06 juillet 2004
Et dire qu'ils vendent ça
-les données du jeu occupent 55 blocs. Une carte standard fait 59 blocs.
-on ne peut sauvegarder que sur la première Memory Card.
-Le jeu est fluide, sauf pendant les combats - autrement dit, au moment où on en a le plus besoin.
-Quelques personnages qui se téléportent ou qui disparaissent, bien sûr.
-Gros bug avec les WaveBirds: si on en a un branché dans le premier port, rien ne marche. Pareil si on en a deux sur les deux premiers ports. Et on ne peut jouer avec que si on a d'abord branché une manette normale, remplacé par un WB... Ce qui ne marche pas à tous les coups. Grave.
-On peut prendre n'importe quel paddle branché à la console pour jouer: ils sont tous actifs tout le temps. Si vous voulez savoir à quoi ça ressemble d'être à 4 à diriger le même perso ou que vous aimez qu'un crétin pirate votre délicat saut de plate-formes pour vous envoyer dans le vide, c'est ce qu'il vous faut.
-Et évidemment, la fonction vibration est également activée sur toutes les manettes. Donc, si vous avez quatre manettes branchées, c'est le concerto en "BRRRRR" mineur par un quatuor de vibratos. Si vous avez un WaveBird et que trois manettes normales sont branchées et posées sur la table, elles tremblent toutes les trois pendant que vous jouez. Evidemment, elles finissent par se casser la gueule.
-Graphiquement, le jeu est typique de la conversion au plus petit dénominateur commun, basé sur la version PSdaube: un anti-aliasing paresseux à peine ajouté pour cacher les tares du monolithe noir, et en avant vers l'usine de gravure pour la console de Nintendo.
La version PC est loin d'être stellaire et a quelques bugs bien chiants (plantage lors des sauvegardes, persos collés au plafond et j'en passe). Finalement, maintenant que le jeu est trouvable pour une trentaine d'euros (neuf), peut-être que c'est la version Xbox qui est la plus potable... Ironie du sort pour Jade, la bien nommée héroïne aux yeux verts et de kaki vêtue?
Par Raton-Laveur le 06 juillet 2004, 13:26 - Jeux vidéo 6 commentaires
05 juillet 2004
Japan Expo
Je n'y suis pas, et je n'ai strictement aucune idée de comment ça se passe, est-ce que la proportionnalité de la superficie du stand Manga-Distribution par rapport à la taille totale de la conv' est toujours équivalente à 25% ou plus, ou combien il y a eu de morts dans la file d'attente pour voir Katsura. Si vous avez envie de relater votre expérience ou si vous connaissez quelqu'un qui fait un rapport sur la situation, pensez à le dire.
Woaw, en fait c'est fini depuis hier. Oui, je suis paumé.
Par Raton-Laveur le 05 juillet 2004, 10:47 - Japanime 16 commentaires
03 juillet 2004
Officiellement, ça n'existe pas
Maigre consolation: cela veut dire que nous ne sommes pas des fashion victims, achetant selon des collections qui changent chaque année en remplaçant irrémédiablement la précédente. Aussi bien pour les animes que pour les jeux, chaque genre a son lot de valeurs sûres qui ne se "démodent" pas, restant parfois dans les meilleures ventes plusieurs années après leur sortie (les Sims, Half-Life pour les jeux, Love Hina ou Cowboy Bebop pour les animes sont les premiers qui viennent à l'esprit)... Et qui nous sont souvent vendues au même prix. Les collections "budget" ne gardent bien souvent que les best-sellers, histoire de leur donner une nouvelle vie dans un boîtier tout moche. En parlant de durée de vie dans le monde impitoyable des étagères de magasins, il semblerait qu'une nouvelle politique fasse son apparition: le passage à un prix "moyen" (on tombe de 60€ à 30€), une étape ajoutée pour que l'étiquette ne passe pas brutalement au plancher (20 ou 15€, le prix "budget" officiel). Et les ventes de japanime sont encore trop faibles (comparé aux blockbusters, souvent américains, du DVD) pour que les éditeurs puissent rentabiliser une éventuelle baisse de prix.
