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Cliquer sur ce texte ne sert à rien

Général

20 juillet 2008

Touhou: quand le fanon devient canon

Par nyoronyolo, qui va devoir se taper la traduction de ce billet en anglais.
Attention: cet article contient beaucoup de liens non safe for work-productivity vers des médias divers.

Quelque part dans les années 2000.
Tandis que le monde du Jeux vidéo est encore une fois victime du pouvoir de l'argent, quelque part sur une petite île isolée, un alcoolique anonyme devient célèbre auprès d'un groupe de marginaux par ses petites créations vidéoludiques amateurs, personne ne sait comment ça a commencé, . Le phénomène commence à prendre de l'ampleur dans les basses couches réseaux du Japon pour ensuite se répandre au reste du monde à travers différents virus, noms de code: youtube pour le plus virulent ainsi que ニコニコ動画 pour les aventuriers des runes perdues. Rien ne pouvait endiguer cette épidémie, le virus changeait de formes à volonté: jeux, musiques, hentai, vidéos, etc... le Japon sera le premier à tomber, qui sera la prochaine victime ? La France n'a pas encore été durement touchée, c'est pourquoi je vais tenter de remédier à ce petit détail...


This is Touhou

J'avais déjà écrit un petit pavé difforme pour présenter un peu la série (un de mes amis l'avait déjà fait aussi, et en plus propre), m'étant beaucoup attardé sur pas mal de détails inutiles comme la difficulté de chaque jeu ainsi qu'une partie du gameplay sans vraiment introduire l'univers ni le fandom correctement, c'est pourquoi je vais essayer de rectifier le tir dans ce billet.
Au risque de faire doublon, reprenons tout depuis le début: tout commence sur PC-98, une espèce d'ordinateurs qui fut très populaires au Japon à une époque grâce notamment à une très large gamme de jeux dont beaucoup de doujins games et de dating sims mais comme parmi tous les futurs lecteurs, il ne devrait pas y'avoir plus de 3 pélos qui ont touché à un PC-98 donc on va zapper. Nous voilà maintenant en 2002, un cercle de doujin appelé Team Shanghai Alice composé d'une seule personne connue sous le pseudonyme de ZUN, très gros alcoolique dont on peut souligner les capacités en dessin assez ... discutables, nous pond Embodiment of Scarlet Devil, un danmaku ma foi fort sympathique même si l'absence d'une hitbox visible se fait beaucoup ressentir, de belles musiques malgré une qualité qui peut faire très midi, des personnages qui font partie à l'heure actuelle des plus populaires de toute la franchise, EoSD marque le début du phénomème mais qui ne sort pas beaucoup du Japon.

Il faudra quand même attendre quelques années avant de pouvoir constater un vrai boom de la franchise en dehors de l'archipel nipponne, les divers remix des musiques dont ceux très populaires de IOSYS y contribueront fortement. Bien que la série était déjà populaire avant la venue de ces derniers et la popularité gcroissante de Nico Nico Douga, ces deux éléments ont été les principaux moteurs de la propagation du phénomène surtout en dehors du Japon. Certains ne le savent pas mais ils déjà du être exposé à du Touhou au moins une fois à travers certains liens youtube ou par divers flashs, le plus connu d'entre eux doit être sans conteste Marisa Stole the Precious Thing de IOSYS, d'ailleurs on va le mettre pour la route :


Ce qui fait la force de Touhou est sans aucun doute la fanbase qui non seulement est très large mais en plus très créative, il suffit de voir le nombre de cercles de doujins dédiés à Touhou inscrits pour le comiket précédent (plus de 600) ainsi que les problèmes de surpopulation au dernier Reitaisai, oui il y'a des conventions uniquement dédiées à la franchise. N'oublions pas de rappeler qu'à l'origine les jeux Touhou étaient et sont toujours d'ailleurs des doujin games et c'est ce statut particulier qui permettra aux différents fans de reprendre l'univers de Gensokyo et d'y ajouter leur petite contribution personnelle surtout au niveau des personnages qui contrairement à pas mal de shmup possède un caractère et un background bien qu'assez réduit dans les jeux. C'est à travers toutes les contributions des fans que les différents personnages gagnent en personnalité, bien que du coup leur caractère peut différer ou être présenté de façon différente par rapport aux jeux, e.g: Alice Margatroid décrite comme assez froide et distante est souvent représentée comme fragile et souvent en quête d'affection, ce sera cette version d'Alice que la grande majorité des fans retiendront, un des exemples où le fanon (fan canon) prend le pas sur le canon tandis que d'autres tels que Advent Cirno ou Cho-Marisa restent dans le cadre de la pure fantaisie.

