Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Le saviez-vous ? Si on écrit raton-laveur@raton-laveur.net sur le site, je me fais spammer

Japanime

20 juillet 2009

Cash-on

Par Corsaire

Je ne vais pas vous présenter en long et en large la série K-on signée Kyoto Animation débordante de Moe, d'autant que les avis divergent (mon regard se tourne vers Arez et AxelT).

Je vais m'attarder plutôt sur un aspect matériel des choses car ce point m'a fait quelque peu tiquer, je veux parler du matériel présenté et utilisé et surtout du coût.

Je m'intéresserai surtout aux grattes, les deux marques bien représentées ne sont pas des inconnues, il ne s'agit pas moins que de Fender et Gibson, considérés comme les deux inventeurs historiques de la guitare électrique.

Pour les prix, j'indiquerai ce que je vais trouver sur des sites marchands ayant pignon sur rue sur le net aux USA et en Europe, on trouvera parfois des différences surprenantes.

Mio : Fender American Standard Jazz Bass Guitar (3-Color Sunburst, lefty)

Particularité, la demoiselle est gauchère, ce qui est une vraie malédiction pour un guitariste car il vous faut trouver un modèle "inversé" et ce n'est pas vendu partout.
Prix environ 1499 $ - 1384 €


Yui : Gibson Les Paul Classic (Heritage Cherry Sunburst), mais au vu du prix de vente indiqué dans l'anime je penche plutôt pour une Les Paul Standard
Prix environ 3899 $ - 2899 € (Les Paul Classic)  ou 1799 $ - 1860€ (Les Paul Standard)

Lire la suite...

Les fanzineux, ces "gueux" des conventions Manga

Par Torog, qui écrit pour la seconde fois pour l'Editotaku

En parcourant les reviews de l'Epita il y a un bon mois de celà, il y avait un truc qui m'avait frappé. Entre les listes d'activités, les achats effectués, les rencontres réalisées, quasiment pas une seule fois n'est venue une seule évocation à l'égard des fanzines, si ce n'est un bref "Les fanzines étaient relégués comme chaque année tout au fond", comme photocopié de review de blog en review de blog.

Il y a quelques semaines, Gemini dans un article de préparation à la Japan Expo, en parlait ironiquement, je cite "les fanzines et les associations (les gueux) sont mis à l’écart". On avait aussi le « Ghetto des Fanzines » de l'hypercarte du Raton & d'Arez.

Car il y a une constante, quelque soit la convention : Le fanzinat, du moins en france, est bien souvent la partie des conventions la plus méconnue, la plus oubliée je dirai.

Lire la suite...

Pia Carrot e Youkoso!! 2 DX

Pia Carrot e Youkoso!! 2 DX




Bien le bonjour bande d'Editotaku. Petite présentation oblige, moi c'est Slump. Voilà, c'est fait. Vous ne me connaissez pas, moi non plus ( Enfin si ), et tout va bien sur ce magnifique site. Inconnu au bataillon, je n'ai malheureusement jamais commenté quoi que ce soit, agent secret oblige. Oui, car malgré le fait que je sois resté dans l'ombre depuis ces quelques années ( Au nombre de 4 il me semble... Peut être même 5... ), je suis de très près tout ce qui se passe par ici, et j'ai lu pas mal de posts ( Pour ne pas dire quasiment tous ) de notre ami Raton ( Non, je ne lui voue quand même pas un culte, mais j'en suis énormément fan ). Pour cette cinquième édition du Quartier Libre d'Été, si je ne me trompe pas, je sors enfin de l'ombre et je vais donc vous écrire un article comme j'aime en écrire : Beaucoup de blablas et de dérives en tous genres pour très peu d'infos. Pas de chance, mais c'est comme ça.

Trêve de bavardages, passons au vif du sujet !


Lire la suite...

12 juillet 2009

Japan Expo 2009 - Compte rendu

Les "fans de japanime" français (vous savez, ceux qui téléchargent pour ne pas acheter et qui s'autoproclament "otaku" comme s'il s'agissait d'un honneur) considèrent leur voyage à Japan Expo comme leur pèlerinage annuel. J'ai peut-être une définition pervertie, mais pour moi, un pèlerinage, c'est un voyage où l'on se sort les doigts du cul pour souffrir sa race et expier ses fautes, avant de ressortir grandi d'une expérience qui ne tient pas forcément de la partie de plaisir. Et ca tombe bien, parce que cette année, ceux qui venaient en croyant s'amuser en sont ressortis avec quelques douleurs bien placées

Dans notre pays, la plus grosse chaine de boutiques de jeux vidéo est Micromania. Cette réussite est dûe à une différence assez notable dans la politique d'embauche : les commerciaux avant les gamers. Pour chaque CV déposé chez Micromania, la direction préfèrera invariablement un BTS en marketing qui connait vaguement Wii Sports à un nerd qui joue depuis le berceau et a un diplôme en informatique. Peut-on dire que c'est une mauvaise politique quand on observe leur succès ? Bien sûr que non. A cet instar, rendons à César ce qui appartient à Mozart, ou un truc du genre : Japan Expo voulait devenir la plus grande convention de japanime d'Europe, et on peut dire que ce but est atteint. Une expansion vertigineuse d'un évènement qui s'est toujours voulu massif. Mais là aussi, à quel prix ? En vendant de l'espace de stand à prix d'or, et surtout, à n'importe qui ?

