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"Je suis pas gay, mais s'ils veulent une fellation, je peux les aider." -Raton-Laveur, à propos de l'équipe de Nolife.

Jeux vidéo

13 avril 2005

Trois cent soixante

Entraînez-vous à dire ça rapidement et sans baver partout, vous en aurez besoin.
Merci pour les indices de design aussi: couleur entre blanc et platine (pensons à la teinte du GameCube qui n'existe que dans des éditions spéciales en Europe), capable de tenir à la verticale (ce qui est déjà le cas de la première Xbox, même si c'est pas voulu -_- ), et avec le milieu de la surface qui est en creux - super pour faire cendrier ou ramasse-poussière. Wait and see...



Je l'ai déjà dit sur le canal IRC et je le répète ici: ne jouez pas à GantZ sur ps2. Pas eu l'occasion de tripoter le Saint Seiya qui recueille un avis unanime (c'est une merde sans nom), mais mon pote qui l'a acheté ("au moins pour la jaquette, l'artwork est joli!") est mystérieusement tombé victime d'une sinusite - sûrement à force de trop pleurer devant son écran.

12 avril 2005

You tiny grasshopper

3D Realms vient de diffuser le code source de Shadow Warrior, à savoir une version un peu modifiée du Build Engine qui faisait sérieusement pitié face à Quake 2 (Duke3D était lui sorti peu avant le premier Quake; souvenez-vous des articles sur leurs versions Saturn, ici et ). Comme toujours, ce n'est pas pour autant une raison pour télécharger gratuitement ce dernier, qui à l'instar de leur fossile Rise of the Triad, est toujours en vente.
Il s'agit évidemment d'une excuse pour annoncer en page principale que plus d'infos sur leur prochain jeu seraient bientôt dévoilées, avec toutes les spéculations qui vont avec. On pense évidemment à l'E3 et que ledit jeu est Duke Nukem Forever, ce qui pourrait amener à... heu... hummmm... non, rien à faire, on arrive même plus à faire semblant de s'intéresser à ce jeu.

Mais Shadow Warrior est super cool, hein.

10 avril 2005

Star Wars Republic Commando

(merci à Blacksad!)

Je ne suis pas un fan de Star Wars. Faut relativiser aussi: j'ai un pote qui lui, est un camé. S'il arrive à avoir des relations sexuelles, c'est parce que les femmes ne rentrent pas chez lui, où il a insonorisé une pièce pour en faire un cinéma THX avec des fauteuils récupérés dans un cinéma en faillite, a un porte-brosse à dents en forme du pod de Sebulba, et une chambre à coucher avec un peu trop de goodies SW pour être humainement acceptable. De l'avis de beaucoup de nerds, George Lucas est en train de péter une durite: Star Wars en 3D? L'édition DVD avec des scènes ajoutées 20 ans plus tard pour aligner l'ancienne trilogie sur la nouvelle? WTF? Personnellement, j'ai bien profité d'un passage en Californie pour voir Episode One en avance sur ces pauvres paumés de français qui en avaient retardé la sortie pour avoir le temps d'imprimer des jeux à gratter, mais qui ne l'aurait pas fait? Quand on me dit "Mark Hamill", je pense "Wing Commander 3, 4 et Prophecy". Quand on me dit "Harrisson Ford", je pense à Indiana Jones et à ce film où il joue le président des Etats-Unis qui balance des gnons à des terroristes qui veulent lui voler son avion (même ID4 avec son président qui envoie himself quelques missiles air-air aux aliens ne fait pas aussi chauvin). Quand on me dit "La Forteresse Cachée de Kurosawa", je m'énerve de savoir que si peu de "fans" savent la vérité. Quand on me dit "Howard le Canard", j'éclate de rire. Sans parler des rasoirs pour les jambes. Bref.

