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Level Select pour Sonic The Hedgehog (MD) : Haut Bas Gauche Droite puis A+Start

27 mai 2003

Maréchal, nous voilà

Pour rendre hommage à la mémoire du maréchal pétain (qui a forcé des générations de gosses à faire des colliers en nouilles et des tableaux en haricots secs taille XL spécial pétomanie furieuse), maman Raton a eu droit au dévédé de Tonari No Yamada. Faut pas déconner non plus, même si on doit dépenser des pépettes à l'occasion d'une fête plus ou moins légitime, cet argent doit être sacrifié sur l'autel du Dieu Japanime. Afin que les puissants de ce pays comprennent que ses adorateurs sont nombreux et qu'ils exigent davantage de totems, davantage de parchemins, davantage de tout.
Mhhh, le DVD? Ben, ça me fait mal aux fesses de l'avouer, mais même si le disque est estampillé tf1 vidéo, il est bien foutu. Les bonus sont pertinents (à part les commentaires de Nguyen, il aurait quand même plus éviter de les improviser. Son ton donne cette salle impression en tout cas), l'image est bonne, la traduction tient la route (yeah, c'est pas un dubtitle!). Bref, un bon petit disque qui fait bien dans la collection, surtout que je me demande pourquoi il est encore vendu alors que disney/miramax a maintenant les drots hors-Japon de tous les Ghiblis. Bah.

25 mai 2003

Loaded, unloaded, reloaded

Ca y est, vu Matrix Reloaded. Donc hop, critique/analyse/édito spoiler-free de la bête par quelqu'un qui avait bien apprécié (pléonasme) le premier.

Première chose: le film mérite son nom. Reloaded. Les scènes d'action sont longues et chargées, les scènes de papote sont longues et chargées, la scène gratuite de cul est longue et chargée, les scènes de réflexion sont longues et chargées... Et le film est long et chargé.
On sent que les Washowski ont profité d'un budget qu'ils n'avaient pas eu pour le premier épisode, alors ils se sont défoulés pour Reloaded et Revolutions (tournés en même temps).
J'ai presque eu l'impression qu'ils ne savaient pas à quel saint se vouer; par exemple, arrivait à conjuger des scèens de baston hollywoodiennes pour plaire aux boys ricains lobotomisés et des scènes pseudo-philosophiques pour les références à la Japanime mais compréhensibles par des gens au cerveau ramolli par MTV. Là, je crois que c'est un peu raté: les quelques scènes “shocking! révélations sur l'histoire!” se résument à un perso, à chaque fois différent, qui vous explique par la quadrature du cercle les origines de la poule et de l'oeuf. C'est pas non plus d'un niveau Bac +5, mais c'est déjà plus du niveau “geek internaute qui a adoré le hacking par nmap de Trinity” que le niveau “teen qui vient aussi pour mater Monica Bellucci et Carrie-Anne Moss”. Alors déjà qu'avec le premier, j'entendais des “j'ai riiiiien compris!” à la sortie de la salle, déjà qu'avec “Le Pacte des Loups”, des djeun'z sortaient durant la projection, là, Reloaded vient de tuer son statut de film grand-public. Non pas que ce soit un mal, mais je connais peu de films dans le genre qui ont droit à un succès suffisamment énorme pour justifier un budget pareil. Et à l'inverse, nous avons une relation amoureuse Neo/Trinity tout simplement ridicule, où ils profitent de leurs 5 secondes de répit pour se faire des poutous baveux lorsque personne ne les regarde avec des dialogues dignes d'un couple d'adolescents prépubères, et ça on sait que ça plait à la cible “grand public” suscitée.

Autant le premier était uniquement rempli de références otakesques aux JV et à la Japanime, autant Reloaded élargit le spectre. Les scènes de diplomatie/bureaucratie/conseils militaires sont à la limite de la repompe de Star Ouars avec ses conseillers antinomiques, habillés n'importe comment et avec des trucs bizarres dans les cheveux. Toute la représentation de Zion (qui dure 5 minutes, mais qui sont pour moi les 5 minutes les plus mauvaises du film) est plus que fortement inspirée de Dune - surtout la scène d'orgie avec des gens qui dansent en enlevant leurs vêtements. Les combats vont chercher leurs idées du côté de Soulcalibur ou Virtua Figher/Dead or Alive, alors que le premier tapait dans les Mortal Kombat.

Puisque j'en suis à parler de jeux vidéo, j'en profite pour préciser que j'ai pas joué à Enter The Matrix, qui à ma connaissance, contient des missions et une histoire qui sont des éléments racontés dans le film. En l'occurence, si on voit le film après avoir joué au jeu - ou vice versa - on est censé retrouver des éléments qui montrent l'influence de l'un sur l'autre. Cool. Le jeu est pondu par Shiny Interactive (David Perry! MDK! Messiah! Earthworm Jim! Alladin MegaDrive! Cool Spot! Global Gladiators!), mais j'ai pas été impressionné en le voyant tourner.
Et au passage, si vous avez vu le court métrage Animatrix “Le Dernier Vol de l'Osiris”, déjà discuté dans cette colonne, un des persos (Niobe) fait une référence directe aux évènements qui y sont narrés. Sweeeet.