Pas besoin de revenir sur l'hypocrisie d'une entreprise qui se prétend contre toute forme de contrefaçon, mais continue à accueillir, année après année, les mêmes Konci, New City Games et compagnie. L'an dernier, Square-Enix avait fait constater par huissier et avocat les version piratées de leurs produits ; cette année, ils sont passés à l'attaque deux jours après Japan Expo. On peut cependant s'interroger quand cette même boite abandonne son public jeune et influençable à 20 mètres de la sortie, au milieu des organisateurs qui guident les arrivants, à des inconnus qui font la promotion d'une secte. On peut tout autant s'interroger sur la présence d'une actrice japonaise de films de cul, accompagnée de producteurs du cru. Pareil pour les équipes de fansub qui avaient un stand : combien travaillent sur une série en négociation chez un éditeur alors que les ayant-droits japonais de passage à la JE apprécient moyennement tant d'exposition pour ce qui reste une distribution sauvage de leurs produits ? 

Cet évènement est un véritable paradoxe entre professionnalisme et amateurisme. Rien que le budget de la scène accueillant les AKB48 et leurs textes qui m'empêchent de dormir doit dépasser la trésorerie de n'importe quel autre évènement en France. Et pourtant, on retrouve les mêmes stands importants des éditeurs et boutiques, tous agglutinés devant l'entrée qui piègent la foule, coinçant un monde fou au bout de 50 mètres et qui n'osera guère s'aventurer plus avant vers les fanzines ou les salles de conférences. C'est bien pour cette raison que les supermarchés gardent tous les achats primordiaux (la bouffe) au fond du magasin, vous obligeant à traverser de longs linéaires bourrés de tentations (fringues, divertissement) ; on sait pourquoi vous êtes venu, mais rien ne nous empêche de vous faire découvrir des trucs intéressants avant d'y arriver. 

Au Comiket, les stands les plus populaires sont repérés par les organisateurs et plaqués contre les murs, afin de limiter les files d'attente qui bloquent la circulation. Mais à Japan Expo, aucune gestion des flux, ou si peu ; le stand de la Brigade SOS a pu faire ses chorégraphies de Hare Hare Yukai sur une grande place en fin de hall (et non en squattant toute l'allée comme en 2008) uniquement parce qu'ils avaient réservé leur stand à la fin des inscriptions, et non parce que les organisateurs les avaient catalogués comme ayant besoin de place. Avec 160 000 visiteurs cette année, il serait peut-être temps de surveiller qui bloque les allées, non ?

En parlant de surveiller, je crois que nous avons été repérés avec nos cartes modifiées.

Je dois donner l'impression de râler, mais franchement, j'ai passé un bon moment. Je ne m'en cache pas, hein, mais comme l'an dernier, j'avais quelques avantages qui facilitaient mon existence par rapport au visiteur lambda. Avoir un point de chute sur le stand de la Brigade SOS avec de la bouffe et des chaises, ne pas faire la queue pour entrer, rencontrer des lecteurs et des lectrices dans chaque allée, mine de rien, ça aide. Ca aide face au déluge, face au boucan permanent, face aux free hugs qui commencent à sérieusement se comporter comme une infection virale - des poches de contamination qui se rencontrent et cherchent de nouvelles victimes, assez fascinant à observer.

On a même trouvé un bon vieil antidote contre ce fléau : le cordon de sécurité. Quand ils traînaient du coté des haruhistes, les mecs se mettaient en ligne à coté d'eux et les regardaient dans les yeux, façon régiment de CRS ou équipe de France de rugby face aux All Blacks ; et dans un réflexe quasi-animal, on voyait cette horde d'une centaine de personnes dévier sa route et continuer son défilé plus loin. Fascinant, je vous dis. Ils ont même cherché la provocation à quelques reprises, mais j'ose croire qu'ils réalisaient que si ça frittait, le mouvement free hug serait banni de toutes les conventions de la planète - certains évènements refusent déjà leurs pancartes à l'entrée.

 

Pendant ce temps :

  • Gag. Dans mon compte-rendu de Japan Expo 2008, j'écrivais : "Nolife est une chaine entièrement dédiée à ce pays, et je m'étonne que le ministre nippon des affaires étrangères n'ait pas encore investi dans cette voix du peuple." Devinez quel office du tourisme passe maintenant des pubs sur cette chaine ?
  • Blogosphère (Dieu que je hais ce mot) : dans la barre de menu sur votre gauche, j'ajoute les liens vers les copains de No-Xice (qui étaient à Japan Expo), Maxobiwan qui est le meilleur spy dans notre équipe Team Fortress 2, Tsuki-Board (ou MyFigureCollection) pour les figurines en plastique, Peav' qui a gentiment demandé, et pourquoi pas le vôtre ? Si vous avez une jolie bannière en 88x31, envoyez-moi ça dans un mail et je l'ajoute.
  • La chanson des Puyo ! Prenez le thème de Mon Voisin Totoro et remplacez "Totoro" par "Pupuyo". Merci Sega.
  • Blogosphère, suite : ceux qui suivent l'éditotaku depuis un bout de temps doivent savoir que quand j'avais un article trop crade ou hors-sujet, je le postais sur Soviet Voice. Et si vous ne le saviez pas, tant mieux, parce que le but de ce clivage était précisément de vous préserver de conneries aussi cruelles que Dating Slime, ma série d'articles sur les sites de drague. Mon sens de l'humour était d'ailleurs tellement violent que je viens de me faire bannir... Tout ça pour dire que si vous avez un site (pas forcément axé otaku) qui accueillerait irrégulièrement des textes sans rapport avec les animes ou les jeux vidéo et écrits par un raton-laveur qui frappe des bébés au petit-déj', vous devriez peut-être me contacter. 
  • Quartier Libre : la semaine où vous postez vos propres articles pour faire la promotion de votre plume arrive la semaine prochaine : ça commencera dimanche 19 juillet, pendant la session IRC. 
  • Les coyotes de chez Geek-Channel, qui m'avaient interviewé pendant l'Epitanime vers 2 heures du mat', ont finalement posté la vidéo. Il était 2 heures du matin, je vous dis !
  • Le gros tableau des arguments contre les téléchargeurs de fansubs qui n'achètent rien en retour est maintenant disponible indépendamment de l'article sur Made In Japan, en joli format HTML tout simple dans la section des vieux articles. Si vous avez la flemme de les raisonner, envoyez-les vers cette page et laissez reposer.