Peut-être que la situation est exclusive à la France, avec ses dates imposées et ses autorisations préfectorales pour sortir l'étiqueteuse. Quoique: les marges mondialement imposées par les éditeurs resteraient les mêmes, puisqu'ils n'ont pas de collection printemps-été à faire disparaître avant septembre. En fait, il y a deux politiques qui s'opposent: l'éditeur veut un max de jeux dans les magasins, qu'ils soient vieux ou récents. Alors que le magasin aimerait bien mettre de l'air dans ses étagères pour les remplir avec les gros titres de Noël qui arriveront dès la rentrée. Et ainsi tout le monde part en vacances, nos crèmeries à informatiques sont vides de gens mais pleines de jeux; on voit parfois quelques filles paumées avec des sacs de fringues sous les bras qui rentrent dans un Micromania sous l'effort mécanique de visiter chaque magasin de la gallerie. Expérience vécue plusieurs fois cette semaine en tout cas...
Sauf que j'ai également passé la semaine à arpenter mes enseignes habituelles, pour en ramener - beaucoup - de jeux et quelques comportements étranges. Une boutique a ainsi fait de véritables soldes, avec autorisation préfectorale et pancartes "-30%, -40%, -50%" de circonstance. Pourtant, leurs marges auprès des éditeurs ne changent pas, alors pourquoi? Parce qu'en prenant sa petite calculatrice, élaguer les étagères pour renouveler le cheptel avec le catalogue qui s'annonce serait plus rentable que de serrer les nouveautés à côté des autres jeux; en plus, ils profitent du vide pour relooker les lieux. Un cash converter a carrément revu à la baisse son argus et ses prix de revente pour compenser l'absence humaine des vacances. Un autre magasin a mis quelques titres de qualité au milieu de ses "faux soldes" pour cacher un peu le stratagème raconté au début de cet article. Il y a aussi les grandes surfaces (Auchan, Leclerc ou Carrefour) qui vidangent leurs rayonnages; j'ai vu des tapis DDR Konami à 7€. Enfin, et toujours dans le but de faire place nette, les oldies sont bradés absolument partout: résultat, de la NES à la Dreamcast en passant par la Neo Geo Pocket et les DVD d'animes, j'ai pu donner à manger à tout le monde sans me ruiner.
Donc les soldes, officiellement ça n'existe pas. Mais chinez un peu, vous verrez que c'est la période des affaires.
Par Raton-Laveur le 03 juillet 2004, 23:18 - Jeux vidéo 2 commentaires
01 juillet 2004
Final Gear Solid 2
Bref. J'ai bouclé Metal Gear Solid 2, après en avoir vraiment chié pour ne pas ranger le DVD dans une poubelle avant le générique de fin. Ca fait deux jours que j'ai mis un terme à l'aventure, et ce n'est que maintenant que j'en parle. Je vous l'avais dit que c'est cool, le rythme de parution et tout ça.
La situation est franchement équivoque et compliquée, en fait. Jusqu'au dernier moment, l'article assassin était déjà en tête, prêt à être tapé pour dégustation immédiate par le lectorat. Puis le boss final se meurt, la scène de fin se déroule ainsi que les crédits, et pouf, plus de haine.
Il est bon de rappeler la situation pour ceux qui n'y ont pas joué (heureux sont les ignorants!): on a un combat long et chiant, puis environ 30 à 45 minutes (le jeu propose de sauvegarder pendant une pause dans cette dernière!) de cinématique, avant d'affronter le boss final, pas bien méchant. Puis ladite fin. Durant la loooongue vidéo pré-boss, énormément de points de scénario sont développés, achevés... ou carrément commencés! Il y a plus d'informations dans cette tranche de non-jeu que dans tout le reste de MGS2, qui n'était finalement qu'un ensemble de fausses vérités distribuées au compte-gouttes (dans des cutscenes ou discussions par codec déjà bien lancinantes). Dans l'exécution, ça rappelle un peu l'anime Noir, qui a eu ses derniers épisodes (environ 20 à 26) vraiment chargés alors que les précédents (10 à 19) ne faisaient pas avancer l'histoire. Comme si les scénaristes avaient réalisé que pas mal de choses attendaient d'être dites et que persone n'y avait pensé plus tôt.