Je ne saurais que trop vous conseiller de jeter un coup d'oeil aux doujins et aux quelques collaborations de ZUN avec divers dessinateurs, gensokyo.org en possède un bon nombre qui ont été traduits en anglais; pour les hentai vous pouvez toujours jeter à coup d'oeil par ici ou par -voire ici pour les traductions-. Comme on peut s'y attendre, le yuri a la part belle dans ces doujins, le fait qu'il n'y ait que trois personnages masculins n'y est certainement pas étranger (le premier étant une tortue, le second un fantôme et le troisième n'est ni plus ni moins qu Rinnosuke, le seul qu'on retient en général d'ailleurs). Les différents "couples" sont le fruit de l'imagination des fans, les relations entre les différents personnages n'étant que brièvement présentées dans les jeux et les quelques mangas considérés comme "officiels" le canon reste assez flou sur pas mal de points, les membres de la communauté peuvent donc laisser libre cours à leur imagination bien que la majorité s'accorde sur le fait que certains "pairings" sont plus "canon/fanon" que d'autres.

Tandis que certains personnages se voient attribuer de doux surnoms tels que Chuugoku/China pour Hong Meiling, ⑨ pour Cirno qui devient même un synonyme de baka (idiot), Hourai NEET pour Kaguya et j'en passe... des fans iront même jusqu'à tenter d'introduire de nouveaux personnages dans le monde de Gensokyo, en voici quelques uns parmi toute la masse:
  • Meimu Yakumo: Une youkai recueillie par Yukari qui, trouvant qu'elle ressemblait pas mal à Reimu, lui a donné des habits de miko noirs juste pour ennuyer notre chère miko toujours en quête de donations et lui a appris quelques sorts d'exorcisme et de contrôle des frontières.
  • Ronald McDonald: le fameux clown mascotte d'une chaine de restaurants graissetronomiques a eu son moment de gloire par sa reprise d'U.N. Owen Was Her? qui a tellement marqué les esprits nippons qu'ils l'intégrèrent dans pas mal de doujins et principalement des vidéos comme celle-ci où il devient l'un des personnages les plus puissants de Gensokyo.
  • Les yukkuris: à l'origine un meme sur 2ch où un utilisateur s'est foiré en tentant de faire un portrait de Reimu et Marisa avec son clavier, un autre anonyme ayant trouvé cet échec amusant en fera un dessin. Depuis les yukkuris se sont multipliés, envahissant les doujins et les vidéos tout en répétant leur devise "Yukkuri shiteitte ne!". Le phénomeme ayant pris une certaine ampleur, rien qu'à voir la page dédiée sur le wiki, certaines personnes se sont amusé à imaginer toutes leurs caractéristiques et leur mode de vie, ils deviennent du coup une espèce à part entière dans le fanon.


Parler de Touhou sans parler des musiques serait un crime, d'ailleurs un de nos compatriotes a fait un billet assez intéressant à ce sujet sur son blog -en anglais-, à lire rien que pour récuperer le mp3 du medley de 25 minutes. Pour ne pas trop répeter ce qui a été dit dans ce billet je ne peux que vous conseiller de commencer à écouter les musiques officielles des jeux pour connaitre les différents airs avant de vous attaquer aux divers doujin albums. Dans toute la constellation des cercles dédiés à la musique je rajouterais éventuellement, en plus des noms cités dans le billet linké, Alstroemeria Records, Sound Holic, Everfades, Cool&Create à qui on doit entre autre Tasukete ERINNNNNN qu'on retrouve dans le Kumikyoku, TAMusic, déjà connus pour nous avoir offert une très belle cover d'Okkusenman pour débuter. Le nombre impressionant d'albums disponibles ainsi que leur très grande diversité dans les styles conviendra à quasiment tous les goûts.