01 juillet 2009

Scène de Japan Expo


Histoire vraie illustrée par Sedeto, à mettre en parallèle avec la scène d'Epitanime publiée le mois dernier. Cette semaine, vous pourrez donc me trouver dans les halls de la Japan Expo 2009, cordialement forcé invité (une fois de plus) par Axel Terizaki. D'ailleurs, si vous paniquez une fois à l'intérieur, pensez à vous rendre sur son stand ("Brigade SOS"), largement signalé sur la carte améliorée par nos soins.

 

Pendant ce temps : vous vous souvenez de la japonaise cosplayée en Hatsune Miku que j'avais interviewée l'hiver dernier ? Elle a traduit notre petit échange avant de le poster sur Nico Nico Douga. A mater pour le plaisir des commentaires de japonais qui se moquent de mon accent.

28 juin 2009

Japan Expo 2009 - Carte boostée

Parce que la customisation de l'an dernier vous avait plu, Arez et moi avons passé une couche sur la version 2009. Les stands intéressants sont marqués en vert et les meilleurs ont un logo, les stands maléfiques sont en rouge, quelques logos sur les plus notables, des conseils divers et variés un peu partout et une dose de déconne. Cliquez sur l'image :

Fourrez la carte dans votre téléphone portable pour ne pas vous perdre sur place et faites passer le fichier pour que vos amis n'achètent pas de contrefaçons ; en attendant, on va tenter de faire pareil avec le planning. Les deux dessins en bas sont signés Sedeto (*). Si vous avez des suggestions, postez un commentaire ou passez ce soir pour la session IRC dominicale sur #editotaku@worldnet.net, dès 21 heures.

 

Pendant ce temps : vous voyez les logos des sites copains sur le menu à gauche de l'éditotaku ? Vous savez comment faire pour ajouter le vôtre ? Faites-en un joli (88x31 pixels) et envoyez-moi un mail avec l'adresse de votre site. C'est tout.

15 juin 2009

raton va chez Axel Terizaki, épisode final

(épisodes 1, 2 et 3. Je dois une fière chandelle à Sedeto qui a tenu le site pendant que je finalisais cette vidéo)

Matez la vidéo en entier avant de continuer parce qu'il y a une annonce marrante à la fin.

Lire la suite...

10 juin 2009

Epitanime 2009 - Compte-rendu égo

L'édition précédente était déjà excellente, mais les organisateurs ont eu la présence d'esprit d'en corriger les erreurs : les animations sur scène étaient excellentes avec des animateurs de choix, et un forum simplement exceptionnel. Au sens premier du mot : un forum d'exposants avec trois pauvres contrefaçons paumées au milieu de tonnes de produits officiels et directement importés du pays du sushi, dans une convention française, c'est une parfaite exception.

J'ai l'impression que l'otaque moyen qui va en convention change d'attitude au fil du temps. Il commence en profitant de l'évènement, participant aux activités, chantant au karaoké, dépensant chez les boutiques, matant des projections. Les années passant, il finit par considérer la chose comme un gros meeting social, n'y allant que pour mater deux cosplays et dire bonjour à quelques potes. Dans mon cas, les deux phases sont intercalées d'une période "reportage", où j'arpentais les lieux par plaisir de les faire connaître à ceux qui ne pouvaient pas venir.

A ce niveau-là, la qualité de l'évènement importe peu : même entouré de téléchargeurs de fansubs et de cosplays en survèt' orange Adadasse, la réunion de famille entre membres d'un forum ou d'un aggrégateur de blogs aurait toujours lieu. Certes oui, mais admettez qu'il est un tant soit peu plus agréable que ladite réunion se déroule autour de bornes d'arcade avec des shoots Cave ou d'un kumikyoku.

Vous voulez savoir pourquoi il m'a fallu autant de temps pour écrire cet article ? Parce que la suite est encore plus égocentrique que le résumé d'Epitanime 2008. A croire qu'une dose annuelle de star system devienne nécessaire... Cessez de lire ceci maintenant et laissez-moi parler à mon divan. Sérieusement.

Tu as bien raison, texte-en-italique-qui-fait-office-de-troisième-interlocuteur-entre-raton-et-son-lectorat : cette convention m'a surtout appris pas mal de choses sur moi-même.

Afficher un gros égotripMasquer un gros égotrip

A l'attention de ceux qui lisent le site par leur lecteur RSS : ce qui suit est couvert sur le site par une balise spoiler. Vous devriez peut-être faire demi-tour.

Il y a deux ans, dans la file d'attente des dédicaces de Yoshitoshi ABe à Epitaime 2007, j'avais aperçu un petit gars mince comme un clou et recroquevillé sur sa DS. Ni une ni deux, avec la subtilité d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, j'ai envahi son espace personnel pour constater qu'il jouait à une version importée d'Ouendan 2, à peine sorti au Japon. Je le congratule, et avec une petite voix, il dit qu'il me connaît. C'était Kyouray, celui dont l'appel à la passion écrit quelques temps plus tard encouragerait tant de jeunes plumes à commencer leur petit coin de web. Le vieil adage est vrai : sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien. Ou un raton laveur. A force de surfer, vous avez tous croisé sur un forum quelconque un flamboyant posteur de tirades pleines de verve. Le posteur avec un compteur de posts un peu trop élevé qui traite les novices avec dédain et s'enflamme pour la moindre cause - vous voyez le genre. Et quand, lors d'une rencontre réelle entre membres de la communauté, vous avez affaire à un anonyme timide et muet comme une carpe.