MGS2 a sauté à pieds joints dans l'erreur du film interactif, ce n'est pas nouveau. Que le susdit long métrage fasse 10 heures tout rond, vidéos incluses, est certes massif pour comparaison cinématographique mais ridicule pour comparaison vidéoludique. Qu'il soit un gigantesque fourre-tout génétique, culturel, politique, philosophidecuisinique, romantiquàl'eauderosique, et quelques autres termes en -ique que j'inventerais bien pour être archivé sur Google, c'est franchement douloureux pour l'estomac du joueur. Surtout quand la dernière heure, loin d'être paroxystique (non, je l'ai pas inventé celui-là) se déroule avec la manette dans les mains pendant à peine 15 minutes.
Et donc, la fin. Toute classique, rangée, presque convenue. Non, en fait, elle est vraiment convenue. Avec quelques ouvertures laissées pour préparer une suite, au cas où - surtout au cas où MGS2 ne vous aurait pas plu: "ne vous en faites pas, vous voyez bien qu'on a prévu une suite!" Après le prêchi-prêcha enduré, tout est balayé sous le tapis pour ne laisser qu'une happy end avec le monde sauvé et une morale compréhensible par le petit frère de dix ans. Si après le très long générique, vous vous souvenez encore du complexe S3, des motivations des Fils de la Liberté ou de GW, vous l'avez bien cherché. Ca tombe bien, des forums sur le Net sont tout disposés à entendre vos élucubrations scénaristiques pour justifier ce joyeux bordel. Comme Neon Genesis Evangelion? Ouais, sauf que l'oeuvre d'Hideaki Anno était plus équilibrée.
Autrement dit, la fin de Metal Gear Solid 2 est comme une fléchette tranquillisante tirée par le M9 d'Hideo Kojima, éteignant la frustration accumulée du joueur qui n'a justement pas assez joué. En tout cas, c'est à ce seul élément que je tiens la raison du "pourquoi tous les gamers écoeurés par MGS2 ne sont pas descendus dans les rues foutre le feu à quelques voitures". J'ai tenté quelques Snake Tales, ces mini-missions ajoutées dans la version "Substance" du jeu: bien que les designers ne se soient pas trop foulés techniquement (lieux identiques à ceux de Sons of Liberty, histoire narrée par des pages de texte), elles sont assez ardues et bien racontées. En tout cas, MGS2 va retourner sur l'étagère et ne plus en bouger... Mais il m'a fait ressortir Metal Gear et Metal Gear 2 Solid Snake (les versions MSX sont meilleures que la NES!), complètement ignorés du grand public, tellement bons...et plus longs que Metal Gear Solid ou Metal Gear Solid 2. Vous voulez que je vous dise? Tout fout le camp.
Par Raton-Laveur le 01 juillet 2004, 23:56 - Jeux vidéo 3 commentaires
29 juin 2004
Aishiteruze Baby
Seulement, c'est parfois bon d'attendre un peu. Tout simplement parce que le jury peut toujours être en train de délibérer (Call of Duty n'a été discuté qu'après l'avoir fini), ou parce que le sujet est trop brûlant pour être abordé. Trois exemples: Kana Imouto, un dating sim hentai pour PC (version "épurée" sur Xbox également dispo), dont l'article non publié est dans mes papiers depuis plus de six mois. Koi Kaze, un anime qui est en arrive à ses derniers épisodes et que je n'ai toujours pas critiqué parce que la balance est toujours dans le neutre. Enfin, Aishiteruze Baby, dont je me décide à aborder le cas.