Quelques exemples des musiques en vrac:


Bien qu'il s'agisse surtout de shmups, quelques collaborations entre ZUN et Tasogare Frontier, à qui ont doit déjà l'excellent Eternal Fighter Zero et Higurashi Daybreak, doneront naissance à Immaterial and Missing Power et Scarlet Weather Rhapsody deux jeux de combats avec un gameplay qui redonne ce sentiment de danmaku des jeux dont ils sont issus.

Commençons par IaMP qui n'a jamais réellement eu beaucoup d'attention, surtout en dehors de l'archipel, et ce en grande partie à cause de sa prise en main très dure à appréhender pour le débutant ainsi que sa courbe d'apprentissage qui en découragera plus d'un, de plus un jeu avec juste des chibi lolitas c'est pas ce qui attire les vétérans des jeux de combat. Bénéficiant d'un gameplay riche et de méchaniques très solides ainsi que personnages proposant aux joueurs une grande diversité dans la façon de jouer, il reste l'un des meilleurs doujins fighters disponibles à l'heure actuelle; des tournois continuent d'être régulièrement organisés au Japon dont notamment le Tohgeki qui rien à voir avec le Tougeki (aka SBO ou Arcadia Cup) en dehors du jeu de mot sur le nom. Si ça en intéresse certains, un très bon tutorial a été fait par la communauté de Mizuumi.
Son confrère SWR, lui bénéficie d'une courbe d'apprentissage beaucoup plus beginner-friendly couplée à un netplay disponible de façon native l'ont rendu beaucoup plus populaire qu'IaMP. Par contre comparé à son prédécesseur, SWR souffre de pas mal de défauts dans son gameplay ce qui rebutera la majorité des amateurs de jeux de combats qui préféreront retourner sur IaMP. Néanmoins sa prise en main beaucoup plus aisée pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de jeux en fait un jeu très fun à jouer entre amis pour peu qu'on ne soit pas choqué et dégouté par certains choix de gameplay questionnables.

Beaucoup d'autres doujins games dérivés de la série sont disponibles, certains d'entre eux sont bien sur des shmups, à ce propos un programme appelé Touhou Danmakufu permet de créer relativement rapidement et simplement des danmaku comme par exemple le très décent Concealed the Conclusion. Parmi tous les autres jeux on peut citer entre autre PatchCon Defend the Library! un petit jeu de stratégie mignon et d'assez bonne qualité produit par nos amis de Tasofro (encore eux!) -assez court cela dit-, les Touhou Soccer avec un gameplay réminiscent des Captain Tsubasa sur NES et SNES, des clones de Mario comme Super Marisa Land (encore une fois de Tasofro) et Super Marisa World ou de Megaman comme MegaMari (Tasofro encore et toujours) en passant par des jeux de puzzle dont Touhou Battle Gaiden un clone de Tetris pouvant se jouer à deux voire même Sengoku Gensokyo qui est basé sur le très bon Sengoku Rance d'Alicesoft ainsi que plein d'autres que je pourrais pas citer ou alors j'y serai encore la semaine prochaine. Cela dit on peut quand même parler de l'infâme poisson d'avril de cette année, un RPG basé sur le gameplay de Valkyrie Profile qui n'a pas manqué de provoquer de grands cris de désespoir à travers toute la communauté ce jour fatidique.