Forcément, quand on écrit un site comme l'éditotaku où l'on cherche des noises aux mauvais fans, aux escrocs à la petite semaine et aux rédacteurs en chef du dimanche, il vaut mieux assumer. A fortiori, si on sort de chez soi, il faut s'attendre à tomber sur des détracteurs qui au mieux ne sont pas de votre avis, et au pire, auront envie de vous égorger. Autrement dit : si on joue un rôle, il faut le jouer jusqu'au bout. Si on écrit des articles sur des ninjas à gros seins qui se font malmener par des tentacules, il ne faut pas s'étonner qu'on vous offre des doujinshis du même tonneau. Et à l'inverse, les gens présents ne s'étonneront pas si vous violez un mec déguisé en maid en portant un masque de pony (*).



Et si on croise par hasard le rédacteur en chef de Made In Japan alors qu'on l'a trainé dans la boue deux semaines plus tôt, on ne change pas de trottoir, mais on va le regarder dans les yeux et on lui pose les questions qui fâchent. Il aurait pu me mordre, il aurait pu me ridiculiser, mais il n'en fut rien : il a honnêtement répondu à mes questions et a accepté de poser pour la photo.



Que des gens sympathiques à Epitanime. Je l'ai déjà dit et je le répète à l'intention de tous ceux qui écrivent, parlent et propagent leur opinion : on a le public qu'on mérite. J'essaie d'être un peu exigeant envers mes textes et d'écrire décemment, et vous êtes tout aussi sévères et soignés quand vous me parlez, que ce soit dans les commentaires, le Quartier Libre (prochaine édition à la fin du mois), vos propres sites web, ou en vrai.



Et vice-versa : comme mes lecteurs (c'est vous) sont sympathiques, j'essaie de le leur rendre. A lire les résumés d'Epitanime sur Blogchan/Sama et ailleurs, vous ne passez pas non plus un mauvais moment en ma compagnie. Ou alors vous passez des moments vraiment bizarres. Voir des lecteurs traverser la France pour venir à Epitanime parce que j'ai écrit un guide assez détaillé pour les convaincre de faire le chemin, croiser des gens qui me lisent depuis des années même s'ils n'ont jamais posté de commentaire, monter sur scène après ses lecteurs sans avoir besoin de se présenter, c'est quand même agréable pour l'amour-propre.


Je tombe parfois sur des lecteurs qui me disent que l'éditotaku est connu, que machin a lu tel article ou que j'ai de l'influence dans le "milieu". Remarque, c'est vrai : les hauts faits des huit dernières années sont légion. Grâce à ce site, les éditions Soleil impriment Welcome to the NHK sur du papier un peu plus blanc, Made In Japan va faire non pas une mais deux excuses publiques, et les moteurs de recherche savent où orienter ceux qui se posent des questions sur Taimanin Asagi. Yay pour moi.

Désabusé ? Que nenni. Mais quand on passe toute l'année seul devant son ordi à écrire/photographier/filmer dans son coin, il est difficile de jauger une quelconque célébrité. Si je vais dans une convention sans la peluche, je suis aussi discret que Solid Snake. Alors, quand vous croisez une bonne centaine de personnes qui vient vous dire bonjour en l'espace d'un week-end, ça fait bizarre. Quand vous apprenez que vous avez des lecteurs chez Ankama, c'est étrange, mais quand ils vous demandent une dédicace, c'est carrément le monde à l'envers.



Quand Nashi est venu me poser quelques questions pour sa caméra, j'ai bien dit que l'éditotaku ne m'a jamais rapporté le moindre sou, mais nom d'un chien, qu'est-ce que j'ai pu rencontrer comme gens formidables grâce à ce site. Et généreux, en plus.



Tout juste revenu du Japon, Axel m'a offert l'édition limitée de Clannad - Tomoyo After. Certains y voient une private joke, d'autres y voient une tentative de conversion au tomoyisme. En plus du jeu, il y a un superbe livret et la bande-son dans un magnifique coffret.



De retour du pays aux tentacules avec le susnommé impétrant, Shikaze a ramené les cinq (chers et rares) doujins de Mogudan sur Rei Ayanami. Ne cliquez pas sur le lien si vous êtes mineur.



Et ils étaient accompagnés des pince-sans-rire Corsaire et DarkSoul, qui ont voulu faire rire avec ces pinces : des broches de Rei Ayanami. Sachant que je me coiffe avec une tondeuse depuis quelques mois, je vous laisse profiter de leur sens de l'humour. Maxobiwan m'a aussi offert Senko No Ronde et Keul m'a même fabriqué un chargeur USB portable.



Shade, rédacteur en chef de Made In Japan, est venu me donner ça. Mais euh, y'a un tiret à mon nom de plume, parce que raton laveur avec un espace, c'est l'animal. "Oh, les fautes d'orthographe dans Made In Japan, tu sais comment ça se passe". Je n'ai pas su quoi répondre.



Mais le plus impressionnant reste Scoonix, spécialement venu d'Allemagne pour présenter au peuple teutonique comment on fait les conventions de japanime par chez nous. En plus de parler un français exquis et d'offrir un ticket d'Epitanime à un lecteur de ce site, il a pondu pour son site web une grosse vidéo sur mes agissements et m'a offert ce superbe dakimakura de Yoko (Gurren Lagann). J'avais dit sur IRC que si jamais je chopais cette taie d'oreiller, des gens en noir viendraient me confisquer ma Carte d'Etre Humain. D'ailleurs, on frappe à la porte.