Anime en vraisemblablement 13 épisodes, puisque le 13ème va être diffusé la semaine prochaine et que si ça tient 26 chapitres, ils peuvent se les fourrer où je pense. L'histoire est croustillante, ne vous y trompez pas: une gamine de 5 ans est larguée par sa mère, devenue veuve un peu trop tôt. La mioche est récupérée par le reste de la famille, qui en confie la garde au fils ado, qui porte des boucles d'oreille et est un vrai Roméo avec ces dames. Ajoutez à ces deux persos la signification profonde du titre et comprenez pourquoi j'hésitais à vous en parler.
C'est pas compliqué: durant les huit premiers épisodes, il ne se passe rien. L'obsédé attend son lot de comportements pseudo-incestueux? Tout ce qu'il a à se mettre sous la dent est qu'ils partagent la même chambre et le même lit. Je vous l'accorde, c'est quand même largement suffisant pour en faire de la chair à fanfiction.
Pendant ce temps, Yuzuyu (la fillette) et Kippei (le garçon) passent des épisodes entiers à résoudre des interrogations profondes dont tout le monde se fout: un épisode entier pour cuisiner un bentô à Yuzuyu, deux épisodes pour lui apprendre à gérer les gens méchants qu'on croise sur les bacs à sable. Bref: le cerveau se met quand même à hurler "mais putain Raton, t'as foutu en l'air 7h30 de ta vie à regarder c'te merde!" Pour éviter de finir avec une lame de rasoir plantée dans les veines, on peut justifier l'intérêt sociologique, parce que là c'est pas piqué des hannetons. Un épisode entier parce que Yuzuyu, de passage dans l'école primaire du coin, n'a pas le même uniforme: le suspense insoutenable s'achève sur l'achat des vêtements appropriés et elle rentre dans le rang. Un épisode entier parce qu'elle n'arrive pas à marcher au pas, angoisse terrible à l'approche du défilé pour le festival de l'école: dormez braves gens, la petite trotte comme un vrai soldat avant le générique de fin. Un épisode entier où les autres mômes se foutent de sa gueule parce qu'elle n'a pas de maman? Moralité sous-entendue après 26 minutes: peu importe que tu sois différente, tant que tu fais comme nous.
En fait, à part la flopée de messages bien pensants (qui arrivent à flots dès le 9ème épisode où la série décolle enfin), il n'y a pas grand chose à tirer d'Aishiteruze.... Pêle mêle, on découvre aussi que s'occuper trop jeune d'un gosse, ça vous fait mener une vie de merde (Kippei est complètement ignoré des autres filles dès qu'il prend Yuzuyu sous son aile!). Une mère qui abandonne sa fille, ça a vraiment une sale gueule et ça pleure tout le temps. Au fur et à mesure, on a de plus en plus envie d'écorcher la toute-mignonne-quelques-épisodes-plus-tôt-purée-qu'elle-est-capricieuse-en-fait Yuzuyu. Et enfin: même si ça n'est pas vraiment assumé, la petite est vraiment amoureuse de Kippei, scènes de jalousie comprises. Une histoire d'amour "normale" entre Kippei et une fille de sa classe est ajoutée au mix, mais elle est tellement délaissée et secondaire qu'elle sert surtout aux auteurs pour se donner bonne conscience: "mais non, notre anime n'est pas qu'un gros fourre-tout d'allitérations pédophiles".
Alors, avis du raton-qu'en-dira-t-on? Aishiteruze Baby est une perte de temps. Considérez comme "perte" dans le sens que c'était parfaitement inutile, ou dans le sens que ça mène à la perte d'une innocence que l'être humain a pour habitude de chérir. Pour chaque référence dégoulinante de bons sentiments à la love story, je comptais un craquement clairement audible quelque part dans ma tête. Faut croire que l'adage est faux: finalement, on ne s'habitue pas à tout.
Evidemment, on est en droit de craindre le marketing si cette série quitte le Japon pour être vendue à un public occidental. Soit ce sera orienté vers les pervers qui ont aimé Popotan, soit ce sera jeté en pâture aux pré-Lolitas éthérées qui regardent Fox Kids. Donc ouais, pas d'inquiétude, ça risque pas d'arriver chez nous - et si c'est le cas, c'est le flop assuré.
Par Raton-Laveur le 29 juin 2004, 22:44 - Japanime 49 commentaires
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