Enfin bref, l'univers de Touhou est vaste et dispose même de ses propres memes et ses in-jokes tels que les différents Touhou M-1 qui sont de savoureux clips d'humour manzai avec nos héroines, et ce grâce en grande partie à une communauté de fans très créatifs et productifs, quelques mangas considérés comme "officiels" dont Silent Sinner in Blue sont disponibles à l'heure actuelle mis aucun anime à l'horizon. Une adaptation en anime est à la fois un sujet de discorde et le rêve absolu des fans mais ZUN lui même a avoué qu'un anime basé sur la franchise avait peu de chances de voir le jour pour plusieurs raisons, principalement à cause de la masse de travail que cela représenterait pour une personne ainsi que des complications possibles liées aux copyrights s'il faisait appel à un studio, de plus n'oublions pas qu'il est perfectionniste. Cela n'empêche pas les fans de continuer à rêver, SOUND HOLIC aura même fait une vidéo de près d'une heure tandis que d'autres ont récemment mis en ligne un clip assez court mais avec une animation d'assez bonne facture:


A l'heure actuelle, Touhou est l'une des franchises qui aura le plus fait parlé d'elle ces dernières années dans ce micro-univers dédié au Japon, Zun quant à lui continue de produire ses jeux seuls et à les vendre pour 1000 yens (300 pour les démos) tout pile lors des conventions tout en buvant des bières. Tant qu'il y'aura des jeux pour étendre le monde de Gensokyo et des fans pour approfondir ces apports, le phénomène n'est pas encore près de s'éteindre, rien qu'à voir à quel point le Reitaisai -déjà avoir sa propre convention dédié est quelque chose d'assez exceptionnel en soi- est surpeuplé et le nombre de nouveaux médias disponibles chaque jour (et ma perte en productivité niveau boulot).

Qui sait quand l'enthousiasme retombera, pour l'instant tout est bien parti pour continuer encore longtemps, Gensokyo est un monde plein de possibilités et le statut de doujin permet à toute les membres de la communauté d'apporter leur contribution, d'ailleurs une partie d'entre eux n'a jamais touché aux jeux dont tout est parti.

En gros si vous aimez :
  • Le yuri
  • Les shmups/danmaku
  • Les DFC -même si dans pas mal de doujins les personnages peuvent sembler ... en très bonne santé-
  • Les musiques
  • Les vidéos et flash débiles/lobotomisantsLes jeux de combat
  • Les vampires, les lapins, les maids, les miko, les magiciennes, etc etc
  • Lire des doujins
  • Trainer sur youtube ou nicovideo
  • La bière
  • Les memes
  • Les ... aisselles ?

Touhou est fait pour vous, plus qu'une religion, Touhou est un mode de vie.

Petit mot de la fin: je suis étonné d'avoir plusieurs Go (environ 7-8) de doujinshis Touhou sur le disque dur dédié (500 Go dont plus de la moitié est déjà rempli par des musiques) surtout que la grande majorité d'entre eux ne sont même pas hentai !

Liens utiles:

16 juillet 2008

Motivons-nous en ce Mercredi

Un article avec seulement une image ? Cet Arez est un scandale !

14 juillet 2008

Quartier Libre ouvert !

Hop là. Pour fêter les six ans du site, et un peu en retard à cause de JE, voilà le retour du Quartier Libre. Ca veut dire que jusqu'à dimanche prochain, vous pouvez écrire vos propres articles, juste là, ici. Dans cette colonne, quoi.

Vous allez dans la zone admin à gauche, vous mettez lectorat en nom d'utilisateur et samantha en mot de passe, vous ajoutez un billet avec du html pour les liens (ou alors vous utilisez les boutons au-dessus du texte, on est pas sectaire) et pis voilà. Si vous avez des images, hébergez-les quelque part sur le Net, ici c'est pas les Soeurs du Bon Secours. Et comme y'aura pas mal de monde qui va utiliser ce compte, je vous conseille d'écrire votre texte sur votre ordi avant de le copier/coller dans l'éditotaku.

L'an dernier, la semaine du Quartier Libre a donné ça. Et non, y'a pas de censure. Ca se passe aussi chaque année à Noël.

Donc voilà, et amusez-vous bien !

24 juin 2008

Six ans

Depuis hier, l'éditotaku a six ans.

raton-laveur.net, né en décembre 2000, va sur sa huitième année.