Vous aviez été prévenus que ce texte serait nombriliste, et c'est bien pour ça qu'il a autant trainé ; même après l'avoir réécrit une dizaine de fois, je n'en suis toujours pas satisfait et il est cinq heures du matin. L'éditotaku a perdu en spontanéité avec le temps, oh ça oui ma bonne dame, mais il fait de son mieux, ça pour sûr. Ca va sembler répétitif, mais c'est quand même grâce à vous que tout ceci existe encore. Comme je l'ai écrit plus haut, l'expression publique sur Internet est différente des autres médias parce qu'elle est réciproque : nombre d'entre vous s'y mettent après avoir observé mon cheminement, et vos avis me font avancer. Merci à vous. Tous les lecteurs que j'ai pu rencontrer à Epitanime m'ont vraiment touché par leur gentillesse et leur ferveur. Encore merci.

 

Pendant ce temps : le reste du mois va être chargé sur l'éditotaku. D'ailleurs, pensez à réfléchir à ce que vous allez écrire pour le Quartier Libre d'Eté qui aura lieu dans deux semaines. Je résume pour ceux qui ne connaissent pas : pendant une semaine, à l'occasion de l'anniversaire de cette colonne, vous pourrez directement y poster vos propres articles sur le sujet de votre choix, avec un login dédié et le même système de publication que moi, sans censure, rien. Pour écrire sur un anime ou un jeu vidéo que j'ai ignoré, dessiner une bédé, présenter du hentai, bref, ce que vous voulez.

26 mai 2009

Scène d'Epitanime

(histoire vraie. Strip dessiné par Sedeto, qui dessine mieux que ta mère)
 

On se revoit à Epitanime 2009 ce week-end. Plus d'infos sur la convention par ici. Oui, vous pouvez acheter des billets sur place sans avoir réservé à l'avance ; il n'est pas trop tard pour venir. La preuve, Axel Terizaki et quelques gentils lecteurs reviendront du Japon rien que pour ça - et le pire, c'est que je ne plaisante même pas. Le gros de l'éditotacrew et du canal IRC sera présent, alors profitez-en pour dire bonjour.

Epitanime bis, bouffe Editotaku : si vous vous êtes inscrit pour le restau Editotaku de samedi soir et que vous avez oublié les détails, pointez-vous entre les deux bâtiments d'Epita entre 19h et 19h30 et on partira ensemble vers le restaurant. Si vous n'allez pas à Epitanime mais que vous êtes également inscrit au restaurant, allez sur le canal IRC pour les détails. Et si vous n'êtes pas inscrit mais que vous avez faim, tentez de passer, mais je ne vous promets rien. Je ne sais vraiment pas organiser ce genre de truc. 

Pas de session IRC dimanche, ou tout du moins, je ne serai pas là. Mais il paraît qu'on se débrouille très bien sans moi.

 

Pendant ce temps, mai 2009 : Il s'en est passé des choses, mais avec les derniers articles qui tapaient aisément dans les quelques centaines de commentaires, je concentre tout ici. 

 
Tira et Talim !
 
Et il y avait un cosplay de Touhou dans les participants. Quelle ville bizarre.

USA USA USA USA

Afficher le "Pendant ce temps" de la honteMasquer le "Pendant ce temps" de la honte



Ah, Yoko Matsugane est toujours aussi belle. Je ne suis pas spécialement fan des costumes d'infirmière, mais Yuuri Morishita le porte assez bien auprès du Dr Matsugane et--


"Ton coeur bat fort". Euh, quoi ? Pourquoi elle met le stéthoscope à cet endroit, normalement c'est--


"Oh docteur, votre coeur bat fort aussi." Hein ? Mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi à droite ? Pourquoi Yoko, pourquoi ? щ(゚Д゚)щ


Excellente semaine à vous, et j'espère vous voir ce week-end !

18 mai 2009

Made In Japan, le fansub et les otakus

Résumé de l'épisode précédent : une bande de crétins congénitaux envoient du papier toilette usagé à un imprimeur, et le résultat apparaît dans les kiosques en tant que magazine dénommé Made In Japan. Sous les traces de caca, nous notons qu'ils ont également plagié quelques auteurs, ce qui a passablement énervé.

Le nouveau numéro vient de sortir, et les excuses promises sont une pauvre note en bas de page qui laisserait croire qu'en lieu de vol d'article, il n'y avait qu'oubli de signature. Aucune trace de rédemption, et ils s'offrent le luxe d'en avoir conscience. Ils n'ont vraiment aucun sens de l'honneur.

Mise à jour du 20 mai 2009 : Georges Bastos, le directeur général de Made In Japan, répond dans les commentaires.

Et n'oublions pas que le rédacteur en chef de Made In Japan (Djoher Khaled, alias Shade) et pas mal de ses pigistes viennent de l'association Sohei ; une association prétenduement "pour la promotion de la culture asiatique" qui poste des liens de téléchargement vers des fansubs de Hana Yori Dango en page principale.

Notons aussi avec délectation que la rubrique fansub a mystérieusement disparu du magazine, et que les noms de famille des pigistes ont disparu pour ne laisser que leur pseudonyme, alors qu'on trouvait pseudos et noms dans le précédent... Je me demande si ça a un rapport avec Elise Jourdan, alias PandorArts (qui avait fait dans le numéro 3 une interview de son propre rédacteur en chef à l'intérieur de son propre magazine), qui n'avait pas apprécié qu'Internet lise tout haut l'ours du mag'... Allez voir dans les commentaires à partir d'ici, c'est assez marrant. Ou navrant, selon le point de vue.

J'arrête de parler de cette feuille de chou parce que son problème va être traité autrement. On va parler d'un problème plus large.