Star Wars Republic Commando est donc un des (trop) nombreux produits d'appel qui doivent vous rappeler d'aller au cinéma pour voir Episode 3. Un pense-bête de luxe à 60€, quoi. Mais ce n'est qu'après quelques moments de réflexion qu'on se rappelle: en plus d'être le noeud de chaussette le plus cher au monde, SWRC (woaw, avec ces initiales on pourrait croire qu'on parle d'un "Star Wars Rally Championship" - ne donnons pas d'idées à George Lucas) est aussi un jeu vidéo. Comme KOTOR 2 sorti peu de temps avant, sauf que pour une fois, on n'y voit pas le moindre Jedi - à part un Mace Windu en tout petit dans un écran de chargement à la fin de la première campagne et un hologramme de Yoda à la fin. Sit(h)uons, puisque j'ai dû le faire auprès d'un gars qui n'a même pas Episode 1 et 2 (le copain de la fille de mes parents, qui aime aller aux fêtes de l'Huma). Au début, la République était avec les chevaliers Jedi, chez les gentils. Et pour se battre contre la confédération du commerce (les méchants) qui a plein de robots, ils décident de cloner à quelques milliers d'exemplaires un chasseur de primes super fort qui s'appelle Jango Fett. Par la suite, les clones seront refilés au côté obscur (une OPA agressive qui fera pleurer plein d'actionnaires) et perdront leurs jolies armures pour devenir les trucs tout blancs des épisodes 4, 5 et 6, les Stormtroopers. Pis Jango Fett se fait tuer par les gentils pour je sais plus quelle raison, alors son fils Boba deviendra méchant et il deviendra empailleur d'Han Solo. Donc là, on joue des futurs Troopers, entre les épisodes 2 et 3, mais qui sont toujours gentils. Et pas n'importe quels clones, hein: le commando Delta, encore plus mieux mégacool que les autres clones.
Le jeu est donc un quake-like avec trois coéquipiers - pensez Rainbow Six. On a un hacker, un démolisseur et un sniper, mais honnêtement, il n'y a presque aucune différence. Par exemple, poser des bombes ou pirater des ordinateurs prend généralement 10 ou 20 secondes, mais ce délai ne sera pas modifié selon le membre qui s'en occupe! On avance dans une interface pompée sur Metroid Prime en donnant des ordres simples au choix de quatre: protéger une zone, tirer sur tout ce qui bouge, suivre ou tout annuler. L'IA de l'équipe n'est pas mauvaise: à part deux ou trois blocages dans un élément du décor et un passage vers la fin du jeu où ils deviennent cons comme des manches à balai, ils ont un comportement logique. Ah, ils n'ont pas d'instinct de survie comme dans Full Spectrum Warrior: ils ne broncheront pas si vous leur demandez d'aller pirater un terminal à l'autre bout d'un hangar infesté de droïdes sans la moindre couverture. Dommage aussi que leurs actions les plus spectaculaires (comme faire du skate sur un robot pour le stopper avant de lui planter une lame ou un wookie écrasant contre un mur un ennemi dans son dos) soient scriptées, donc n'apparaissant qu'à un moment bien précis de l'aventure - après tout, c'est dans la vidéo d'introduction que vous pouvez voir sur le site officiel. C'est donc parfois un peu mécanique, on voit presque les lignes de code à certains moments. Du côté des ennemis, c'est autre chose: ils se jettent tous sur votre flingue (ou votre couteau, faut économiser les munitions) sans la moindre stratégie, et les passages un peu difficiles n'existent que parce qu'ils débarquent à flots dans la salle. Car dans Republic Commando, les ennemis ont pensé à vous: il y a des bornes de guérison à peu près toutes les deux salles à tout moment du jeu, même si un de vos équipiers dit que seule la garde d'élite que vous êtes peut s'en servir! La mort n'existe pas non plus, puisque si vous où un de vos hommes venait à tomber ou être capturé, le conseil Jedi niera avoir eu connaissance de vos agissements... et après tout, il suffit qu'un autre membre le ressuscite en 5 secondes chrono. Pas à s'inquiéter de leurs munitions non plus, ils ne ramassent jamais les armes ennemies et c'est à peine s'ils doivent recharger de temps à autres pour continuer à canarder comme si on était à la fête foraine. On a trois grosses campagnes, mais comptez... allez... une demi-journée pour chacune d'entre elles. Trop court, et c'est là qu'on se rappelle que c'est Star Wars, et que la seule raison d'exister de ce disque, c'est qu'il parait qu'ils vont sortir un film le mois prochain. Le troisième ou le sixième, je sais plus.
Alors c'est bien marrant, on éclate tout sur son chemin, le moteur graphique fait bien son boulot (l'effet de vision nocturne, woaw) et la Xbox ne rame pas, nos clones bougent super bien, sont bavards comme des pies et se débrouillent sans qu'on ait à leur gueuler dessus toutes les 10 secondes. C'est bien dosé, presque facile même. Pour la musique, j'ai remarqué que tous les tests de tous les jeux Star Wars disent "on dirait du John Williams". Ben là c'est pareil, donc faut croire que c'est super facile de faire du John Williams, du grand pompeux avec des choeurs qu'on dirait qu'ils chantent en latin alors qu'en fait c'est du japonais ou du javanais vachement stylisé mais ça veut toujours rien dire les paroles. L'ambiance est là (à part sur Kashyyyk où on a pas trop l'impression d'être sans lumière, au pied d'arbres géants comme dans KOTOR), pourvu qu'on garde en tête que ce petit commando n'est pas là pour être sur des champs de bataille gigantesques, mais juste dégrossir le travail avant que le gros des troupes d'infanterie finisse le job. La première mission se situant à la fin de l'épisode 2 sur Geonosys, vous verrez ce que les commandos faisaient pendant que les Jedis s'amusaient avec un remake de Ben-Hur. Mais comme on reste dans un FPS, on ne passe pas non plus son temps à jouer les tacticiens.