Il s'est passé quoi depuis l'an dernier ? On a eu Nolife. Une énième menace de faire boucler le site. Un vrai clan de joueurs sur TF2. Les annotations en italique entre les paragraphes. Le support technique français du studio Illusion. Et une grosse baisse de la fréquence d'écriture, je sais.

Ne dites pas que je ne vous avais pas prévenu pour cela. L'article du cinquième anniversaire relatait combien l'éditotaku avait fini par bouffer bien d'autres choses dans mon existence, et qu'il fallait que je relativise un peu. Pazu (webmaster d'animint, site créé en 1996) vient de fêter la première année de Sama, son aggrégateur de blogs d'animes, et il en profite pour noter combien ces gens sont finalement peu nombreux. Et ce, malgré l'incroyable popularité de la japanime en France... Le rapport entre "spectateurs" et "acteurs" est impressionnant.

Je peux difficilement m'auto-proclamer "acteur", moi qui ne suis qu'un couillon avec un compte free. Mais c'est une des raisons qui m'ont poussé à créer ce site : je lisais, jouais et matais tellement de choses, comment contribuer en retour à ces passions ? Certains font des fansubs et des scantrads, parce que ça leur permet de faire découvrir à un public plus large des choses qu'ils aiment. Ca tombe majoritairement dans un public complètement passif qui se contente parfois de télécharger sans même acheter le moindre manga, mais peu importe. D'autres apprennent à programmer, modéliser ou entrer dans le métier des jeux vidéo. Ils se font taper dans les noisettes en faisant le job qu'ils rêvaient, mais là encore, peu importe. Puis il y a les couillons dans mon genre, ceux qui se contentent d'observer tout ce beau monde en comptant les points. Propager la bonne parole sur les oeuvres qui valent le coup d'être découvertes, et taper sur les doigts des mal élevés.

Est-ce que tout cela sert à quelque chose ? En soi, je ne crée pas grand chose. Je ne fais que pointer du doigt vers un truc cool ou une connerie, pour vous faire partager ou vous avertir. Qu'est-ce que j'y gagne ? Libé ou Nolife me font visiter leurs locaux, et à Epitanime, on m'offre une Game Gear pour remplacer la mienne ou de jolis dessins. En tout cas, faute de pub, l'éditotaku ne paie pas mes pots de Nutella, ça pour sûr. Est-ce que l'éditotaku, ça marche ? Ca, c'est comme le reste de la blogosphère française : je n'en sais rien. A part quand je vous croise en vrai, parce que là, on se fait à chaque fois un super gueuleton. Au moins, l'édito est assez connu pour qu'à chaque fois que le nom apparaît sur un forum, il y a toujours quelqu'un pour le critiquer (et parfois, y'a même un lecteur pour le défendre).

Est-ce que j'ai l'air d'un vieux con en écrivant tout cela ? Mes excuses. Les sites de news ou de critiques d'animes et de jeux vidéo vous épargnent les états d'âme de leurs rédacteurs, et je ne me le permets que parce que 1) c'est l'anniversaire, donc on peut radoter en vieillissant, et 2) au fond, tout ceci reste un site web perso. Et contrairement aux autres sites (toujours tenus par une équipe alors qu'un blog est souvent tenu par une seule personne), vos commentaires ne sont pas relégués à un forum qui ne sera pas lu par le lecteur lambda. Etre personel sans tomber dans le nombrilisme, être fidèle au lectorat pour qu'il vous le rende, avoir quelque chose d'intéressant à ajouter dans ce monde de brutes... Peut-être que c'est pour cela qu'il y a si peu de blogs d'otaques.

Merci à vous d'être toujours là après ce texte, et par extension, toujours là après tout ce temps.

Merci de votre fidélité.

L'éditotaku va reprendre une activité normale, mais juste le temps de laisser passer Japan Expo, vu que vous devez tous être en train de préparer votre voyage. Nan, je n'y vais pas. Après cela, on fera le Quartier Libre pour fêter cet anniversaire. Et ensuite, on y retourne pour un an de plus.


Mise à jour : Vincent Le Parc est dans les commentaires pour participer à la fête d'anniversaire !