On le savait déjà : si vous lisez l'éditotaku, vous ne correspondez pas au public de Made In Japan. Alors, je vais faire en sorte d'être aussi objectif que possible, mais ça ne va quand même pas être très agréable à écrire, ou on va encore m'accuser de troller. Sauf qu'à travers ce lectorat, on voit quand même un problème infiniment plus large.

Qu'est-ce que je vous disais.

Made In Japan ne coûte rien à fabriquer : c'est un très mauvais fanzine écrit par des ralentis du spermatozoïde distribué un peu plus largement, voilà tout. Les seuls frais engagés sont l'impression et la distribution - et croyez-moi, c'est bien moins cher que vous ne l'imaginez. Ils ne paient de droits d'auteur à personne, n'achètent aucune série, les auteurs sont tous au statut de stagiaire non rémunéré. Ecrit autrement : le rédacteur en chef exploite ses pigistes-stagiaires (qui arnaquent tous les ayant-droits, des studios japonais jusqu'aux sites internet plagiés), et le public se fait arnaquer en payant pour des articles médiocres et pleins de fautes. Mais il s'agit d'un public qui continue à acheter ce magazine, ignorant tout de l'orthographe, de la japanime ou d'un quelconque sens moral vis à vis de cette bouffonnerie. Et un public aussi un peu myope pour ne pas voir les gros pixels sur les illustrations pompées sur le Net.

J'arrête de tourner autour du pot : on parle d'un public qui ne paie pas pour ses DVD, qui ne paie guère plus pour ses mangas, et je ne parle même pas des CD audio. Ils achètent - une fois par an - des bouts de plastique représentant leurs persos préférés, mais ce sont des figurines et des goodies contrefaits. Un public qui n'achète guère que pour frimer devant les copains qui viennent dans leur chambre pour admirer leurs trois posters et leurs ramasse-poussières, ou qui jouent à revenir avec le plus gros sac pendant Japan Expo, le pèlerinage commercial annuel durant lequel ils tentent de s'acheter une conscience pour avoir téléchargé le restant de l'année.

Un public qui s'autoproclame otaku, comme si c'était un badge de bonne conduite honorable, pour se donner une quelconque étiquette : "je ne suis pas gothique, métalleux, rappeur, il faut que je rentre dans une case, alors je suis otaku". 

Et c'est là qu'on reconnait le génie commercial de certains. Quelques hommes d'affaires ont bien compris la différence entre les otakus, les vrais, et ces parasites "japan maniacs", comme on les appelle sur M6. Distinction que bien des insiders de ce petit monde ne font pas. Lesdits parasites ne paieront que pour des produits peu onéreux, comme un magazine ou le ticket d'un évènement bâclé par des marketeux mongoloïdes. Car ces gamins qui n'ont de "fan" que le nom sont trop bêtes ou ignorants pour voir à quel point ils se font rouler dans la farine.

C'est là que j'admire aussi le génie de ceux qui arrivent à séparer le bon grain de l'ivraie. Pendant Japan Expo 2008, j'ai été véritablement impressionné par la Brigade SOS francophone, qui avait une moyenne d'âge assez basse, mais relatait une passion authentique pour Haruhi Suzumiya, arborait le plus naturellement du monde son coffret DVD sorti pour l'occasion, et ne tombait pas dans le piège de la contrefaçon ou du téléchargement décomplexé.

Bis repetita : j'admire sincèrement le génie commercial de ces gens-là, qui ont compris comment se faire un fric fou en faisant une distinction assez fine - les deux groupes dans les fans de mangas : les otakus, et les autres. Et ainsi, qui arrivent à se faire du fric sur le dos de gens qui n'en dépensent pas, sacré paradoxe s'il y en a un. Pour moi, il n'y a aucune coïncidence quand le dirigeant de Paris Manga (une convention si mercantile qu'elle ferait presque passer la SEFA pour les compagnons d'Emmaüs) et le rédacteur en chef de Made In Japan font des interviews à la télé main dans la main.

 

          ∧_∧    / ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄
          ( ´∀`) < Arguments à l'attention de ceux
        /    |    \   qui téléchargent pour ne pas acheter
       /       .|     \________________
       / "⌒ヽ |.イ |
   __ |  .ノ | || |_
  .    ノく__つ∪∪   \
   _((_________\
    ̄ ̄ヽつ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ | | ̄
   __________| |
    ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄ ̄| |

Mais je n'ai pas d'argent pour m'acheter tous ces DVD, surtout depuis que je me suis pris un gros PC ! Répétez après moi : mater des dessins animés ou jouer à des jeux vidéo n'est pas un droit divin alloué à votre petite personne en provenance directe de Jésus, Bouddha ou Pac-Man. Vous n'en avez pas besoin. C'est un désir, et vous ne crèverez pas si vous n'avez pas le dernier gadget à la mode. Si c'est trop cher pour vous, chopez un meilleur boulot, prostituez-vous ou mettez-vous à la couture.
Mais les DVD français sont hors de prix !
  • Dans le pire des cas, un DVD français coûte en moyenne 25 € et contient quatre épisodes. Dans le meilleur des cas, on a 26 épisodes pour 30 €.
  • Selon le taux d'échange du yen et sans compter les frais de port pour le recevoir, un DVD d'anime au Japon coûte entre 35 à 40 € et contient deux ou trois épisodes.
Mais les DVD français sont mauvais, c'est pour ça que je télécharge le travail des fans ! Facile à dire quand on n'en achète pas. Doit-on parler des fautes d'orthographe polluant 95% des fansubs français ? De leurs scripts pompés sur les traductions américaines, monnaie courant chez ces "fans" ?