Les thèmes de réflexion du film tournent autour de plusieurs questions, alors que l'une seule d'entre elles suffirait déjà à remplir confortablement les newsgroups et discussions post-projection - et c'est leur but. Là encore, les gens dans la salle qui ne sont pas habitués à un tel tas d'interrogations philosophiques (par exemple, ceux qui ne regardent pas d'animes^^) ont dû souffrir de buffer overload.

Voilà voilà. Le film est plein comme un oeuf, et il appartient à chacun de voir s'il le trouve tout juste chargé ou alors trop chargé. Dans tous les cas, Matrix Reloaded m'a déçu, tout simplement parce que les frères Washowski ont abusé de leur oeuvre et de leur budget.



Nota Bene: si vous ne le savez pas encore, il faut rester jusqu'à la fin du générique, qui contient une preview à la sauce anime.

23 mai 2003

la société de consommation, chez vous et pour pas cher

A l'occasion de la sortie des Prince Choco Barre, ils en ont profité pour - encore - relooker le package. Résultat, on passe 5 minutes à chercher son paquet en ignorant visuellement ceux où l'on voit marqué “Prince” tout court sans le “Goût Choco” écrit derrière.
On simplifie, on raccourcit, ma bonne dame, vous la ménagère de 50 ans que nous considérons de plus en plus conne et actuellement devenue trop décérébrée par vos programmes télé pour retenir un nom de biscuit qui fait plus d'un mot. A mon avis, ça va sonner la mort des Prince Tout Choco, ça (mais je m'en fous, la concentration en cacao dans les biscuits y est telle qu'ils s'effritent horriblement trop et que ça fait des miettes partout).
A chaque fois qu'on se rend à la supérette du coin, les choses qu'on voit à tous les rayons sont un symbolisme d'une civilisation qui part en couille, si vous voulez mon avis. Les croissants à dérouler au micro-ondes, dignes d'un cosmonaute (ou de nourriture ultra-conditionnée à la japonaise), m'ont mis vraiment mal à l'aise - trouvez ça dans votre magasin et lisez l'emballage, vous comprendrez. Les recettes sous vide concoctées par Bernard Loiseau; ça aussi, ça m'a fait mal (si ça se trouve, ils vont continuer à les vendre en refaisant le packaging. Si seulement ils pouvaient s'y prendre plus tôt).
Le summum (à prononçer bien comme il faut pour un effet maximum: “summuuuummme”, “maximuuuume”) étant atteint avec la presse. Quand on est encerclé par un tel amassis de vacuité mentale, quand on voit que les zines de w4r3z écrits par des 10z4hs rendent le Virus Informatique introuvable et/ou discrédité, que les magazines de jeux vidéo sont calés entre la presse adulte et les feuilles de chou pour nymphette évaporée...

Il faut se rattacher à des valeurs solides! Faire des choix dignes et éprouvés! Retrouver le sérieux et la qualité d'antan!

Alors tout ce que j'ai pris, ce fut le dernier Fluide. Même la presse Japanime est honteuse dans notre pays... Tout fout le camp, je vous le dis.

21 mai 2003

Woohoo!

Ca y est, ils existent! Ah, j'avais tellement peur de ne jamais les voir... Wizzz. Ca va être cool.

20 mai 2003

Postal 2, addendum

Suite des choses défoulantes et jouissives que l'on peut faire pour s'amuser:
-baisser son froc devant les flics, qui hurlent de remonter son pantalon. On leur pisse dessus, ils suffoquent, sortent le gourdin (non, pas celui-là, l'arme). On sort le flingue, on leur tire dessus, et là, eux aussi sortent l'arme à feu. On les tue et on pisse encore sur le cadavre. Les passants, complètement paniqués, s'arrêtent un instant de hurler pour vomir par terre.
-Aller dans une maison avec une femme seule dedans. Bloquer l'issue de la chambre. Elle panique, se met à hurler, court pour sortir. On lui balance un coup de pied. Elle recommence à hurler en criant. On la refrappe. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle tombe à genoux en se mettant à implorer pour sa vie. On se bouge et elle sort en hurlant (les flics qui se promènent ne réagissent même pas. Parlez-moi d'AI!).
-Le bidon d'essence est mon arme préférée (avec la pelle): jetez-en sur les gens et ils fuient. Courez-leur après et jetez une allumette, ils brûlent. Jetez une longue traînée d'essence dans tout un bâtiment et regardez le nettoyage (si vous savez que des ennemis vont débarquer, ce genre de firewall préventif est destructeur).
-On ne recharge pas les armes. Nous voilà revenus au temps de Doom où les armes tenaient 200 cartouches sans broncher.
-Viser le haut de la tête avec le shotgun.
-d'autres choses seront peut-être ajoutées dans les blogs suivants, qui sait.

Postal reste malgré tout un jeu avec une idée prometteuse, mais quand on secoue, on voit qu'il y a trop peu de choses à l'intérieur.

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