C'est lent, mais contrairement à MacOS9, on peut faire quelque chose avec... Enfin, vaut mieux avoir une souris à deux boutons, hein.



A part ça, j'arrive à finir Façade sans me faire éjecter avant la fin de l'histoire - après trois semaines, c'est un bon début. Accessoirement, être concentré à mort sur peu de jeux en même temps et ne rien pouvoir écrire de correct avant de les avoir bouclés me fait réaliser combien la règle "au moins un article tous les deux jours" peut être parfois contraignante...

20 juillet 2005

Fantastic Poor

C'est officiel : après Sin City et Fantastic Four, je déteste officiellement Jessica Alba. Elle joue plus mal que mon testicule droit, a un sex appeal se résumant à des lèvres assez grosses pour remplacer les chambres à air de mon vélo, et dispose d'une dérangeante propension à attirer le moindre angle de caméra sur sa permanente ou son inintéressant décolleté.

Et le film ? Marvel continue sa longue crise conversions, oscillant entre le pire (DareDevil/Elektra) et le meilleur (X²) et pas mal de trucs fades au milieu (Hulk). Donc là, c'est fade et convenu (le réalisateur ayant à peu de choses près un seul autre film à son actif : le remake US de Taxi...), suivant le cahier des charges : présentation des personnages, obtention des pouvoirs surnaturels, sauvetage, interrogations profondes sur leur identité, apparition du méchant, combat, fin pseudo-ouverte laissant fantasmer les fans sur une inexistante suite. Ajoutez un Stan Lee jouant à Hitchcock quelque part pour amuser les fans, des scènes à la MTV sur fond de rock californien pour les djeunz, une overdose d'images de synthèse (là encore ils n'ont pas trop poussé, mais les trucages "élastiques" sont déplorables) et saupoudrez le tout de sponsors. Même sans avoir beaucoup joué à Burnout 3 Takedown (EA oblige, vous savez ce que c'est), on ne peut que remarquer l'influence de ce jeu vidéo sur la physique des accidents de voiture dans F4 : les voitures volent comme des fétus de paille et se désossent comme si elles étaient faites de pâte à modeler... On sait avec quoi les infographistes ont occupé leur temps libre.
Fans de comics, retournez plutôt à vos théories sur le contenu de Spidey 3 (à mon avis, en plus du retour du Bouffon Vert, on va avoir Venom, puisque Jameson, le cosmonaute qui le ramène sur Terre, apparaît dans le 2e film) et X-Men 3 (Phoenix ! Je veux voir Avalon ! Et y'a aucune chance, mais aussi Onslaught ! ). J'hésiterais presque à dire que le premier groupe de super-héros Marvel méritait mieux, mais même pas. Un film pop-corn et vide-cerveau à peine correct, sans aucune ambition et dont l'objectif avoué est de n'être qu'une pierre de plus dans le ratissage cinématographique des licences de l'éditeur. Allez, Dr Doom est bien rendu, on peut au moins lui accorder ça...

12 juillet 2005

Bloguons ou Blocons

C'est prétentieux à dire, mais il y a des jours où j'en ai marre d'avoir raison. Surtout quand je joue les oiseaux de mauvais augure... Parmi les tout premiers articles de l'éditotaku (voire de raton-laveur.net, soit encore deux ans avant cet édito qui en est à son troisième anniversaire- bien joué, ça fait cinq ans d'ancienneté), je prévoyais le plantage de Tomb Raider Angel of Darkness, de la N-Gage, ou de Fahrenheit, le jeu de Quantic Dreams (The Nomad Soul), qui devait être vendu sous forme d'épisodes et dont la dernière apparition à l'E3 - sous le nom d'Indigo Prophecy - a fait l'effet d'une douche froide. Je vous accorde, c'était pas une grosse prise de risques dans la plupart des cas.