Enfin, le gros défaut du titre: il n'y a vraiment pas assez à faire dans le disque. On torche l'aventure solo en un week-end, et on reste sur sa faim. Ils promettent qu'on pourra buter du Jedi dans le prochain? Ca me fait une belle jambe! Avec Halo 2, c'est le mode multijoueur qui avait retenu les joueurs de se rendre chez Microsoft avec des torches après la fin de la campagne. Là, c'est le contraire: le multi est une insulte. Deathmatch, capture du drapeau... Et c'est tout. Sacrilège impardonnable, on ne peut pas faire les missions du jeu en coopératif! Alors qu'avec le XboxLive, le casque-micro aurait émulé à merveille les conversations enregistrées du jeu, rien, rien, rien. Il n'y a qu'une carte téléchargeable, et la taille ridicule du fichier (8 blocs!) prouve qu'on ne fait que déverouiller quelque chose qui était déjà sur le disque (comme à l'époque de Sonic Adventure 2 sur Dreamcast); quant aux autres, ce ne sont que des extraits de lieux déjà explorés en solo. Enfin, les armes autres que le fusil d'assaut standard (et qu'on ne voit déjà pas beaucoup dans le mode Histoire) ne sont pas du tout équilibrées, la plus longue des escarmouches faisant 2 secondes - et faire trois morts avec une seule grenade est monnaie courante. Honteux.

Conclusion: ça change de l'horrible Star Wars Battlefront, l'histoire est très sympa, on s'amuse bien dans un jeu qui est techniquement à la hauteur, on ne se prend pas la tête, on a un bon jeu Star Wars, et... c'est déjà fini? Et le mode multijoueur se réduit à un mauvais strict minimum? Ohhhhh, chéri, comme c'est dommage; tu te débrouillais tellement bien.



On est dimanche? Alors à 21 heures, session IRC. #editotaku@irc.worldnet.net, ou un pseudo dans la case à gauche suffisent. Mon chat vient de me livrer à l'instant le thème de la discussion de ce soir, qui sera: "peut avoir des effets laxatifs". Ah non, il a juste mâché un emballage de Stimorol.