19 juin 2008

Sept chansons

Merde, ça se voit que l'édito va avoir six ans ce dimanche (on en reparle à la fin de ce texte) : voilà que maintenant, je réagis quand on m'envoie un truc depuis un autre blogue. Case in point, kwyxz à qui une gentille demoiselle (lâchez-moi, elle ne joue pas dans la bonne équipe) demande ses sept musiques du moment, et qui du coup, vient me poser la même question. Facile, vu que quelques-unes d'entre elles sont passées sur Nolife la semaine dernière... Si vous préférez le silence, évitez cet article et allez mater ça. Ou ça.

Je suis un raton laveur un peu, mais rêveur beaucoup...

7 - Season of the Samurai - Masafumi Takada, bande-son de No More Heroes : bande-son qui n'est franchement pas terrible : le thème principal (composé de quelques notes simplistes en hommage aux chiptunes de nos 8-bits) est excessivement reproduit dans les deux disques, et c'est relou. Reste ce morceau qui tourne pendant le combat contre Shinobu, moment d'autant plus fort que je le considère comme un des combats les plus difficiles et satisfaisants du jeu. A l'heure actuelle, je sèche face au boss final de la vraie fin, une vraie pute qui demande plus de 30 minutes et 400 coups dans la gueule pour tomber. Jusqu'à son dernier instant, No More Heroes cherche à vous baiser.

6 - aliceblue - Graffias : Au stand Digicraft de l'Epitanime 2008, j'ai acheté le premier volume de Linkup Trance & Progressive, histoire d'écouter autre chose que mes vieux enregistrements de Paul Oakenfold, Carl Cox et compagnie. Autant j'ai envie de me procurer les autres (ce qui ne sera pas aisé maintenant que les gens de Digicraft/Digiclub sont partis et quasiment impossibles à contacter - même leur site web est muet comme une carpe à mes mails), autant je suis un peu déçu par ce CD. J'ai tendance à écouter des disques en repeat à l'infini : quand je me procure un nouveau disque et qu'il sort de son cellophane, il va tourner en boucle pendant quelques jours. Or là, il n'y a clairement aucune continuité et aucune place pour chaque artiste : j'ai l'impression d'écouter une même piste à peine remixée pendant tout le disque. Oui, exactement ce que disent les détracteurs de musique électronique, je sais. Soit les japonais ne sont pas très bons en la matière, soit j'ai fait une mauvaise pioche ; faut dire qu'en dehors des jeux Bemani, on n'entend pas trop la production du pays. Bref, j'ai choisi là la première piste du disque, peut-être la seule qui sorte un peu du lot.

En parlant de musique électronique, est-ce que je suis le seul à penser que le thème de Dungeon Siege a été remixé en techno dans le premier niveau d'ESP Galuda ?

5 - What's The World Come To - Zak Belica, bande-son de SiN Episodes : Emergence : Encore un morceau tiré d'un jeu vidéo. Je n'ai jamais vraiment osé parler du dernier SiN, même si je m'étais réjoui de la renaissance de la licence, aujourd'hui morte pour de bon. Mais s'il n'y a qu'une seule chose à retenir d'Emergence, c'est bien son thème principal. Pas besoin de boucler le jeu pour l'écouter (surtout que ça finit mal), vous y avez droit dès le lancement, dans le menu principal. Il y a une influence à la 007, et c'est chanté par la demoiselle qui double Jessica Cannon (perso féminin principal aux cotés de l'antagoniste, Elexis Sinclaire) et Cortana (Halo). Un thème d'une si grande qualité qu'on se surprend à l'entendre dans une production somme toute modeste.

4 - I Can't Live Without You - Ls and the Bandidos : écoutable sur la page Myspace de Jazzmin Records, troisième piste dans le player. Caution indie de cette sélection, et véritable torture pour moi car ça me rappelle un morceau que j'écoutais sur le tourne-disque du voisin dans mon enfance sans que je puisse me souvenir ce que c'était. Il avait du Pop Corn et autres trucs étranges du même genre... Ca passe parfois sur Radio Nova. Si vous n'aimez pas mais que vous voulez quand même trouver de l'indé sur cette page, essayez Wax Tailor, en particulier The Games You Play.