Cet article est là pour vous faire remarquer, sur un ton tout à fait innocent, que ma prophétie à deux balles sur l'avenir de la blogosphère est en train de se réaliser. Son utilité et le spectre de ses utilisations est en train de se ratatiner comme une peau de chagrin, en même temps que la popularité des blogs explose. Ben oui : au début, les blogs servaient à parler d'un évènement, à communiquer avec un groupe précis de personnes, à publier rapidement des articles... C'était trop compliqué, pas vendable dans les médias. Alors on a réduit leur utilité (?) à des journaux intimes pas intimes, et paf, même Envoyé Spécial trouve le moyen d'en parler au lieu de faire un reportage sur quelque chose d'authentiqument intéressant.
Résultat : ce n'est pas parce qu'il y a plus de blogs que leur utilisation se diversifie. Attention, jeu de mots pourri dans la prochaine phrase. Nous avons à présent deux types de blogueurs : les "bloguons", ceux qui ont quelque chose à dire, et les "blocons", qui n'ont rien à dire (où l'on trouve forcément un post absolument incompréhensible comme ça ou comme ça, un commentaire sur sa propre popularité comme ça ou comme ça, le copier-coller du résultat d'un test de personnalité, des photographies de ses pieds...). Pour la première catégorie, ne me demandez pas où les trouver, je les cherche encore. Ceci dit, la seconde a ses avantages, car elle nous en apprend très long sur le comportement humain (étudiants en psychologie, vous tenez là un sujet de thèse en béton armé)... Même en matière de biologie, on peut y faire des découvertes : par exemple, si le résultat d'une longue lignée de mariages consanguins à l'intérieur d'une famille de zoophiles incontinents mentalement déficients venait à ouvrir un blog biographique, voilà le résultat (vous êtes prévenus, c'est un agité du bocal niveau 92 - commencez à lire par le début pour en saisir la substantifique moelle).

Alors il y a deux possibilités : soit vous bloguez, et comme vous lisez ce site, vous faites partie des "bloguons" parce que j'ai un lectorat en or massif. Dans ce cas-là, vous êtes automatiquement tiré vers le haut, votre blog est largement meilleur que la moyenne, et la comparaison est à votre avantage et tout va bien. Mais cela veut également dire que la réputation moyenne du blog se résumant à de la diarrhée digitale, votre blason n'est pas forcément redoré. J'ai déjà utilisé le terme de "diarrhée digitale", inventé par Matthew McKinnon dans un vieil article paru dans Shift quelque part en 2001... et qui parlait de la montée du phénomène blog via blogger. Charles Bukowski a dit : "après celle des chiens, ma merde est celle qui pue le plus". Les blogs n'existaient pas à l'époque.

28 juin 2005

Comment bien cuire du riz

Parce que si vous aimez la bouffe asiatique, il vaut mieux bien s'y prendre avec cet ingrédient qui se joint à absolument tout. Précisons que je n'aimais pas le riz avant de savoir bien le faire, et que maintenant je pourrais en bouffer tous les jours.

Avant toute chose : bien choisir son riz. Parce que sérieusement, Uncle Bens, ben c'est nul. C'est à cause d'Uncle Bens que je n'aimais pas le riz. Et pas seulement à cause de l'étrange habillage marketing, faisant considérer à l'acheteur moyen que l'authenticité d'un bon riz est représentable par un oncle si propre qu'on doute de son existence réelle (un peu comme Groquick) affiché sur toutes les boîtes et dans des publicités où il sort d'une maison en Louisiane, paumée au milieu de champs de riz et qu'on oublierait presque les merveilleuses aventures du peuple noir dans les Etats Unis d'Amérique. Pas seulement, donc. C'est aussi parce que ce riz n'a strictement aucun goût. Imaginez un des dieux de l'Eau tels qu'ils sont représentés dans les jeux vidéo, qu'il s'agisse de la Légende de Thor sur Mega Drive ou d'un Final Fantasy, une de ces représentations corporelles de l' H²O. Maintenant, imaginez qu'il se fasse tuer, que des vermisseaux se mettent à bouffer son corps, et que ces créatures soient capturées, asséchées sur des plateaux en plein soleil avant d'être vendues sous forme de paquets de riz. Ben voilà, c'est le goût du riz Uncle Bens.
Alors, je vais sûrement passer pour un altermondialiste hippie aux cheveux longs et aux idées courtes, mais n'oubliez pas que ce site fait l'apologie des jeux vidéo et des dessins animés japonais, deux passe-temps ultra-libéraux. Mon riz préféré est le riz Thaï du commerce équitable : il sent incroyablement bon rien que durant la cuisson, il est pâteux sans être gluant, et il paraît qu'on fait une bonne action en l'achetant.