Et si les DVD français sont si mauvais que ça, solution simple : les américains, les japonais et les autres marchés ont d'excellents produits à votre disposition. Si vous vous prétendez plus royaliste que le roi, poussez votre argumentation jusqu'au bout.
Mais pourquoi tu prends la défense des éditeurs français, ce sont tous des enfoirés qui traduisent mal/font payer cher/autre argument déjà exposé plus haut !
  • Les éditeurs achètent les droits d'auteur, importent officiellement un produit en provenance de l'autre bout du monde, font en sorte de le traduire et de le diffuser correctement, essaient de présenter leurs produits pour qu'ils soient accessibles et aisément trouvables, font la promotion d'oeuvres que nous aimons, et invitent même leurs auteurs pour que nous puissions les rencontrer. Tout cela en engageant beaucoup de sous pour payer les droits, les employés et les frais de production.
  • Les fansubbeurs récupèrent un épisode en japonais sans payer un sou, traduisent les dialogues à partir d'une version anglaise, et diffusent un fichier compressé à mort sans payer de bande passante vu qu'ils utilisent les réseaux peer2peer.

L'un des deux prend bien plus de risques et fait bien plus d'efforts pour présenter un produit de meilleure qualité. Sauras-tu deviner lequel ?
J'adore trop ce manga, la preuve, j'ai téléchargé tous les scans ! Je suis sur que l'auteur te considère effectivement comme son plus grand fan. Il pensera à toi quand il n'y aura rien dans son frigo et que tu ne lui auras pas donné un centime pour son travail. Tu voles ce que tu prétends aimer. 
Oui, mais quand je distribue les derniers épisodes d'un anime distribué en France, je rajoute un autre fan, donc je rends service aux auteurs ! Non, tu rajoutes surtout une autre sangsue dans la machine. Lui aussi n'achètera jamais rien et volera autant que toi sans rien apporter en retour.Tu n'es pas un fan, tu es simplement un voleur, et tu apprends à tes amis comment voler.
S'il n'y avait pas de fansubs, j'achèterais les DVD ! Non, tu serais en train de suivre une autre mode. Tu manges de l'animation japonaise parce que c'est branché avec un coté assez alternatif pour ne pas plaire aux grandes personnes, et parce que ça se trouve aisément.
Je télécharge parce que je ne suis pas d'accord avec le système capitaliste ! La culture devrait être gratuite ! A bas l'économie mondialiste ! Excellent argument pour regarder des dessins animés ou des jeux vidéo. Tu serais en train de voler de la nourriture, des vêtements ou un livre (et je parle pas de littérature geek ou Internet pour les Nuls, mais d'un vrai livre), peut-être que ton argument aurait du poids.

Mais quand il s'agit de défendre le vol d'un produit commercial issu d'une industrie on ne peut plus mondialisée, capitaliste et sous-culturelle que le jeu vidéo ou les dessins animés japonais, ton argumentation anticapitaliste prend un coup dans l'aile.
Mais sans les fansubs, il n'y aurait jamais eu autant de fans en France ! On se débrouillait déjà très bien avant leur arrivée. Certains n'étaient pas nés ou ont oublié l'époque où Dorothée, Télévisator 2 et le reste de la télévision laissaient des plages horaires de 4 heures de dessins animés et de jeux vidéo. L'arrivée des fansubs n'a rien créé, le marché était déjà massif avant eux.

Et au contraire, depuis que tout est disponible en téléchargement illégal, les ventes sont moindres et la valeur du marché se réduit : même si on voit beaucoup de clients potentiels (par exemple, les visiteurs de conventions), peu reversent leur argent dans la machine
Tu es juste jaloux de ma collection ! J'ai des téra-octets d'animes, sans parler de mes DVD gravés ! Je ne sais pas. Pendant que tu téléchargeais, nous étions trop occupés à financer les auteurs en achetant leurs produits, à promouvoir les éditeurs qui font du bon boulot, à étonner des auteurs de passage en France en leur faisant signer une belle édition limitée de leur œuvre, leur faisant ainsi réaliser que nous autres petits français ne sommes pas de mauvais bougres.
Mais les auteurs sont déjà riches à millions ! Ils s'en foutent qu'un gars de plus ou de moins télécharge leur travail ! Jolie idée reçue des français sur les japonais. Hé bien, non : vos studios d'animation, vos doubleuses et vos mangakas ne sont pas des stars, mais des esclaves sous-payés qui font les 35 heures en deux jours.

Les mangakas de passage en France hallucinent unanimement sur le traitement que nous accordons à leurs oeuvres : au Japon, le manga est une industrie, alors qu'ici, la bande dessinée est un art. Là-bas, ils travaillent vite pour satisfaire des éditeurs et des lecteurs qui ont toujours faim, et leur salaire ne vole pas aussi haut que vous pourriez le croire.
Les studios d'animation (ou de manga) ? Des dizaines ou centaines de petites mains qui courent après des rythmes de parution délirants, finissant régulièrement un épisode (ou un chapitre) qui doit être diffusé dans la semaine, là encore pour un salaire de misère.

Je ne te demande pas de pleurer leur sort, mais de réaliser qu'ils ne roulent pas sur l'or. Et en plus, ils ne comprennent pas pourquoi on les vole.
Faut arrêter de diaboliser les fansubbeurs qui s'occupent de Naruto et Bleach, ils font ça par passion ! Alors pourquoi continuent-ils à fansubber des séries licenciées ? Pour ne pas acheter les DVD, en se cachant derrière les raisons foireuses évoquées dans ce tableau : trop cher pour eux, de moins bonne qualité que leurs traductions basées sur l'anglais, pour faire la nique au système... Alors que la raison intrinsèque est toujours la même : pour ne pas payer. Autrement dit, pour voler.
Mais ces fansubbeurs sont des amateurs, pas des professionnels ! Ben justement. Comme ils ne sont pas tenus par les objectifs de rentabilité/rapidité/etc du monde professionnel, ils pourraient s'offrir le luxe de faire mieux qu'eux.
Quand je dis que ce sont des amateurs, je veux dire qu'ils ne sont pas payés pour leur dur travail ! Et alors ? Faire partager ce qu'on aime, c'est le salaire des passionnés., Si ça te dérange tant que ça de ne pas gagner du fric, fais autre chose de ton temps libre...
Ah mais nous nous faisons un petit pécule avec les publicités sur le site de mon équipe de fansubs ! Résumons le travail effectué sur l'épisode : vous ne le dessinez pas, vous ne l'écrivez pas, vous ne le doublez pas, vous ne le produisez pas, vous ne l'achetez même pas... Tout ce que vous faites, c'est rajouter quelques lignes de texte en bas de l'image.