Tout ceci est présenté sans ordre particulier, hein.

3 - Love World - HRK, remixé par Ulrich Schnauss : Encore de l'électronica, et un des morceaux que je vous ferai écouter le jour où un podcast existera - oui, on appellera ça "radio-laveur". Un de ces morceaux qu'on sait pas vraiment comment il débarque dans votre playlist, vu qu'il s'agit d'un 33 tours qui sort d'un label (Joint Records) dont l'ambition est de mêler des artistes nippons à des européens. Précisément, le morceau Love World de HRK (pour Haruka) est mixé par l'allemand Ulrich Schnauss. A écouter le matin, quand on marche vers le boulot en regardant la rosée dans l'herbe des jardins publics.

2 - Shut The Door - House of Pain : Extrait de l'album Truth Crushed to Earth Shall Rise Again. Du rap east coast comme on n'en fait plus, et un peu plus classe que Cypress Hill - c'est dire. A écouter pendant qu'on joue à Team Fortress 2 avec les [editotaku], fonçant en première ligne en sachant qu'ils sont là pour vous, et vous pour eux.

Ah ben finalement, je n'ai pas cité un seul morceau de ma sélection sur Nolife. Ecoutez les Genki Rockets !

1 - player - Yoko Kanno, Origa et Hearsdales, thème de Ghost In The Shell Stand Alone Complex - Solid State Society : Ah, le morceau de Yoko Kanno, obligatoire dans chaque playlist d'otaque. J'avais peur de tomber sur un morceau qu'elle a repompé à quelqu'un, alors je joue la sécurité. Les plagiats sont partout, ne l'oublions pas. Encore à Epitanime, j'ai acheté le gros coffret à 50 € après que le vendeur de Beez m'ait menti en prétendant qu'il était moins cher que sur leur site web. Et comme il manquait un peu d'anime dans cette playlist, j'ai sorti le coffret de son blister pour écouter le morceau avant de vous le recommander. Version courte : vous m'avez fait ouvrir un blister alors que vous SAVEZ que c'est une de mes névroses. Je vous hais.



Voilà voilà, j'espère ne pas avoir trop violé vos oreilles (protégez-vous). Comme à l'époque des cinq petites lois, je passe à la main à Axel, qui doit me convaincre qu'il n'écoute pas que des trucs d'otaques (mise à jour : il a fait sa liste). Et à fatfish (mise à jour : c'est fait), parce que c'est un homme de goût.

Ah, et pendant qu'on parle de kwyxz... Je l'ai demandé chez lui, je le redemande ici : la liste noire de l'internet français, établie par le Ministère de l'Intérieur à l'aide des internautes, où est-elle ? J'aimerais y inscrire l'éditotaku, pour les lulz et parce qu'il le mérite.



Pendant ce temps : Gros week-end droit devant. Non, pas la fête de la musique, je viens de remplir le quota avec cet article. Gros week-end, donc. Si gros, en fait, que si vous avez un truc de prévu, vous feriez mieux de tout annuler. Si vous n'avez pas l'Orange Box, allez quand même récupérer Team Fortress 2 qui sera gratuit tout le week-end et venez jouer avec les [editotaku], le groupe qui compte, à l'heure où j'écris ces lignes, 99 membres. On s'amusera ensemble avec les nouveaux jouets du Pyro et les nouvelles cartes. Puis, dimanche soir, trouvez quelqu'un qui a Nolife, parce qu'une soirée de méditation religieuse sera organisée en l'honneur d'une déesse vénérée par des gens qui font des chorégraphies bizarres dans les conventions de japanime. Traduction : soirée Haruhi Suzumiya dès 20 heures sur Nolife, bi-a-tches. Le tout sera commenté pendant la session IRC, qui célèbrera également les six ans de l'éditotaku. Vous comprenez mieux, maintenant ? Repoussez ce que vous aviez prévu de faire ce ouikende. Elle peut bien porter la bague de fiancailles pendant une semaine de plus, non ?

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