30 mars 2005

Les iMacs veulent votre mort

On vient de m'en prêter un, modèle iMac DV Special Edition . La poignée pour déplacer ses 15 kilos est placée trop bas et le poids est mal réparti. Il tourne sous MacOS 9, et plus rien ne tourne sous ce système d'exploitation. La carte WiFi coûte une centaine d'euros au bas mot. Le disque dur fait parfois un bruit flippant, comme si une boule de métal tombait à l'intérieur du capot. Il a tenté de me violer pendant la nuit. iMovie accepte ma caméra DV mais refuse de gérer plus de 12 plans. Il est fourni avec le jeu vidéo Bugdom, dont la jouabilité semble avoir été programmée par un éboueur fou. S'il veut passer sous OSX (qui coûte aussi cher qu'un Windows XP), la transition se fera dans la douleur si je ne lui colle pas 512 Mo au cul. je suis pas vulgaire, hein: c'est bien à cet endroit de l'ordinateur qu'on met la RAM, et c'est la seule évolutivité du système. Impossible de le relier à un réseau Windows ou Nunux (à part via le FTP) existant pour lui faire profiter d'une imprimante ou de quelques fichiers. Et ne croyez pas ce qu'on raconte sur la stabilité d'OS9-tan, qui a lamentablement planté une vingtaine de fois en quelques jours.
Moralité: si vous voulez un Mac, ne cédez pas aux sirènes des oldies en pensant que ce petit bonhomme abandonné pourra vous rendre service. En-dessous d'OSX, pas de salut, et ce jusqu'à la prochaine version. On ne peut rien faire avec, si ce n'est jouer à Marathon ou imprimer quelques pages - même l'Internet le dépasse, un peu de flash et il pleure. Pas de iPod, le lecteur DVD est là pour faire joli (avec 400 Mhz, on bouge la souris pour accéder aux menus et ça rame), et inutile de penser au Divx. Tu m'étonnes que tous les Maceux revendent leur ordi pour passer à la nouvelle génération quand elle débarque...

28 mars 2005

Viewtiful Joe 2 - crossover avec Kanpai-Net.com





Pour conclure ma critique du premier opus de Viewtiful Joe, j’écrivais : « il y manque un mode pour deux voire quatre joueurs simultanément. Vous connaissez la maison : rendez-vous au volume deux ! ». Une prophétie pas vraiment miraculeuse, mais pour le moins réalisée. Viewtiful Joe 2 ressemble trait pour trait à son aîné, à ceci près qu’il accueille une « viewtiful » Sexy Sylvia.

Il singe tellement le premier épisode, d’ailleurs, que l’on jurerait parfois une version 1.5 ou un add-on (les 36 chambres en sont un bon exemple). Tous les rouages du jeu, ou presque, sont absolument identiques à l’opus précédent : même moteur graphique non amélioré, même gameplay à peine agrémenté de nouveaux mouvements. Les cinématiques, les ennemis classiques comme les boss sont, eux aussi, étonnamment similaires et n’oublient pas de looooongs bavardages.





La ressemblance est flagrante au point que les bugs d’affichage causés par les capes des personnages au cours des cinématiques n’ont même pas été corrigés. L’excellent Clover Studio a clairement torché ce second épisode en y intégrant seulement la belle Sylvia dans de nouveaux environnements (aux parcours peu inédits, pour ne pas déroger à la règle). À noter que sur la version testée, le jeu connaît des ralentissements qui, s’ils ne sont pas gênants, restent relativement fréquents.

Toutefois, et en dépit de tous ces reproches, VJ2 arbore toujours des qualités difficilement ébranlables : un sacré design, ce côté old-school définitivement charmant et le plaisir qu’il offre de jouer pour de vrai à la croix directionnelle, son scénario débile et le traditionnel sentai de fin, ou encore ses petites énigmes un peu tordues qui nécessitent de bien connaître les coups (et notamment les nouvelles possibilités offertes par Sylvia). Et puis le titre est toujours amusant, même s’il ne déclenche pas non plus l’hilarité.





Viewtiful Joe 2 ennuie mon verdict : il n’est vraiment pas assez original et a perdu en route tout l’effet de surprise, mais il est toujours aussi bon au point de faire passer des heures de jeu très agréables. Clover a finalement peut-être bien négocié le virage, en s’appuyant autant sur leur première création ; trop de changement aurait pu perturber le joueur. En l’occurrence, ils ne risquent pas de perdre qui que ce soit en route. Mais si troisième opus il y a, comme nous pouvons le supposer, de vraies évolutions sont à espérer.



De Gael : J’ai écrit cet article en témoignage de l’amitié que je voue à Sébastien / Raton et à son site. Lui-même nous a écrit un papier sur Sakura Tsûshin consultable à cette adresse, dans le cadre d’un cross-over qui s’inscrit également dans le cinquième anniversaire de Kanpai!. Longue vie à l’Éditotaku !

De Julien : Le petit cross-over ne pouvait être complet sans un petit mot de ma part. Je n'ai pas écrit l'article, mais qui sait, peut-être une autre fois. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture. Et bonne continuation à Raton pour son site !

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