Et pour ce qui représente 0,00001% du travail total, vous récoltez l'intégralité des sous gagnés avec ces pubs ? Vous vous faites du fric sur le dos des véritables auteurs, voilà tout.
Arrête de nous critiquer ! Si tu n'aimes pas les fansubs, ne les télécharge pas ! Non. Le problème dépasse votre ou ma petite personne. Votre comportement pollue une industrie qui n'avait pas besoin de ça. Vous donnez une mauvaise réputation des vrais fans, ceux qui investissent vraiment dans leur passion. Vous donnez une mauvaise image du marché français aux auteurs japonais. Et pour en revenir à votre petite personne, vous donnez une mauvaise image de vous-même auprès de votre entourage en volant ce que vous prétendez aimer.

Pour tout cela, l'argument de l'autruche, ignorer ce que vous faites parce que ça ne nous convient pas, ça ne fonctionne pas. Vous agissez comme un parasite et vous ne le réalisez pas. Pas encore, tout du moins - c'est bien le but de ce tableau.
Tu me parles mal ! Tu ne me respectes pas ! Et toi, tu ne respectes pas les auteurs. Si tu te sens concerné et/ou offensé par ce texte, au lieu de faire la vierge effarouchée, tu peux essayer de t'améliorer, non ?
Ce n'est que ton point de vue, et il ne correspond pas au mien. Respecte mon opinion ! On va faire simple : voler, c'est mal. Ce n'est pas une opinion ou un point de vue. C'est une vérité objective qui t'aide à exister normalement en société. Télécharger pour ne pas acheter, c'est voler.

Si tu tiens tant que ça à ta fierté de voleur, pousse l'argument jusqu'au bout : vole ta nourriture et tes vêtements.
Dis, je me pose une question à ton sujet : tu es pour la loi Hadopi ? Non.
T'es vraiment un nolife acharné pour défendre ainsi quelques bouts de plastique et de pauvres dessins animés japonais faits par des gens qui n'en ont rien à foutre de tes efforts... Pourquoi tu crois qu'il y a marqué "Editotaku" en haut de la page ?
Je suis impatient, je télécharge parce que les éditeurs sont trop lents ! Soit. Mais là encore, si tu as aimé, va payer les auteurs pour leur travail. Procure-toi les versions japonaises ou françaises à leur sortie.
Je fais partie d'une équipe de fansub qui ne s'occupe que d'animes inconnus et obscurs, qui n'auraient aucune chance d'être repérés par un éditeur si on ne s'en occupait pas. Et si effectivement, un éditeur en achète les licences, nous arrêterons nos traductions. Dans mes bras, camarade.

Mettons-nous bien d'accord : cette liste ne s'adresse qu'à ceux qui téléchargent au lieu d'acheter. Si vous savez déjà que la meilleure façon d'être un fan est encore de ne pas voler, vous pouvez cesser de lire. D'ailleurs, ça tombe bien, j'ai terminé.

Evidemment, ceci n'est pas tant à l'attention des lecteurs de l'éditotaku (vous) qu'à ceux qui se comportent ainsi, ou si vous avez besoin d'une réponse toute faite lorsque vous tombez sur un spécimen de cette espèce. Ou invitez-les à venir regarder ce tableau - on est pas sectaires par ici. Vraiment.

Je suis d'autant plus convaincu que mon lectorat (c'est encore vous) contribue réellement à ce que les animes ou les jeux vidéo fonctionnent en France et ne passe pas par la case piratage. Comment ? Actuellement, on trouve sur quelques blogs une discussion autour des fansubs, de leur effet sur l'industrie et de la réaction de certains fans. Dans ce dernier cas, je mets un lien vers une fangirl de Full Metal Alchemist qui fait un long blabla pour justifier qu'elle n'a pas acheté le moindre DVD (son argumentation se résumant à "j'aime pas Dybex"). Du coté de l'industrie, Duky, un ancien de Déclic Images, explique qu'une vente correcte de DVD se situe aujourd'hui à un nombre de quatre chiffres dans la moyenne basse ; il conclut son exposé en voyant dans ce nombre minuscule - surtout comparé aux 135 000 entrées d'une Japan Expo - celui des "vrais fans", ceux qui soutiennent honnêtement le milieu. J'étais rentré de Japan Expo 2008 en faisant le chemin en RER avec Cédric Littardi (le PDG de Kaze, principal éditeur de japanime en France, n'a pas le permis de conduire. Etonnant, non ?), qui m'avait donné le même ordre d'idées, en à peine plus élevé pour Haruhi Suzumiya, mais toujours à quatre chiffres, et pas dans la moyenne haute.

Quel rapport avec le lectorat de l'éditotaku ? Comment je sais que vous êtes des fans sincères et honnêtes ?

Le nombre de visiteurs uniques et quotidiens de l'éditotaku (c'est toujours vous) est à quatre chiffres, dans la moyenne basse.

- page 2 de 37 -