Prenez une sauteuse. Non, pas cette demoiselle aux moeurs légères que vous croisez parfois devant la machine à café, mais une poëlle avec des rebords assez hauts. Faites-la chauffer avec le feu bien fort avec de l'huile, attendez qu'elle soit chaude, et versez le riz (à raison d'un paquet entier pour 4 personnes affamées). Là, il y a le débat : faut-il rincer le riz avant cuisson ou pas ? Shine me répond que non, et comme cette méthode est plus que basée sur ses conseils, je ne discute pas. Donc, mettez le riz à cuire un peu et retournez-le bien pour que les grains luisent à cause de l'huile. Après quelques minutes, il va devenir translucide, ouais, comme je vous le dis, translucide. En fait, c'est que le terme, parce qu'en vrai il devient blanc. Cool. Ou alors il va commencer à griller, ça dépend.
Là, vous versez l'eau. Pour doser, c'est facile : le double de ce que vous avez versé en riz. Prenez de l'eau minérale si vous êtes un nanti ou si vous avez un adoucisseur (l'eau de l'adoucisseur c'est nul), de l'eau du robinet dans les autres cas, enfin bref, la même eau que celle que vous utilisez habituellement pour faire du café. Si tout va bien, l'eau devrait se mettre à bouillir immédiatement, le riz étant complètement noyé dans la flotte. Pas de panique, c'est normal : croyez-le ou non, les petits grains musclés vont boire toute l'eau et devenir bien gros. Salez (avec du gros sel si vous êtes un cuistot de la vieille époque), passez à feu doux, couvrez. Allez jouer à SpikeOut Battle Street et retournez le riz à la fin de chaque monde (Dieu que ce jeu est difficile), ou espacez vos vérifications de 10 minutes si vous ne l'avez pas (merci à la section console d'Epitanime ! ). Il faut juste s'assurer que tout le riz cuise de façon homogène et que toute l'eau soit absorbée. Ca prend du temps : comptez bien une demie-heure à trois quarts d'heure selon la quantité. Quand le fond de la poële est sec, laissez encore quelques minutes en retournant une dernière fois - pour le fun - puis passez à table.



Ou sinon, vous pouvez mettre le riz et l'eau dans un autocuiseur, régler la minuterie et aller voir ailleurs si vous y êtes... Mais les autocuiseurs sont-ils vraiment communs dans les cuisines occidentales ?

26 juin 2005

Battle Internet Royale Chat

On est dimaaanche-euh, alors comme tous les dimaaaanche-euh, c'est à 21 heuuuure-euh que la session IRC commeeeence-euh. C'est sur #editotaku@irc.worldnet.net, vous avez aussi la porte de derrière qui consiste à entrer un pseudo dans la barre de menu à gauche-euh.
Si vous lisez ce message en retard et que vous n'avez pas pu venir, allez télécharger Stargunner qui vient de passer en freeware (n'oubliez pas DOSBox) ou essayez de retrouver votre maison sur Google Maps qui couvre maintenant une bonne partie de l'Europe. Si vous lisez ce message en temps et en heure, continuez à lire et jetez un dé à 20 faces. Si vous avez pris le couteau avec vous au début de cette aventure, plantez-le vous dans le bide.

Ce soir, notre cher robot (répondant toujours au triste titre de PHPbot - suggestions acceptées dans le salon) va expérimenter une nouvelle fonctionnalité. N'oubliez pas que son unique but est d'être aussi con que possible, et Keul vient carrément de lui implémenter un jeu dont il a eu l'idée. C'est le premier essai, alors ça promet.
Basiquement, c'est du Battle Royale sur IRC. Quand la partie commence, tout le monde peut parler. En utilisant la commande "!boom pseudo", vous réduisez "pseudo" au silence, qui est donc mis hors-jeu. Petit détail : vous ne pouvez utiliser cette commande qu'une seule fois. Evidemment, la dernière personne gagne ! Durant le jeu, on peut continuer à parler normalement afin de négocier les booms ou établir de fourbes stratégies en messages privés. Afin que les "éliminés" ne meurent pas d'ennui, la partie est limitée à un délai très court - on pense commencer les essais avec une durée de 5 minutes. Et bien sûr, s'il reste plus d'une seule personne à la fin du temps, tout le monde perd... A ce soir !

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